Il est 00:00 à Copenhague  
 

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark...

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A propos des résultats de l’étude Fibrostic qui évalue les performances du Fibroscan pour le diagnostic de fibrose significative et de cirrhose chez les patients atteints d’hépatite virale.)
A propos du Sorafenib
Efficacité et tolérance à 2 ans du ténofovir disoproxil fumarate (TDF) chez des patients cirrhotiques infectés par le VHB


Evolution de l’élasticité hépatique sous entécavir dans l’hépatite B chronique

 



Rédacteurs

Dr Stéphane Chevaliez
Dr Charlotte Costentin
Dr Jean-Philippe Madiou
Dr Anaïs Vallet-Pichard

Coordinateur
Pr Philippe Sogni

Webmaster
Arnaud Lacaze-Masmonteil
pour Edimark Santé


 

A propos du Sorafenib

Interview du Dr Stéphane Cattan, praticien hospitalier, centre hospitalier régional universitaire de Lille.

 

Il a été démontré que le Sorafenib améliorait la survie des patients cirrhotiques Child A avec carcinome hépatocellulaire avancé. Bien que ce produit ait obtenu une AMM Européenne sans restriction au niveau du score de Child, les recommandations en France sont de limiter son utilisation aux patients ayant une fonction hépatique conservée. Vous venez de présenter une étude évaluant la tolérance du Sorafenib chez les patients cirrhotiques Child B. Pensez-vous que ces patients puissent bénéficier de ce traitement prochainement ?

Ce que nous montrons dans cette étude, c’est que la tolérance du Sorafenib chez les patients cirrhotiques Child B est comparable à celle observée chez les patients Child A. Cependant, la survie chez les patients cirrhotiques Child B présentant un CHC avancé est limitée. Si le Sorafenib permet d’apporter un bénéfice en terme de survie (ce qui n’a pas pu être démontré dans cette étude du fait du faible effectif), ce bénéfice est sans doute très faible.

Quelles sont les principales limitations à l’utilisation du Sorafenib ?

A l’heure actuelle,  les recommandations en France sont de limiter  aux cirrhoses Child A en bon état général (c'est-à-dire OMS 0, 1 ou 2) l’utilisation du Sorafenib. Il faut être particulièrement attentif chez les patients ayant une élévation de la bilirubine (supérieure à trois fois la valeur normale, ce qui est tout de même assez rare chez des patients Child A), car le risque de mauvaise tolérance est élevé.  En terme d’effets secondaires, c’est principalement la toxicité cutanée (syndrome mains-pieds) et digestive (diarrhée), ainsi que la fatigue qui peuvent conduire à des réductions de doses.

Un poster présenté à ce congrès (abstract 785) rapporte les résultats de l’association Sorafenib + octréotide (étude non contrôlée, concluant à une tolérance satisfaisante de cette association).  S’oriente-t-on vers des associations Sorafenib + autre(s) drogue(s) anti-tumorale(s) ?

Pas a l’heure actuelle ! Concernant l’octréotide, plusieurs études contrôlées contre placebo ont conclu à l’absence de bénéfice en terme de survie avec cette molécule. Pour moi, il n’a pas de rationnel pour l’utilisation de ce produit dans cette indication. Une étude publiée dans le Journal of Clinical Oncology rapporte les résultats de l’association Sorafenib + avastin, mais cette association s’est avérée très toxique, nécessitant une réduction importante des doses utilisées.




Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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