Il est 00:15 à Copenhague  
 

Les nouvelles molécules du VHC arrivent… bientôt !

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Dernier jour du Congrès de l’EASL – Copenhague 2009
A propos de l’étude SYREN
Etude de phase 3 comparant la réponse immunitaire après deux schémas de vaccination : 2 injections d’ AgHBs-ISS vs 3 injections d’Engerix B


Patients AgHBe + : la variation des taux d’AgHBs à S 24 prédictive de la perte de l’AgHBs sous ténofovir

 



Rédacteurs

Dr Stéphane Chevaliez
Dr Charlotte Costentin
Dr Jean-Philippe Madiou
Dr Anaïs Vallet-Pichard

Coordinateur
Pr Philippe Sogni

Webmaster
Arnaud Lacaze-Masmonteil
pour Edimark Santé


 

Les nouvelles molécules du VHC arrivent… bientôt !


Pr Philippe Sogni

 

Ce congrès de l’EASL aura vu la présentation des résultats définitifs de deux études de phase 2 convaincantes des 2 nouvelles molécules anti-VHC les plus avancées dans leur développement : le Bocéprévir et le Télaprevir. Dans l’étude SPRINT-1, le Bocéprévir associé au traitement standard chez les patients naïfs génotype 1 multiplie par 2 les chances de guérison virologique comparé au traitement standard. Dans l’étude PROVE-3, le Télaprévir associé au traitement standard chez les patients génotype 1 et en échec du traitement standard montre des taux de guérison virologique 4 fois plus élevé que le traitement standard aussi bien chez les patients non répondeurs que chez les patients rechuteurs.

Ces résultats sont suffisamment encourageants pour que des essais de phase 3 pour chacune de ces molécules soient mis en place et que l’inclusion des malades ait déjà commencée. Les résultats définitifs de ces études précédant la mise sur le marché devraient donc être disponibles d’ici 2 ans.

Il s’agit d’une très bonne nouvelle après l’hécatombe des nouvelles molécules anti-VHC en phase 2. Tout n’est cependant pas réglé pour le traitement de l’hépatite C. En effet, dès à présent, des limites sont visibles. D’abord, on parle de trithérapie avec la nouvelle molécule associée à l’inteféron pégylé et à la ribavirine avec leur lot d’effets secondaires. Ensuite, ces nouvelles molécules apportent leur propre lot d’effets secondaires. C’est pour cela entre autre, que la phase 3 du Télaprévir n’utilisera que 12 semaines de Télaprévir contre 24 semaines dans PROVE-3 associé à un traitement standard de 48 semaines. Ces données encourageantes sont valables pour les génotypes 1. On a vu déjà à ce congrès que le Télaprévir ne marche pas sur les génotypes 3 et a un effet variable sur les génotypes 4. Enfin, les mutations de résistance à ces molécules peuvent s’intégrer probablement de façon prolongée dans le répertoire avec un risque de perte d’efficacité et de résistance croisée entre ces 2 molécules ou d’autres anti-protéases à venir.


Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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