Il est 23:03 à Copenhague  
 

La petite sirène et
l’Hépatologie

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A propos de l’intérêt de la détermination exacte du sous-type viral des souches de VHC de génotype 1 (session orale 9)
Analogues nucléosi/tidiques et grossesse


Que se passe-t’il à long terme après l’arrêt d’un traitement efficace pendant 5 ans par adéfovir chez les patients AgHBe négatif ?

 



Rédacteurs

Dr Stéphane Chevaliez
Dr Charlotte Costentin
Dr Jean-Philippe Madiou
Dr Anaïs Vallet-Pichard

Coordinateur
Pr Philippe Sogni

Webmaster
Arnaud Lacaze-Masmonteil
pour Edimark Santé


 

La petite sirène et l’Hépatologie


Pr Philippe Sogni


Ce 44ème congrès de l’EASL se déroule à Copenhague et s’annonce comme l’un des plus riches en termes  de communications scientifiques et en termes de nombre de conférenciers présents. Tout le monde connaît la statue de la petite sirène qui symbolise cette ville du Nord. Il s’agit d’une représentation du personnage du conte éponyme de Hans Christian Andersen, une des grandes figures danoises.

Les contes de HC Andersen n’ont pas pour but d’enjoliver les choses mais de nous faire appréhender la réalité dans tous ses aspects même les plus difficiles. Il est peut être symbolique justement que ce congrès se soit ouvert sur une communication portant sur les méfaits de l’alcool et non pas sur la dernière molécule anti-virale à la mode. De cette étude portugaise, on pourrait retenir 3 messages facilement transposables en France : Premier message, la consommation d’alcool globalement fait perdre des années de vie. Quand on est jeune, cette perte est due essentiellement aux accidents de circulation et quand on est vieux, cette perte est due plutôt aux complications hépatiques. Deuxième message subliminal, la consommation d’alcool fait globalement perdre de l’argent en raison des complications engendrées. Troisième message, la France n’a plus le « privilège » d’être champion du Monde ni même champion d’Europe, dépassée notamment par le Portugal et l’Angleterre.

Faut-il se réjouir de ce dernier message ? Naturellement, oui. La consommation d’alcool mesurée en grammes ou en litres par an et par adulte a nettement diminuée en France durant ces 20 dernières années. Cependant, il faut poursuivre les efforts entrepris à la fois sur le plan de la prévention et de la prise en charge des patients. Il faut par exemple accompagner les modifications de consommation, notamment chez l’adolescent ou l’adulte jeune. Il faut également résister au lobbying facilement relayé au niveau politique de l’alcool comme un lien social indispensable. Finalement, la réalité, comme dans les contes de fée, ne doit pas être à sens unique. Reconnaître le rôle important de l’alcool dans notre vie quotidienne ne doit pas masquer ses effets délétères dans notre société.

>> Interview du Dr Stéphane Chevaliez


Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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