Abiratérone et cancer du sein : du nouveau dans le ciblage des récepteurs hormonaux
Chau N et al., abstr. 25PD
L’acétate d’abiratérone cible les récepteurs aux androgènes (RA), exprimés dans certains cancers du sein, qu’ils expriment ou non les récepteurs aux estrogènes (RE). L’inhibition des RA pourrait, selon les modèles, inhiber mais aussi activer la prolifération de lignées cellulaires de cancers du sein.
Dans une étude de phase I/II portant sur 32 patientes RE+/RA+ et 6 patientes RE−/RA+, le taux de réponse est de 4 %, et le taux de bénéfice clinique, de 22 % pour les formes RE+/RA+ (prétraitées par hormonothérapie) ; Pour les tumeurs RE−/RA+, on observe 1 réponse mineure et 1 bénéfice clinique. On notera que l’acétate d’abiratérone, inhibiteur du CYP17, inhibe conjointement la synthèse des androgènes et des estrogènes, ce qui pourrait expliquer la plus grande efficacité en cas de coexpression de RE et de RA. D’autres études sont en cours avec l’acétate d’abiratérone.
Ce compte-rendu a été réalisé sous la seule responsabilité du coordinateur, des auteurs et du directeur de la publication qui sont garants de l’objectivité de cette publication.
Attention, ceci est un compte-rendu de congrès et/ou un recueil de résumés de communications de congrès dont l’objectif est de fournir des informations sur l’état actuel de la recherche ; ainsi les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par les autorités de santé françaises et ne doivent donc pas être mises en pratique.
Coordinateur
Dr Christelle Lévy (Caen)
Journaliste(s)-rédacteur(s)
Dr Anne Ponzio-Prion (Villejuif)