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Il faut une biopsie dau moins 10 mm pour déterminer correctement
le score dactivité et le score de fibrose

Lutilisation de marqueurs sériques comme la2 macroglobuline,
lapolipoprotéine A1, lhaptoglobine, la gGT et la bilirubine
permet de prédire avec une grande précision la sévérité de
la fibrose hépatique.
Ces travaux, sous réserve de confirmation par dautres équipes,
déboucheraient sur lutilisation en routine de ces marqueurs simples
pour évaluer la fibrose hépatique chez les malades atteints dhépatite
chronique C.

Lutilisation de marqueurs sériques comme la2 macroglobuline,
lapolipoprotéine A1, lhaptoglobine, la gGT, la bilirubine
et lALAT permet de prédire avec une grande précision
la sévérité de lactivité nécrotico-inflammatoire
hépatique.
Ces travaux, sous réserve de confirmation par dautres équipes,
déboucheraient sur lutilisation en routine de ces marqueurs simples
pour évaluer lactivité nécrotico-inflammatoire hépatique
chez les malades atteints dhépatite chronique C.
 Lhépatite chronique C minime (Knodell £ 3) saggrave
dans environ un tiers des cas (score de fibrose) lorsque le délai
de la biopsie est denviron 4 ans. Les principaux facteurs associés à cette
aggravation en analyse multivariée sont le niveau dactivité des
ALAT, lindice de masse corporelle (IMC) et lintervalle
entre les deux biopsies.

La réalisation de la biopsie hépatique chez des malades atteints
dhépatite chronique C, avec transaminases normales est controversée.
Ce travail montre que 30 % des patients virémiques avaient des lésions
histologiques hépatiques modérées à sévères.
Par ailleurs, 46 % des malades à transaminases normales
(n = 63) étaient non virémiques.

La consommation excessive dalcool favorise le passage à la
chronicité de linfection à VHC chez les vétérans
américains. Ce résultat concerne surtout les sujets de moins
de 50 ans (OR : 0,12 ; IC 95 % : 0,04-0,36 ; p < 0,001 ) et persiste
après ajustement sur le statut VIH et la race.

Cette étude montre chez 401 malades atteints dhépatite
chronique C que lhétérozygotie C282Y ou H63D est un
facteur de risque indépendant du développement de la fibrose.
Une autre étude (Reugels et al, Aachen, Allemagne, abstract 606)
confirme ces résultats. Lhétérozygotie est associée à une
concentration plus élevée de la ferritinémie, du fer
sérique et de la concentration hépatique de fer.

Il existe très fréquemment une stéatose hépatique
chez les malades atteints dhépatite chronique C. Les causes
de cette stéatose sont multifonctionnelles. Globalement, il faut
distinguer, dune part, les cas liés au virus (génotype
3) qui peuvent régresser en cas de réponse virologique soutenue
au traitement et, dautre part, les cas liés aux causes métaboliques
(surpoids, diabète, dyslipidémie). Dans ces cas, elle ne
disparaît pas après traitement antiviral
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 Dans
cette étude randomisée, multicentrique française,
526 malades infectés par un génotype 1 ont été traités
pendant 26 semaines par PEG-interféron a-2a + ribavirine. Les
patients ayant présenté une réponse virologique
(PCR négative) après 24 semaines de traitement ont été randomisés
en deux bras :
- soit ils poursuivaient la bithérapie jusquà S48
;
- soit ils arrêtaient la prise de ribavirine pour poursuivre
le PEG-interféron a-2a en monothérapie.
Cette étude confirme lefficacité du PEG-interféron
a-2a + ribavirine chez les malades infectés par un génotype
1 avec 70 % de réponse virologique à S24 (366/526 malades,
360 malades randomisés, 6 malades non randomisés car intolérants à la
ribavirine).
Lanalyse intermédiaire montre quil existe une tendance à un
plus fort taux déchappement et de rechute après arrêt
précoce de la ribavirine.
 Cette étude, qui a inclus 49 malades identifiés dans
deux essais de phase III, montre une réponse virologique soutenue
dans 79 % des cas avec une association PEG-interféron a-2a
180 mg une fois par semaine + ribavirine 1 000-1 200 mg/j. Ces résultats
sont donc très voisins de ceux observés chez les malades
ayant un génotype 2 ou 3 mais à laide dune
durée de traitement de un an et de la posologie la plus élevée
de ribavirine.
Une autre étude (Esmat et al, Le Caire, Égypte, abstract 803) ayant
inclus
172 malades égyptiens, utilisant le PEG-interféron a-2b 100 mg
une fois par semaine + ribavirine 800-1 000 mg/j, montre un taux de réponse
virologique en fin de traitement de 66 % contre 59 % chez ceux traités
par lassociation interféron a-2b + ribavirine.

