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ET maintenant que vais-je faire...
A propos des vaccins... - Interview du Dr Odile Launay, CHU Cochin Saint Vincent de Paul, Paris
Interview de Anne-Genevieve Marcelin - La Pitié Salpêtrière, Paris
Une peu plus de 60 % de séroprotection après une dose de vaccin H1N1 sans adjuvant dans une étude américaine
Résultats préliminaires de l'étude ANRS 151 HIFLUVAC
Prédiction de l'apparition des mutations de résistance aux anti-VHB par ultraséquençage
Raltégravir chez les enfants de 6 à 11 ans : étude IMPAACT P1066
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Christophe Leveau pour Edimark Santé
A propos des vaccins... - Interview du Dr Odile Launay, CHU Cochin Saint Vincent de Paul, Paris

Une session entière a été consacrée aujourd’hui à la grippe H1N1 chez les patients infectés par le VIH. Vous avez vous-même participé à l’étude HIFLUVAC (Abstract 804LB), que retenir des résultats présentés ? Certaines études ne retrouvent pas le même bon taux de réponse, comment peut-on l’expliquer ?
Nous retrouvons effectivement dans l’étude HIFLUVAC de bons résultats en terme de réponse immunogène, en particulier dans le bras ayant reçu le vaccin avec adjuvant alors que deux autres études, l’une allemande (Abstract 805LB) et l’autre américaine (Abstract 806LB), rapportent des taux bien plus faibles. Plusieurs explications peuvent être avancées : absence de standardisation des techniques utilisées pour évaluer la réponse, pré-immunité plus élevée dans les essais allemand et américain et problème de la comparabilité des population étudiées (dans HIFLUVAC, nous avions volontairement inclus des patients non traités et présentant un taux suffisant de CD4). Cette session nous montre aussi que, par rapport aux craintes de formes graves de grippe H1N1 chez les patients VIH+ formulées au début de l’épidémie, on ne retrouve pas aujourd’hui de surmortalité particulière si ce n’est des portages plus prolongés du H1N1 ou des co-infections par des pneumocystoses en cas de niveau bas de CD4.

Qu’avez-vous pensé de la session vaccins d’hier (Session 23) ?
Cette session a été l’occasion de faire un point sur des données complémentaires de l’essai Thaïlandais (Abstract 74). Par rapport à la publication du N England qui avait montré, pour la 1ère fois, une efficacité de l’ordre de 31,2 % en ITT modifié de la stratégie combinée associant induction d’une réponse cellulaire T et combinaison avec une protéine recombinante (gp120), des analyses complémentaires ont été communiquées. Elles montrent, certes, une perte de puissance en per protocole mais une efficacité qui persiste au cours du temps avec la question toujours posée de la nécessité d’un boost de rappel. Il semble aussi qu’en cas d’infection survenant chez les personnes vaccinées, il n’existe pas d’impact favorable sur le pic de charge virale ou le taux de CD4 et ce, avec un suivi de 30 mois désormais. Au cours de cette même session, les premiers résultats de l’essai Vac 20 ont été présentés (Abstract 78 LB). Il s’agit d’une étude de phase II conduite par Eurovacc et l’ANRS regroupant plusieurs centres Européens et réalisée chez des sujets sains non exposés à un risque particulier. C’est un essai d’immunogénicité qui compare deux stratégies : 3 injections d’un vaccin ADN suivi d’un boost avec un vaccin recombinant MVA dérivé du vaccin de la variole (3 X DNA) vs deux injections du vaccin ADN + 2 injections du vaccin MVA (2 X DNA). La réponse à  été évaluée à la fois vis-à-vis d’Env et d’un des 3 autres peptides (Gag, Pol, Nef). Les résultats montrent une proportion significativement plus importante de réponse dans le bras 3 X DNA, 37 % vs 22 % (p=0,047) et ceci est observé non seulement en fréquence mais aussi en intensité de réponse. Au total, on peut retenir de cette session que l’essai Thai a redonné beaucoup d’espoir sur l’efficacité clinique de la vaccination et conforte l’idée des stratégies combinées mais l’on est encore loin d’un vaccin totalement efficace en raison notamment de la difficulté de connaissance du corrélat de protection.


  Interview de Anne-Genevieve Marcelin - La Pitié Salpêtrière, Paris

Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la Commission d'autorisation de mise sur le marché de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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