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AAN 2011... pas de vague a l'horizon
Il est étrange de croiser dès le petit matin ces surfeurs de tous âges, leur planche sous le bras en quête de sensations fortes. Hawaii le paradis des sportifs ? Peut-être, mais cela ne suffit pas à protéger la population locale du risque vasculaire. L’âge de survenue des accidents vasculaires cérébraux tant ischémiques qu’hémorragiques est beaucoup plus précoce dans la population originaire d’Hawaii et des îles du pacifique que dans les autres groupes ethniques. Si leur accident survient en moyenne 10 ans plus tôt c’est sans doute en raison de comorbidités vasculaires plus fréquentes notamment le diabète et l’hypertension (Nakagawa, Honolulu, IN2-1_006 ; IN2-2011). A fréquenter les restaurants locaux, on imagine aisément l’enjeu de la prévention dans cette région.
Alors que l’an passé nous avions assisté à la présentation de l’étude RE-LY- petite révolution autour des nouveaux anticoagulants et à l’agitation du milieu de la neurologie interventionnelle et neurovasculaire autour de l’optimisation des procédures et l’extension des indications, cette année nous sommes restés sur notre faim dans le domaine de la thérapeutique…. Peu de résultats d’essais en dehors de l‘étude FLAME (Chollet, Toulouse, PL02.001) mettant en évidence le bénéfice de la fluoxétine sur la récupération motrice à 3 mois d’un AVC.
S’il y a toujours beaucoup de communications sur la neurologie interventionnelle à la phase aiguë de l’ischémie cérébrale, elles n’apportent pas d’éléments nouveaux, ne font souvent que rapporter l’expérience d’un seul centre, sur un échantillon limité de patients rendant finalement toute conclusion difficile. Il se dégage néanmoins que les patients âgés ne doivent pas être exclus des procédures endovasculaires, que la combinaison de plusieurs système de revascularisation est parfois utile.
Enfin, une dizaine de communications présentent les résultats d’analyses de sous-groupes de l’étude CREST. Ils restent en faveur de l’équi-efficacité et sécurité de la chirurgie carotidienne et du stenting en toute circonstance. Les américains restent donc de grands défenseurs de l’angioplastie carotidienne alors même que les européens restent très septiques sur ces résultats notamment pour des raisons méthodologiques.
Marie Girot
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