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Rédacteurs
Dr Stéphane Chevaliez
Dr Charlotte Costentin
Dr Jean-Philippe Madiou
Dr Anaïs Vallet-Pichard

Coordinateur
Pr Philippe Sogni


 

Une nouvelle molécule très attendue dans le traitement du VHC

Pr Stanislas Pol, CHU Cochin, Paris

La lettre : Professeur Pol, vous venez de présenter les résultats préliminaires de l'étude de phase 2b utilisant l’inhibiteur de la NS5A développé par les laboratoires Bristol Myers Squibb. Pouvez-vous résumer ces résultats ?

La molécule BMS-790052 est un inhibiteur très puissant de la NS5A du virus de l'hépatite C (VHC), première molécule de cette classe en développement clinique. Les études réalisées dans le modèle replicon ont montré une activité antivirale supérieure à celle des inhibiteurs de protéases et inhibiteurs de la polymérase, indépendamment du génotype testé. Cette étude de phase 2A montre que plus de 80% des patients traités avec des doses supérieures ou égales à 10 mg de BMS-790052 par jour associé à l’interféron pégylé alpha 2a et à la ribavirine avaient une charge virale VHC indétectable (< 10 IU/mL) dès la quatrième semaine de traitement. Dans le bras contrôle (bi-thérapie pégylée conventionnelle), seuls 8% des patients avaient une charge virale indétectable à S4. La dose de 3 mg a une efficacité réduite par rapport aux doses plus élevées (10 et 60 mg/j), moins de 50 % de patients traités avec cette dose ayant une charge virale indétectable à S4.

Quelle est la prochaine étape dans le développement de cette molécule ?

Des études de phase 2b et de phase 3 doivent débuter prochainement chez les patients non-répondeurs et naïfs de traitement avec des doses au moins égales à 10 mg. Le BMS-790052 sera associé à l’interféron pégylé et la ribavirine pour une durée de 48 semaines, a priori, sachant que des réductions de durée de traitement seront certainement à considérer puisque la grande majorité des patients traités dans l’étude présentée à l’EASL avaient une charge virale indétectable à S4.

Comment voyez-vous l’évolution de la prise en charge de l’hépatite virale C dans les années à venir ?

L’arrivée en phase de développement clinique de molécules comme BMS-790052 ouvre la porte à l’évaluation de multi-thérapies antivirales sans interféron, comme cela a déjà commencé notamment avec l’étude INFORM-1. BMS-790052 est une molécule particulièrement intéressante puisqu’il ne semble pas exister de résistance croisée avec les autres classes comme les inhibiteurs de protéase et inhibiteurs de polymérase.

 

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Ceci est un compte-rendu de congrès dont l'objectif est de fournir des informations sur l'état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par la commission d'autorisation de mise sur le marché de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et ne doivent donc pas être mises en pratique.
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