Il est 15:14 à San Francisco 

Traitement de l’hépatite B : la fin de l’histoire ?
Pr Philippe Sogni

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Efficacité de l’entécavir chez les patients naïfs de nucléosides : résultats d’une étude de cohorte rétrospective
Efficacité histologique à long terme de l’entécavir dans l’hépatite B chronique


Entécavir versus clévudine (CLV) : résultats à S48 d’une étude comparative chez le patient naïf de traitement


Réponse virologique à S24 sous entécavir (ETV) : un facteur prédictif de réponse à S48 chez les patients naïfs de traitement

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Rédacteurs
Pr Philippe Mathurin
Dr Arnaud Pauwels
Dr Stéphane Chevaliez
Dr Jean-Philippe Madiou

Coordinateur
Pr Philippe Sogni

Webmaster
Arnaud Lacaze-Masmonteil pour Edimark Santé


 

Efficacité de l’entécavir chez les patients naïfs de nucléosides : résultats d’une étude de cohorte rétrospective

Interview du Pr Pietro Lampertico
(Milan, Italie)

Pr Lampertico, vous présentez une étude rétrospective ayant inclus près de 200 patients avec une hépatite chronique B, naïfs de nucléosides pour recevoir de l’entécavir 0,5 mg/j sur une période de suivi d’un an (2007-2008). Quels étaient les principaux objectifs de cette étude ?
Nous avions deux objectifs principaux : d’une part, vérifier que dans des conditions de pratique médicale courante, les résultats obtenus sont comparables à ceux rapportés dans les études d’enregistrement et, d’autre part, évaluer l’impact des mutations présentes à l’inclusion sur la réponse virologique. Sur le premier point, la réponse est positive puisque le pourcentage de patients avec un ADN-VHB indétectable à moins de 12 UI/l est de 89 % à S48 avec un profil de tolérance très satisfaisant (seulement 5 % de sorties d’essai). La normalisation des ALAT est obtenue chez 82 % des patients à S48.

Avez-vous mis en évidence un impact des mutations présentes à l’inclusion sur la réponse virologique ? Quels sont les facteurs susceptibles d’impacter cette réponse virologique ?
Globalement, 20 % des patients étaient porteurs de souches mutées à l’inclusion dans l’étude (181, 202, 204, 250)  - correspondant à des variants minoritaires -  et une réponse virologique à S48 a été obtenue chez 88 % de ces patients (contre 90 % pour les souches de type sauvage). Parmi les facteurs impactant la réponse, on retient la positivité de l'AgHBe (65 % de réponse virologique à  S48 vs 95 % en cas d’AgHBe- ; p<0,0001), et le niveau de charge virale à l’inclusion (92 % de réponse en cas d’ADN-VHB initial < 8 log10 copies/ml vs 75 % si > 8 log10 copies/ml ; p<0,0001). Chez 3 patients ne présentant pas de mutations à l’inclusion et avec une charge virale demeurée détectable (réponse partielle), un génotypage réalisé à M6 et à M12 n’a pas montré d’apparition de mutations de résistance. Au total, la réalisation d’un test génotypique de résistance n’apparaît pas nécessaire chez les patients naïfs de nucléosides avant la mise sous entécavir.



Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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