Il est 14:18 à San Francisco 

Traitement de l’hépatite B : la fin de l’histoire ?
Pr Philippe Sogni

Lire l'édito

Efficacité de l’entécavir chez les patients naïfs de nucléosides : résultats d’une étude de cohorte rétrospective
Efficacité histologique à long terme de l’entécavir dans l’hépatite B chronique


Entécavir versus clévudine (CLV) : résultats à S48 d’une étude comparative chez le patient naïf de traitement


Réponse virologique à S24 sous entécavir (ETV) : un facteur prédictif de réponse à S48 chez les patients naïfs de traitement

Toutes les brèves



Rédacteurs
Pr Philippe Mathurin
Dr Arnaud Pauwels
Dr Stéphane Chevaliez
Dr Jean-Philippe Madiou

Coordinateur
Pr Philippe Sogni

Webmaster
Arnaud Lacaze-Masmonteil pour Edimark Santé


Traitement de l’hépatite B : la fin de l’histoire ?


Pr Philippe Sogni

En 1992, Francis Fukuyama publiait son livre célèbre intitulé « la fin de l’Histoire et le dernier homme ». La thèse de ce livre était que l’Histoire arrivait à un point d’arrêt en raison de la fin de la guerre froide et d’un consensus mondial sur une démocratie libérale. On sait depuis ce qu’il advint de ce concept…

Pour le traitement de l’hépatite chronique B, on pourrait également penser que l’Histoire pourrait s’arrêter là : deux molécules de 2° génération sont disponibles, l’entécavir et le ténofovir. Ces 2 molécules sont facilement utilisables. Elles ont une grande efficacité virologique puisqu’à 1 an, 9 patients AgHBe négatif sur 10 ont négativé leur charge virale. Elles ont une barrière génétique élevée.

En fait les choses ne sont pas si simples. D’abord qui faut-il traiter ? Les recommandations 2008 de l’EASL clarifient ce point, en donnant un seuil de charge virale B à 2.000 UI associé à une maladie du foie significative pour décider d’un traitement. Pour l’instant la PBH est la méthode de référence puisque les tests non-invasifs de fibrose restent, dans cette indication, en cours d’évaluation. En revanche, nos schémas actuels n’incluent pas encore les données asiatiques, certes critiquables, qui montrent une association nette entre multiplication virale et risque de carcinome hépato-cellulaire quelque soit le degré d’atteinte hépatique. Ensuite, quels sont les risques à très long terme de ces traitements ? Les données de tolérance pour ces durées ne sont pas connues et les risques de mutation de résistance en monothérapie non plus. Enfin, quel traitement universel ? Le prix de ces molécules ne permet pas pour l’instant d’envisager une couverture maximale dans les pays en voie de développement où le besoin serait le plus grand.

Finalement, la vaccination universelle contre le virus B reste sans doute la méthode qui permettrait le plus de se rapprocher de la fin de l’Histoire…

 

Pr Philippe Sogni


Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
- Edimark Santé - S'inscrire à la newsletter - Contact - Site officiel de l'AASLD -