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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 8 - Septembre 2014

La Lettre du Cancérologue

Septembre 2014
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ÉDITORIAL

Métastases cérébrales et thérapeutiques ciblées

Les métastases cérébrales représentent la troisième maladie neurologique en termes d’incidence, avec plus de 30 000 nouveaux cas par an en France. Environ 1/3 des patients atteints d’un cancer systémique développeront en effet des métastases cérébrales lors de l’évolution de leur maladie. Les plus fréquentes sont d’origine pulmonaire, chez l’homme, et mammaire, chez la femme.
Leur prise en charge ne peut actuellement se concevoir en dehors de réunions pluridisciplinaires associant oncologues, neurochirurgiens, radiothérapeutes et neurologues. Le traitement symptomatique, première étape de la prise en charge, consiste à stabiliser le patient lorsque celui-ci présente une hypertension intracrânienne, un défi cit neurologique ou des crises comitiales. Il repose sur la chirurgie décompressive, le traitement anti-oedémateux et les antiépileptiques.
A. Carpentier

ACTUALITÉS EN NEURO-ONCOLOGIE

Traitements des cancers bronchiques non à petites cellules avec métastases cérébrales en 2014

L’incidence des métastases cérébrales est élevée chez les patients avec un cancer bronchique non à petites cellules. L’approche thérapeutique dépend du nombre et de la présentation des métastases cérébrales ainsi que du statut EGFR. La radiothérapie cérébrale in toto et la chimiothérapie à base de cisplatine ont apporté une amélioration modérée sur le contrôle cérébral, la survie globale et les symptômes chez les patients avec de multiples métastases cérébrales, EGFR non muté. Des études de phase II ont retrouvé des taux de réponse très élevés au niveau cérébral grâce aux inhibiteurs des ITK (erlotinib et géfitinib) dans un faible pourcentage de patients EGFR muté.
M.C. Pailler, L.H. Trinh, J.F. Morère

Traitements médicaux des métastases cérébrales dans les cancers du sein

Le cancer du sein représente la seconde cause de métastases cérébrales. Depuis la dernière décennie, l’incidence des métastases cérébrales dans les cancers du sein a augmenté, probablement du fait de l’amélioration importante des traitements systémiques. Cette incidence élevée est particulièrement observée dans 2 sous-groupes moléculaires : les cancers du sein surexprimant HER2 et les cancers du sein triple-négatifs. Il existe de nombreuses publications concernant le traitement des métastases cérébrales. Cependant, du fait de l’hétérogénéité des populations traitées et des différents critères utilisés pour l’évaluation, il est difficile d’identifier un standard de traitement. Il existe un besoin réel d’identifier de nouvelles stratégies pour améliorer le pronostic des patients présentant ces métastases et d’évaluer de nouveaux schémas d’essais cliniques intégrant une imagerie adaptée ainsi que la recherche translationnelle.
V. Diéras, J.Y. Pierga

Place des traitements médicaux dans la prise en charge des métastases cérébrales des cancers du rein

La présence de métastases cérébrales (MC) est un événement relativement peu fréquent mais non exceptionnel, leur incidence variant de 5 à 10 % des cas de cancer du rein métastatique (mRCC). Les patients avec des métastases pulmonaires et osseuses semblent plus à risque de développer des MC. Le bévacizumab ne semble pas majorer les complications neurologiques des MC, bien que les données concernent essentiellement les MC de cancer du poumon. Les ITK ne semblent pas majorer le risque de complications hémorragiques cérébrales, mais, compte tenu du faible nombre de patients dans les séries s’intéressant à la question, la prudence nous incite à nous assurer du contrôle local des MC avant d’instaurer un ITK (dans l’étude de phase II de C. Chevreau, il y avait beaucoup trop peu de patients [n = 17] pour conclure quant à l’innocuité cérébrale des ITK). L’efficacité des ITK sur les MC semble nettement inférieure à leur efficacité systémique. Aucune donnée n’est disponible concernant l’efficacité des inhibiteurs de mTOR sur les MC de RCC.
Y.A. Vano, T. Nivet, C. Teghom, M. Auvray, C. Thibault, E. Auclin, S. Oudard