Cette étude montre une efficacité supérieure de la
combinaison interféron consensus + ribavirine par rapport à une
bithérapie standard. De plus, cette association nentraîne
pas plus deffets indésirables avec 5 % darrêt
de traitement versus 6 % et 45 % de modification de dose versus 51 %.
Une autre étude utilisant des doses dinduction dinterféron
consensus (Kaiser et al, Tubingen, Allemagne, abstract 796), soit 27 mg/j pendant
4 semaines, puis 18 mg/j pendant 8 semaines et 9 mg/j + ribavirine à 1
000-1 200 mg/j pendant 36 semaines versus 18 mg/j pendant 4 semaines, puis 9
mg/j pendant 8 semaines et 9 mg/j + ribavirine 800-1000 mg/j pendant 36 semaines,
confirme ces résultats encourageants avec une réponse virologique
soutenue dans 67 % des cas (C IFN 27/18) et 59 % des cas (C IFN 18/9).


(1) et (2)
Ce travail montre que le traitement des malades cirrhotiques ayant déjà présenté une
décompensation de leur maladie est possible. Le traitement débute
par des posologies plus faibles dinterféron et de ribavirine. En
fonction de la tolérance, la posologie de linterféron et
de la ribavirine est progressivement augmentée pour atteindre une dose
dinterféron à 3 MUI 3 fois/sem. + ribavirine 1-1,2 g/j. Quarante-huit
pour cent des malades répondeurs ont été traités à dose
pleine pendant plus de 6 mois versus 30 % chez les non-répondeurs. La
négativation de la virémie VHC avant transplantation conditionne
le devenir virologique après transplantation.



(1) (2) et (3)
Leffet de linterféron sur la survenue du carcinome hépatocellulaire
chez les malades VHC+ cirrhotiques est controversé. Ce travail rétrospectif
montre que lincidence cumulée (suivi moyen : 6,2 ans) du carcinome
hépatocellulaire est similaire entre les malades traités et non
traités par linterféron. En revanche, cette incidence est
diminuée chez les malades ayant une réponse virologique soutenue
par rapport à ceux non traités et nayant pas présenté une
réponse virologique soutenue. Enfin, les malades nayant pas eu une
réponse virologique soutenue, mais avec des transaminases normales, ont
une incidence cumulée de carcinome hépatocellulaire plus faible
que ceux à transaminases élevées.

Seuls 10 % des patients usagers de drogues vus dans trois centres américains
de méthadone ont eu un traitement antiviral. Les deux facteurs associés à une
diminution du taux de réponse virologique soutenue étaient
lexistence dune pathologie psychiatrique et la poursuite de
la toxicomanie. La consommation dalcool, le plus souvent modérée
dans cette étude, ne semblait pas être un facteur prédictif
de non-réponse.
NB. Pas dinformation sur les génotypes ni sur lobservance.


(1) et (2)
Les malades atteints dhépatite chronique C ayant une fibrose sévère
(score dIshak Ž 3) et non répondeurs à un précédent
traitement par interféron a, avec ou sans ribavirine, ont été retraités
par PEG-interféron a-2a et ribavirine.
Les patients non répondeurs à S20 étaient inclus dans létude
HALT-C comparant PEG-interféron a-2a 90 mg en monothérapie à labstention
thérapeutique.
293 malades étaient répondeurs à S20 et ont poursuivi la
bithérapie jusquà S48.
La réponse virologique prolongée a été obtenue chez
seulement :
- des patients ;
- des malades infectés par génotype 1 ;
- des patients non répondeurs à un précédent
traitement par interféron et ribavirine.
En labsence de réponse virologique précoce à la 12e
semaine (diminution dau moins 2 log ou ARN-), moins de 2 % des patients
ont présenté une réponse virologique soutenue.

