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Nous vivons une époque formidable (ou comment la
mondialisation touche
aussi la transplantation
hépatique
)

Pr Philippe Sogni

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Faut-il limiter les indications de la transplantation hépatique chez les patients VIH + ?
Traitement de l'insulino-résistance associé au traitement anti-viral C : une approche prometteuse ?


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Rédacteurs
Pr Philippe Mathurin
Dr Arnaud Pauwels
Dr Stéphane Chevaliez
Dr Jean-Philippe Madiou

Coordinateur
Pr Philippe Sogni

Webmaster
Arnaud Lacaze-Masmonteil


 

Faut-il limiter les indications de la transplantation hépatique chez les patients VIH + ?

Interview Dr Jean-Charles Duclos-Vallée
Hôpital Paul Brousse, Villejuif

L’équipe de Paul Brousse rapporte son expérience de la transplantation hépatique pour carcinome hépatocellulaire chez les patients VIH positifs (abstract 70). Les résultats sont décevants, avec un taux de récidive tumorale de 26% après un suivi médian de 18 mois. Faut-il renoncer à cette indication ?

Non, bien sûr ! C’est une expérience qui débute, et comme toujours, des problèmes sont apparus qui ne pouvaient être anticipés. Ce sont de premiers résultats qui vont s’améliorer par une meilleure sélection des malades et une meilleure stratégie de prise en charge notamment en pré-transplantation. Nous allons être plus stricts sur les critères de transplantation, en particulier en ce qui concerne l’évolutivité tumorale, plus agressifs en matière de traitement pendant la période d’attente de la transplantation, plus incisifs en ce qui concerne la surveillance par imagerie avant la transplantation.

Dans une autre session, l’équipe du Kings College Hospital (Londres) a rapporté des taux de survie après transplantation hépatique nettement moins bons chez les co-infectés VIH-VHC que chez les mono-infectés VHC (64% et 40% à 1 et 5 ans, vs 82% et 64%) (abstract 6). Qu’en pensez-vous ?

C’est une petite série, et là encore les progrès viendront de l’analyse des problèmes rencontrés. Nos résultats à Paul Brousse se sont améliorés dès lors que nous avons compris et prévenus les problèmes de toxicité mitochondriale associés à la prescription de certains antirétroviraux. Il faut également éviter de transplanter les malades à un stade trop tardif, lorsque le MELD est très élevé. Enfin, il faut mieux gérer le problème de la récidive de l’infection virale sur le greffon, notamment par l’administration très précoce du traitement antiviral.


Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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