Le futur des « méga congrès » (du moins à l’échelon de l’hépato-gastroentérologie) parait incertain pour plusieurs raisons. Rassembler plus de 10 000 personnes dans un même lieu est extrêmement couteux et on n’ose songer au bilan carbone de ce type de manifestation. Des dizaines de millions de kilomètres ont été parcourus par les congressistes !
Si le congrès comporte beaucoup de communications dites originales, force est de constater qu’un certain nombre ont été vues ou seront vues lors de la DDW. Les meilleures communications sont présentées actuellement dans les congrès spécialisés en hépatologie, en cancérologie digestive, en gastroentérologie pédiatrique, en MICI, etc.
Bien que l’assemblée générale de l’UEGF rassemble des représentants d’une trentaine de sociétés ou de clubs, de nombreuses sociétés ont conservé leurs réunions annuelles. Au cours de l’UEGW beaucoup de séances correspondent à de la FMC de très bonne qualité qui pourrait être probablement faite par d’autres moyens.
Il est donc probable que les congrès en hépato-gastroentérologie évolueront profondément dans les années à venir. On peut essayer de faire des pronostics : moins de méga congrès, les communications les plus importantes faites dans des congrès spécialisés ou directement dans des journaux type NEJM ou Lancet, apparition et développement de congrès sur Internet permettant de suivre à distance un orateur et sa présentation avec une discussion on line, découplage croissant de l’industrie pharmaceutique et des congrès scientifiques notamment pour des raisons réglementaires.
Heureusement, pour le moment, le journal en ligne reste un moyen privilégié de vous informer des meilleures communications extraites d’une grande masse de présentations orales et affichées. En votre nom je remercie ici tous les auteurs qui ont participé à ce e-journal.
Interview du jour :
> Edouard Louis
> Jean-Christophe Saurin
Brèves du jour :
> Peut-on bloquer le TNF d’une autre façon dans les MICI ?
> Cancers et infliximab dans la maladie de Crohn : des nouvelles rassurantes
> La mortalité des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin est identique à celle de la population générale
> La surveillance coloscopique chez les patients atteints de MICI à risque de cancer colo-rectal n’est effectuée que chez la moitié des malades (étude ancillaire de la cohorte CESAME)
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