Place des traitements médicaux dans la prise en charge des métastases cérébrales de mélanome

» Quarante pour cent des patients suivis pour un mélanome métastatique sont porteurs de métastases cérébrales (MC).
» Le traitement systémique des MC est indiqué en cas de métastases multiples, inaccessibles à un traitement local seul, ou associées à des métastases viscérales ; une irradiation de l’ensemble de l’encéphale peut être associée au traitement systémique.
» Les traitements systémiques de première ligne reposent sur les inhibiteurs de BRAF ou de MEK en cas de mélanome mutés BRAF, ou sur la fotémustine pour les mélanomes BRAF sauvage. L’ipilimumab est réservé aux MC stabilisées ou peu évolutives. Les associations concomitantes radiothérapie-thérapie ciblée ou radiothérapie-immunothérapie sont à l’étude.
J. Delyon, C. Pagès, C. Lebbé

RÉFLEXION

Aspects psychologiques de la douleur mammaire chez la patiente atteinte de cancer

Un numéro spécial consacré à la douleur mammaire se doit d’en considérer les aspects psychologiques, tant les composantes émotionnelles et cognitives de la douleur sont indissociables des composantes sensorielles. La perception douloureuse peut en effet être influencée par l’état émotionnel, mais aussi par les pensées et représentations associées à la douleur, ainsi que par un éventuel passé douloureux. À l’inverse, la douleur a également un retentissement potentiel sur l’état psychique, aux niveaux comportemental (troubles du sommeil, réduction de l’activité, baisse de l’appétit, du désir sexuel, etc.), cognitif (troubles de l’attention ou de la concentration) et affectif (certaines émotions négatives sont plus fréquemment associées à la douleur, telles que la frustration, la colère, la peur, l’épuisement, le sentiment de n’être pas aidé, la perte d’espoir, etc.).
S. Dauchy, C. Lopez

ACTUALITÉS THÉRAPEUTIQUES

Maintenance par pémétrexed dans les cancers broncho-pulmonaires : comment optimiser la prise en charge à long terme ?

Le pémétrexed est une molécule de chimiothérapie ayant une action antimétabolite analogue à celle de l’acide folique, actuellement indiquée dans le traitement des cancers bronchopulmonaires non à petites cellules à prédominance non épidermoïde, en association avec le cisplatine en première ligne thérapeutique, en monothérapie en seconde ligne thérapeutique et en traitement de maintenance chez les patients dont la maladie ne progresse pas après le traitement d’induction.
L’administration prolongée du pémétrexed doit s’accompagner d’une surveillance minutieuse de la fonction rénale, en évaluant l’évolution du débit de filtration glomérulaire sous traitement. Les interactions avec les médicaments interagissant avec l’OAT3 doivent être évaluées. La prise en charge des oedèmes des membres inférieurs repose sur des mesures hygiénodiététiques standard, celle des oedèmes périorbitaires, sur une prise en charge symptomatique, avec crème émolliente ou dermocorticoïde.
B. Mennecier, L. Bigay-Game, R. Corre, R. Descourt, E. Desmedt, T. Krummel, A.B. Cortot, N. Girard

CAS CLINIQUE

Interaction médicamenteuse entre docétaxel et ritonavir : une source de toxicité sévère à connaître

L’association entre l’immunodépression induite par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et certains cancers (sarcome de Kaposi, lymphome non hodgkinien, cancer du col) est bien établie. Cependant, depuis l’avènement des traitements antirétroviraux hautement actifs, qui ont permis l’allongement de l’espérance de vie chez les patients VIH+, une augmentation de l’incidence d’autres cancers a été décrite. Ces cancers non classant SIDA représentent actuellement près de 50 % de tous les cancers des patients infectés par le VIH. La prise en charge de ces cancers peut être compliquée par des toxicités inhabituelles, comme l’illustre ce cas clinique.
Chez une patiente âgée de 51 ans, suivie depuis 1986 pour une infection à VIH sous traitements antirétroviraux, on découvre en octobre 2013 une lésion suspecte du sein gauche sur une mammographie de dépistage.
A. Adani-Ifè, A. Ulusakarya, M. Haydar, P. Innominato, J.F. Morère



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