Avant cette étude, lefficacité de la bithérapie
pégylée chez les patients VHC non répondeurs à linterféron
monothérapie ou à la bithérapie interféron
+ ribavirine était mal connue. Par ailleurs, les non-répondeurs à linterféron
monothérapie auraient un profil de résistance virologique
différent de celui des non-répondeurs à la bithérapie
interféron + ribavirine.
Les patients inclus étaient soit non répondeurs à un traitement
par linterféron monothérapie (14,6 %, n = 47), soit non répondeurs à la
bithérapie interféron + ribavirine (68,2 %, n = 219) ou rechuteurs à la
bithérapie interféron + ribavirine (17,1 %, n = 55).
Cette étude randomisée montre que les non-répondeurs à la
bithérapie présentent un taux faible de réponse virologique
soutenue. Ce travail confirme quà linverse les rechuteurs à la
bithérapie ont une sensibilité à la bithérapie pégylée
similaire à celle des patients naïfs.

La bithérapie pégylée a prouvé sa supériorité dans
le traitement de lhépatite chronique C par rapport à la
bithérapie standard chez les patients naïfs. Cette étude
rapporte lefficacité des deux schémas thérapeutiques
chez des patients rechuteurs après une bithérapie standard.
Une réponse virologique soutenue était obtenue dans environ
45 % dans les deux groupes. Le schéma avec induction thérapeutique
napportait aucun bénéfice en termes de réponse
virologique en fin de traitement (S48) et de réponse soutenue (S72)
; en revanche, il était associé à une fréquence
accrue de syndrome pseudogrippal (arrêts prématurés à un
taux identique dans les deux schémas). Enfin, une amélioration
de la fibrose (au moins un point au MÉTAVIR) était retrouvée
dans environ 50 % des cas sans différence significative entre les
répondeurs et les non-répondeurs.

La trithérapie PEG-interféron a-2a + ribavirine + amantadine
semble donner les meilleurs résultats dans le traitement des 123
patients atteints dhépatite chronique C en rechute ou en échappement à un
précédent traitement par interféron + ribavirine.
Les effets indésirables sont similaires entre les quatre groupes
et sont ceux habituellement décrits avec ces traitements.

Cette étude de cinétique virale en ouvert, portant sur un
faible effectif de malades ayant les mêmes caractéristiques,
suggère que le PEG-interféron a-2a induit une diminution
significativement plus importante de la charge virale après 12 semaines
de traitement (p < 0,01). Toutefois, ces résultats très
préliminaires doivent être pris avec précaution et
confirmés par dautres études comportant un plus grand
nombre de malades.

Cette étude rapporte que labsence de diminution de la charge
virale (> 2 log) à la 8e semaine (Terrault) est hautement prédictive
dune non-réponse virologique soutenue. Une autre étude
(Martinot-Peignoux) suggère que cette réponse pourrait être
prédite dès la 4e semaine (90 % chez 22 sujets naïfs).

Ces deux travaux montrent lexcellente valeur prédictive négative
(VPN) de la recherche de lantigénémie VHC (Ortho track-C) à M1
et M3 chez les malades VHC traités par comparaison à la recherche
de lARN-VHC. En raison de son coût plus faible, la recherche
de lantigénémie VHC chez les malades traités
pourrait être un test de routine.
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Il sagit de la première antiprotéase spécifique
du VHC.


(1) et (2)
Cette étude de phase I montre la bonne tolérance et lefficacité virologique
du BILN 2061 après 2 jours de traitement chez des malades VHC+ ayant une
fibrose minime, y compris chez les non-répondeurs à un traitement
anti-VHC. Les effets indésirables sont mineurs.


(1) et (2)
Cette étude de phase I montre la remarquable efficacité virologique
(baisse de la charge virale Ž 2 log) du BILN 2061, après 2 jours de traitement,
chez des patients VHC+ ayant une fibrose hépatique F2-F3.
Des effets indésirables mineurs ont été rapportés.
Cette étude a été effectuée après celle concernant
les malades ayant une fibrose hépatique minime.

ISIS 14803 est le premier antisens dirigé contre le VHC testé chez
lhomme. Les résultats de cette phase I b montrent que ce traitement
est bien toléré. Cependant, 5 malades sur 28 ont présenté une
augmentation transitoire des transaminases sans signe biologique dinsuffisance
hépatique. Aucun signe histologique dhépatotoxicité na été retrouvé sur
les biopsies qui ont été réalisées.
Trois patients traités ont présenté une diminution supérieure à 1
log de la charge virale. Ils ont tous présenté une augmentation
concomitante des transaminases suggérant un effet médié par
limmunité cellulaire. Ces augmentations des ALAT pourraient constituer
une limite à lutilisation de ce type de traitement.


