SITE OFFICIEL European Hematology Association   Leucémies aigues

Où en sommes-nous du traitement des leucémies aiguës myéloblastiques ?

  • H. Dombret (Hôpital Saint-Louis, Paris)

  •   Leucémies aigues

    Dans les leucémies aigues myéloïdes, le délai entre le diagnostic et le début de la chimiothérapie d'induction influence-t-il l'évolution de la maladie ?

  • F. Vergez (CHU Toulouse)

  •   Thérapie génique

    Qu'en est-il de la thérapie génique dans le traitement des déficits immunitaires primitifs ?

  • M. Cavazzana- Calvo (Hôpital Necker, Paris)

  •   Myélome

    L'association pomalidomide-dexaméthasone, des résultats prometteurs dans les myélomes réfractaires

  • X. Leleu (CHRU Lille)


  •   Leucémie Myéloïde Chronique

    Les intermittents de l'imatinib se donnent en spectacle !


    GALERIE
      Myélome

    Inhibiteurs d'HDAC dans le myélome : où en sommes-nous ?

    L. Rosinol, abstract 0281 ; D. Siegel, abstract 0294

  • Nicolas Blin
  • Plusieurs inhibiteurs d’histone déacétylase sont en cours d’évaluation dans le traitement du myélome dans le cadre d’essais cliniques de phase II et III. Les plus avancés dans leur développement sont le vorinostat et le panobinostat qui sont tous les deux des inhibiteurs multiples agissant sur la prolifération cellulaire et l’apoptose dans différents types de tumeur.

    Dans le myélome, ces deux molécules sont évaluées en association soit avec le bortézomib soit avec les IMiDs, le taux de réponse en monothérapie étant très faible. Dans cette mouture 2012 de l’EHA, on retiendra essentiellement l’analyse finale du protocole VANTAGE 088 (abstract 0281) et une analyse intermédiaire du protocole VANTAGE 095 (abstract 0294). Dans ces deux essais, le vorinostat a été évalué en association avec le bortézomib bihebdomadaire. L’essai 088 est une phase III randomisée comparant bortézomib + vorinostat à bortézomib + placebo chez des patients ayant un myélome en 1ère ou 2ème rechute. L’essai 095 est une phase IIb évaluant l’efficacité et la tolérance de l’association bortézomib + vorinostat chez des patients réfractaires au bortézomib et aux IMiDs.

    Dans ces 2 essais, la tolérance du vorinostat paraît correcte, les effets secondaires étant essentiellement hématologiques et digestifs. On note tout de même de 38 à 45 % de thrombopénie de grade ≥ 3 et de 15 à 17 % de diarrhée de grade ≥ 3 avec l’association bortézomib + vorinostat, ces effets secondaires ayant nécessité de réduire la dose d’un ou des deux produits dans 75 % des cas.

    Sur le plan de la réponse tumorale, la phase III met en évidence une supériorité de l’association bortézomib + vorinostat avec une réponse globale de 56 % versus 40 % (p = 0,005) et une PFS médiane de 7,63 mois versus 6,83 mois (p = 0,01), sans toutefois être associée à une différence significative en termes de survie globale après un suivi médian de 14,2 mois. Dans l’essai 095 où les patients sont beaucoup plus lourdement prétraités, le taux de réponse globale est de 16,9 % pour une PFS médiane de 3,13 mois et une survie médiane de 11,2 mois.

    L’association bortézomib + vorinostat apparaît donc comme entraînant des effets secondaires gérables avec un taux de réponse supérieur à celui du bortézomib seul. On n’a par contre aucune comparaison avec l’association bortézomib + dexaméthasone…

    Pour ce qui est de l’association bortézomib + panobinostat, les résultats de l’essai de phase II PANORAMA 2 seront présentés demain. Patience…

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