|
Et voila la fête se termine déjà ... Mais quel avenir ! L’EULAR à Paris sera certainement un grand souvenir pour la rhumatologie française et, nous l’espérons, pour nos confrères rhumatologues du monde entier.
Qu’allons-nous retenir de ce congrès ? Des images, des impressions… et des espoirs !
Ce qui « frappe » en premier lieu, c’est le caractère cosmopolite de la rhumatologie qui traduit l’universalité de notre métier. Indiens, Américains, Péruviens, Estoniens, Marocains… ou Français, nous avons le même langage, les mêmes objectifs et, souvent, les mêmes espoirs. Le message est fort !
Un autre aspect qui impressionne le rhumatologue est la densité croissante des connaissances, qui sont si variées qu’elles provoquent une sensation vertigineuse induite par une perte des repères traditionnels. Jusqu’où irons-nous dans la dissection des mécanismes moléculaires, dans la multiplicité des molécules proposées et dans la sophistication des méthodes diagnostiques et pronostiques ? Pour l’instant, nous sommes aspirés par le vortex de la science, ce qui est très enthousiasmant, mais ne perdons pas de vue notre objectif principal : faire reculer la maladie et donner à nos patients un bien-être qui intègre d’autres paramètres que la science. Cette dimension est prise en compte par différentes approches comme l’amélioration de la qualité de l’information et l’éducation thérapeutique.
L’avenir que laisse préfigurer ce congrès de l’EULAR va schématiquement dans quatre directions :
- essayer de mieux comprendre le mécanisme des maladies rares mais aussi celui des maladies fréquentes, et en particulier espérer que nous pourrons un jour apporter un vrai progrès médical dans l’arthrose et différentes autres pathologies douloureuses chroniques qui sont le chemin de croix du rhumatologue ;
- continuer à démontrer l’efficacité de nouvelles molécules, de plus en plus performantes, et à évaluer leur tolérance ;
- améliorer l’évaluation et la prédiction de l’activité et de la sévérité des maladies et leurs réponses à des traitements de plus en plus nombreux avec des outils de plus en plus modernes ;
- essayer d’impliquer le plus judicieusement possible nos patients en les responsabilisant, et cela pour le bénéfice de tous.
Nous espérons vous avoir apporté, au cours de ce congrès, bien sûr l’actualité, mais aussi une petite touche d’enthousiasme et d’optimisme ! Merci pour votre fidélité et rendez-vous pour de nouvelles aventures avec notre équipe de passionnés à San Francisco, en octobre prochain, pour l’ACR.

Pr Jean SIBILIA
|