(1) et (2)
Le TNFa est impliqué dans la résistance à linterféron,
dans les effets indésirables liés à linterféron
ainsi que dans les phénomènes de fibrose hépatique. Cette étude
de phase II montre que létanercept (anti-TNF) à la dose de
2 x 25 mg/sem. combiné à linterféron + ribavirine
améliore la réponse virologique à 6 mois
(p = 0,04) et non à 48 semaines (fin de traitement). Il est à noter
que cette trithérapie na été effectuée que
sur 6 mois. Cette nouvelle combinaison thérapeutique diminue les effets
indésirables par rapport à la bithérapie classique (84 %
versus 100 %).

Cette nouvelle molécule est une protéine de fusion entre
linterféron a et lalbumine humaine recombinants.
Les travaux chez lanimal ont montré une élimination qui est
140 fois plus lente que celle de linterféron a. Sa demi-vie moyenne
chez lhomme est entre 73 et
157 heures. Lefficacité de cette molécule mesurée
par les ARN m du 25 oligo-adénylate-synthétase est
similaire à celle observée avec linterféron a. Si
son efficacité antivirale est prouvée, sa longue demi-vie laisse
présager une diminution du nombre dinjections et une amélioration
de leffet thérapeutique par rapport à linterféron
classique.
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(1) et (2)
Il sagit dune étude ouverte, randomisée multicentrique
qui évalue lefficacité et la tolérance dun traitement
PEG-interféron a-2b + ribavirine versus interféron a-2b + ribavirine
chez les malades co-infectés VIH-VHC.
Les résultats virologiques sont donnés à 48 semaines de
traitement (fin de traitement). Vingt-quatre pour cent deffets indésirables
sévères et 30 % darrêt de traitement ont été recensés.

Cette étude ouverte évalue lefficacité du PEG-interféron
a-2b + ribavirine dans le traitement des malades co-infectés VIH-VHC.
La réponse virologique soutenue était de 27, 9 % (génotypes
1+4 : 22,4 % ; génotype 3 : 52,3 %). Un cas de pancréatite
chez un malade prenant du ddI a été rapporté. Soixante-dix
pour cent des patients ont présenté une perte de poids.

Les malades co-infectés par le VIH et le VHC peuvent présenter
une atteinte mitochondriale liée aux médicaments. Ces atteintes
mitochondriales conduisent à une hyperlactatémie ou à des
pathologies plus graves (acidose lactique, pancréatite). Lassociation
ddI + interféron + ribavirine est fortement déconseillée.
Lanalyse de lADN mitochondrial par PCR quantitative des cellules
mononucléées pourrait permettre de détecter ces atteintes.
Un taux inférieur à 100 copies suggère la possibilité dune
atteinte mitochondriale chez des malades co-infectés traités par
des antirétroviraux et par interféron + ribavirine.
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Ce travail montre que la diversité génétique du VHC
dépend de la réponse immune (appréciée
par le niveau des ALAT). La diversité génétique du
VHC est dautant plus grande que la réponse en termes de transaminases
est faible. La signification à long terme de cette réponse
nest pas connue.

Lhépatite chronique C est le plus souvent minime chez lenfant.
Lobjectif de cette étude était de comparer les scores
histologiques et les taux de transaminases chez lenfant et ladulte
en tenant compte du sexe, de la durée de linfection, de la
charge virale et du génotype.
Elle confirme que les enfants ont :
- un score dactivité histologique moins sévère
;
- un score de fibrose moins élevé ;
- et un taux de transaminases moins élevé.

Cette étude rapporte lefficacité et la tolérance
dune bithérapie utilisant linterféron a-2b +
ribavirine chez les enfants atteints dhépatite chronique C.
Les enfants ont été traités 24 semaines ; le traitement était
poursuivi jusquà la 48e semaine si la charge virale était
diminuée de plus de 2 log ou inférieure à 100 copies à la
semaine 24.
La tolérance est bonne avec 7 % darrêt de traitement et 20
% de modification de dose. Les facteurs prédictifs de réponse sont
identiques à ceux de ladulte. De plus, le taux de réponse
virologique soutenue est significativement (p = 0,04) plus élevé chez
les enfants de moins de 12 ans.
Elle montre des résultats à peu près identiques à ceux
observés chez ladulte.
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