Coordinateur
Gilles Pialoux
Médecins rédacteurs
Charlotte Charpentier
Valérie Martinez
Jean-Philippe Madiou
Webmaster
Christophe Leveau pour Edimark Santé |
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ET maintenant que vais-je faire...
A J4 de la CROI on en est à comprendre la note que le concierge de l’hôtel vous a glissé sous la porte en pleine nuit avec une force propulsive rare, à compter ces heures d’insomnie comme des miles cumulés et de se dire qu’on a trop de choses à faire en rentrant. Toutes ces questions non résolues et tous ces projets de recherche qui ne feront parfois qu’attendre. Et puis il y a à mettre sa pensée clinique en ordre, notamment pour pouvoir répondre à la question traditionnelle des patients en consultation : quoi de neuf docteur ?
Et si pour cette CROI 2010, on rentrait plutôt avec des questions :
- Pourquoi la recherche française ne s’est-elle pas encore dotée d’une cohorte incidente MSM* (ou de couples séro-différents) comme à San Francisco, Sydney ou Amsterdam ? Cohorte qui permettrait des actions/recherches associant test/traitement/lutte contre les IST et counselling pour faire reculer des incidences aussi élevées qu’en Afrique du Sud, à l’instar des expériences de San Francisco (# 33 et 34) ou Vancouver (# 88LB) .
- Pourquoi les données de diffusion des molécules dans les secrétions génitales telles que collectées avec le raltegravir (# 608 et 609) n’influencent-elles pas plus les attitudes antirétrovirales et les projets de prophylaxie post (PEP) ou pré (PrEP) exposition ?
- Pourquoi depuis les inhibiteurs de fusion et les anti-CCR5 peine t-on à trouver de nouvelles cibles anti-rétrovirales ?
- Pourquoi la PEP c’est encore « n’importe quoi » en termes de d’accessibilité, de durée de traitement, de choix des molécules ?
- Est-ce qu’Odile Launay (voir interview) dont la communication sur les résultats de l’essai ANRS-HIFLUVAC (# 804 LB) de vaccination anti-H1N1 chez les patients VIH+ était programmée en toute fin de congrès, qui a fait … retarder le vol AF 83 de 3 heures pour qu’on l’écoute ?
- N’y a t-il assez d’informations scientifiques pour modifier les guidelines au moins sur la question du « traiter tôt » mais aussi sur celle du traitement de la primo-infection ou de l’infection récente ( cf l’ACTG 5217 ; # 134) ?
- Si l’inflammation qui n’a de cesse d’être au cœur des mécanismes physiopathologiques de vieillissement accéléré et des troubles métaboliques a la place qu’on dit, quels marqueurs utiliser pour la détecter en clinique ? Existe t-il des pistes anti-inflammatoires additives aux ARV crédibles, à l’image de la piste anti-CCR2 ?
- Y a-t-il encore des prophylacto-septiques vis-à-vis de « treatment as prevention » (Tasp) après la communication de Deborah Donnell (#136) qui a mené grâce à la Fondation Melinda et Bill Gates une étude auprès de 3 381 couples séro-discordants en Afrique avec 92 % de réduction de transmission hétérosexuelle sous ARV ?
- Y a-t-il encore une place après cette CROI californienne pour des intensifications de traitement ? On va-t-on plutôt vers des traitements d’induction multi-cibles notamment chez les « late presenters » ?
En clair, cette CROI 2010 s’est terminée en forme de points d’interrogation. Rendez-vous donc à Boston en 2011…
*Men having Sex with men
Gilles Pialoux
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>> A propos des vaccins... - Interview du Dr Odile Launay, CHU Cochin Saint Vincent de Paul, Paris
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Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la Commission d'autorisation de mise sur le marché de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique. |
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