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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Neurologue >> N° 4 - Avril 2002

La Lettre du Neurologue

Avril 2002
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EDITORIAL

Appel à un interne se destinant à la neurologie vasculaire

La neurologie vasculaire est en pleine croissance. Elle s’est développée avec la naissance des traitements efficaces, d’abord en prévention secondaire et, désormais, à la phase aiguë avec la thrombolyse. Des stroke units devraient voir le jour (enfin !) un peu partout pour combler le retard pris en la matière (pourvu que cela ne se fasse pas par opportunité d’obtenir des postes de personnels médicaux et non médicaux, mais plutôt sur la compétence neurovasculaire des équipes !). La neurologie vasculaire devient une spécialité à part entière car elle demande au médecin qui l’exerce, une formation, des intérêts et des axes de recherche spécifiques.

MISE AU POINT

Alcoolisme et épilepsie

Points forts

  • La prévalence de l’épilepsie parmi les alcooliques est largement supérieure à celle de la population normale.
  • L’étiologie alcoolique d’une crise convulsive de l’adulte est souvent retenue dans les services d’accueil et d’urgence.
  • Des crises d’origine variée peuvent être favorisées ou aggravées par l’alcoolisme.
  • Si l’ivresse convulsive est rare, le syndrome de sevrage alcoolique sous forme de crise convulsive est fréquemment rencontré en pratique. Il ne dispense pas de la réalisation d’un scanner encéphalique.
  • L’épilepsie alcoolique se définit par la survenue de crises chez un adulte sans antécédent épileptique et chez lequel aucune autre étiologie qu’un alcoolisme chronique ne peut être retenue.
  • Cette étiologie représente environ un quart des épilepsies tardives de l’adulte. Il ne s’agit pas toujours de crises généralisées tonicocloniques.
  • Si l’alcool peut être particulièrement nocif chez l’épileptique connu, on ne doit pas interdire systématiquement une consommation limitée.

Le syndrome de West

Points forts

  • Le syndrome de West est une épilepsie âge-dépendante (début avant l’âge de 1 an).
  • Devant des “secousses” du tronc, des membres ou des révulsions oculaires en salves chez un nourrisson, il faut penser à des spasmes et ne pas s’obstiner à “en faire” des coliques et faire faire un EEG.
  • Ne pas donner de traitement, surtout une benzodiazépine, avant de faire l’EEG.
  • Le diagnostic repose sur l’EEG mais l’hypsarythmie typique peut manquer.
  • Les différentes causes de spasmes donnent au tableau des particularités qui peuvent dérouter : des crises partielles associées, des pointes focales plutôt que diffuses sur l’EEG.
  • Toutes les lésions cérébrales d’origine anté-, per- ou postnatales peuvent donner des spasmes chez un nourrisson.
  • Devant des spasmes confirmés, le plus urgent est de mettre en route le traitement par Sabril® à 100 mg/kg/j.
  • L’enquête étiologique n’est pas urgente. Elle repose sur l’examen de la peau, le fond d’œil et l’IRM (la tomodensitométrie peut suffire au début). On ajoutera un caryotype s’il y a une dysmorphie. C’est tout, initialement.
  • Le but du traitement des spasmes est leur disparition complète (cliniques et infracliniques) et celle des pointes sur l’EEG.
  • Il faut traiter des spasmes même symptomatiques, même chez un nourrisson avec un gros retard préexistant, car cette épilepsie aggrave encore plus et définitivement le handicap de ces enfants.

Réorganisation cérébrale motrice après un accident vasculaire cérébral

Points forts

  • Il existe une importante plasticité structurelle et fonctionnelle pendant les semaines ou mois suivant une lésion. La plasticité corticale au cours de la récupération est un processus relativement lent qui peut évoluer durant plusieurs mois.
  • L’importance du déficit initial et le degré de récupération motrice sont des données essentielles pour apprécier le lien entre la plasticité corticale et la récupération.
  • L’IRMf et la TEP reposent sur la visualisation de la perfusion, dont la modulation locale est liée à l’activité synaptique. La méthode de loin la plus utilisée pour l’IRMf est la méthode “BOLD” (pour Blood Oxygen Level Dependent contrast), qui exploite les propriétés magnétiques de l’hémoglobine.
  • Les images fonctionnelles de plusieurs patients différents peuvent être traitées avec deux approches : étude de groupe (pools) ou étude individuelle.
  • Les modifications d’activation observées après un AVC ont probablement des effets variables sur la récupération, neutres, positifs, ou négatifs.
  • L’hémisphère sain participe probablement à la récupération après AVC. Il existe un recrutement du système moteur ipsilatéral et controlatéral dans les suites d’un AVC.

REVUE DE PRESSE

Résumés de la littérature internationale

Rétinopathie de stase veineuse et occlusion carotidienne La rétinopathie de stase veineuse est le premier signe du syndrome d’ischémie oculaire compliquant les occlusions carotidiennes. Elle est le plus souvent asymptomatique, dépistée lors d’un examen systématique du fond d’œil, et associe dilatation des veines rétiniennes et hémorragies profondes en moyenne périphérie rétinienne. Elle est secondaire à une hypoperfusion chronique de la rétine et est réversible en cas de reperfusion oculaire. Elle peut se compliquer d’un syndrome d’ischémie oculaire dont le pronostic est catastrophique. Au cours du syndrome d’ischémie oculaire, des néovaisseaux apparaissent sur la rétine, le disque optique, l’angle irido-cornéen et l’iris, produisant des douleurs oculaires, un glaucome néovasculaire, des hémorragies intraoculaires, une cataracte et un œdème cornéen conduisant à une baisse irréversible d’acuité visuelle.

IMAGE

Stimulateur vagal

La stimulation vagale est une méthode thérapeutique récente indiquée dans les épilepsies rebelles et qui peut être proposée chez l’enfant au-dessus de 3 ans lorsque la chirurgie d’exérèse ou de déconnexion n’est pas envisageable.

LA FICHE

Récepteurs de la dopamine dans le système nerveux

Classification : La dopamine est un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle de la motricité, les systèmes de récompense, l’addiction et certains processus cognitifs. Si l’on excepte les neurones hypothalamiques, on distingue deux voies dopaminergiques dans le système nerveux central : la voie nigro-striatale et la voie méso-cortico-limbique, composée de neurones dont les corps cellulaires sont situés dans l’aire tegmentale ventrale et qui projettent vers les aires limbiques et le cortex préfrontal.

VIE PROFESSIONNELLE

Gérer l’accès direct au dossier médical : le laboratoire de la confiance

“Toute personne a accès à l’ensemble des informations concernant sa santé détenues par les professionnels de santé.” L’accès direct au dossier médical est, à n’en pas douter, l’un des points phares de la loi nouvelle sur les droits des malades. Cette réforme était demandée avec insistance par les patients, ou par ceux qui s’expriment en leur nom. Elle l’était aussi par certains acteurs de santé, médecins ou administrateurs, sur le thème : nous n’avons rien à cacher, jouons la transparence.

QUESTION-RÉPONSE

PL en position allongée

Vos questions ! La rubrique Question-réponse vit grâce à vos questions. Vous avez une question sans réponse concernant un signe diagnostique, une indication thérapeutique, l’interprétation d’un examen complémentaire ou un problème pratique. N’hésitez pas ! Adressez-nous votre question à l’aide du coupon-réponse ci-dessous, par fax ou par e-mail à contacts@edimark.fr. Elle sera soumise à un expert et publiée avec la réponse de ce dernier.



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