SITE OFFICIEL 48e congrès américain en cancérologie   Sein

Bénéfices controversés des bisphosphonates dans les cancer du sein au stade précoce

  • Thomas Bachelot, centre Léon-Berard, Lyon

  •   Sein

    Résultats négatifs de l'iniparib en néo-adjuvant dans les cancers du sein triple négatif

  • Antonio Lombard, Barcelone, Espagne

  •   Sein

    Le Meilleur de Chicago dans le cancer du sein

  • Jean-Yves Pierga, Institut Curie, Paris

  •   Ovaire

    Le Meilleur de Chicago dans le cancer de l'ovaire

  • Paul Cottu, Institut Curie, Paris

  •   Dépistage

    EDIFICE 3 : analyse du comportement face au dépistage

  • Jean-François Morère, Hôpital Avicenne, Bobigny


  •   Sein

    Zoom du mardi 5 juin


      Sein

    Cancer du sein au stade précoce : confirmation de la place des taxanes

    Swain S et al., LBA1000 ; Martin M et al., LBA1001

  • Paul Cottu
  • Nous vivons peut-être les derniers grands essais randomisés dans le cancer du sein au stade précoce. L’essai NSABP-B38 a comparé, chez plus de 4 500 patientes N+, 3 schémas : TAC x 6, ou AC dose dense-paclitaxel dose dense, ou AC dose dense-paclitaxel gemcitabine dose dense (Swain S et al., LBA1000) [figure B38].

    Les 3 courbes de survie sans progression sont confondues, à 80 % à 5 ans (figure), de même pour les courbes de survie globale à 90 % à 5 ans. Il existe un discret surcroît de toxicité dans le bras TAC (neutropénie fébrile, diarrhée, cardiotoxicité).

    Pour les cancers du sein N- à haut risque (critères de Saint-Gallen 1998), l’essai GEICAM a comparé, chez plus de 1 800 patientes, FAC x 6 à FAC x 4 suivi de paclitaxel hebdomadaire x 9 (à 100 mg/m² !) [Martin M et al., LBA1001]. (figure GEICAM).

    Malgré un taux d’arrêt de traitement plus important dans le bras paclitaxel en raison des effets secondaires, le bénéfice en survie sans progression est démontré avec un gain absolu de 3 % à 5 ans (figure).


    Ces 2 grands essais, démarrés il y a 10 ans (une autre époque !), représentent probablement une espèce en voie de disparition, même s’ils confirment le standard adjuvant de type AC-taxanes, quel que soit le statut ganglionnaire. En effet, le curage est peut-être amené à disparaître, l’absence de valeur ajoutée des autres agents cytotoxiques montre les limites de l’exercice, l’absence de sous-groupes identifiables souligne les besoins de stratification préalable solide, ce qui est encore amplifié par l’excellente survie de ces patientes dites « graves ».

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