Take home message
Quand deux congressistes se rencontrent dans un congrès dans la toujours plus immense salle des posters, la question la plus fréquemment posée est : « alors qu’as tu vu d’intéressant ? » parfois accompagné d’un déstabilisant « pas grand chose de nouveau non ? ». Les esprits supérieurs et organisés vous donnent immédiatement les quelques références à ne pas manquer, les autres essaient fébrilement de faire le tri parmi les 1000 communications, et vous recommandent la dernière qu’ils ont vue.
Pour leur part, les organisateurs de l’ECTRIMS ont récompensé 5 présentations : le travail sur les follicules de cellules B dans les méninges de patients ayant une forme SP associés à une évolution clinique défavorable (Dr Howell), celui montrant la sensibilité des IRM de très haut champ pour visualiser les plaques corticales en IRM 9,4 T (P333), celui de MP Sormani (P210) démontrant à partir des données issues des essais randomisés contre placebo dans les formes RR qu’il existe une forte corrélation entre l’effet sur les poussées et le risque de progression du handicap, celui de Warnke (le régional de l’étape) démontrant l’absence de JCV dans les cellules progénétrices CD 34+ et celui de Frédéric Blanc (Strasbourg) comparant les caractéristiques de patients NMO à des témoins en IRM médullaire non conventionnelle.
Jerry Wolinski, qui animait la session de Highlights sur les essais thérapeutiques trouvait l’exercice risqué et craignait de dîner seul ce soir. Il retenait essentiellement les travaux visant à identifier par des marqueurs génétiques ou biologiques les patients répondeurs au traitement.
Enfin Compston donnait à mon avis la meilleure réponse, considérant que l’intérêt majeur de ce congrès était de présenter les travaux en cours et de briser les barrières entre les cliniciens et les scientifiques pour améliorer la compréhension que chacun peut avoir de la maladie.
Dr Olivier Heinzlef
[ ]
|