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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 6 - Juin 2015

La Lettre du Cancérologue

Juin 2015
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ÉDITORIAL

26es Journées françaises de cancérologie digestive FFCD-PRODIGE 2015

La 26e édition des Journées françaises de cancérologie digestive FFCD-PRODIGE s’est tenue à Paris les 29 et 30janvier dernier à l’école du Val-de-Grâce, dans l’amphithéâtre Rouvillois. Ce lieu prestigieux, édifié sur l’ancien potager del’abbaye du Val-de-Grâce, est devenu une école d’application de médecine militaire en1850, faisant de l’hôpital du Val-de-Grâce un centre hospitalier universitaire en 1993. Pour la première fois cette année, et de manière opportune dans ce lieu chargé d’histoire, la Journée scientifique clinique nationale, organisée par la FFCD pour la 26e année consécutive, s’est enrichie d’une Journée dite “biologique” à l’initiative d’UNICANCER-GI (Journée UNICANCER-GI-PRODIGE). L’approche biologique descancers digestifs, à l’instar de celle de beaucoup d’autres cancers, est, en effet, devenue le centre névralgique de la médecine dite personnalisée. Elle permet de déterminer au mieux des facteurs prédictifs ou pronostiques suffisamment sensibles pour guider le choix thérapeutique, et s’associe donc parfaitement à la journée clinique.
Pr J.M. Phelip, Pr J.F. Seitz, Pr J. Bennouna, Pr A. de Gramont

DOSSIER : ACTUALITÉS AUX 26ES FFCD

Oncogène RAS

Les protéines Ras sont des protéines G qui jouent un rôle majeur dans la transduction du signal. Une fois activées, elles ont des propriétés oncogéniques. Les mutations activatrices de KRAS sont fortement impliquées dans la carcinogenèse colorectale au cours de laquelle elles surviennent précocement (dès le stade d’adénome). Elles constituent, avec les mutations de NRAS, un marqueur prédictif de résistance aux anticorps anti-EGFR contre-indiquant formellement l’utilisation de ces thérapies ciblées en situation métastatique. Enfin, les mutations de KRAS, notamment celles du codon 12, semblent avoir une valeur pronostique péjorative après résection d’un cancer colique localisé.
A. Lièvre

Place des prothèses coliques dans la stratégie thérapeutique du cancer colorectal

Recommandations françaises, sous l’égide de la commission Endoscopie et Cancer de la Société française d’endoscopie digestive (SFED) et de la Fédération francophone de cancérologie digestive (FFCD)
➤ Quelle que soit la situation, une discussion médicochirurgicale doit avoir lieu avant toute décision thérapeutique. La pose d’une prothèse colique n’est pas recommandée en l’absence de signes cliniques et radiologiques d’occlusion, même lorsque la tumeur n’est pas franchissable par un endoscope.
S. Manfredi, C. Sabbagh, G. Vanbiervliet, T. Lecomte, R. Laugier, M. Karoui

Place de la radiothérapie stéréotaxique dans la prise en charge des métastases hépatiques d’origine colorectale

La radiothérapie stéréotaxique est une technique de haute précision reposant sur l’administration de doses élevées dans un volume cible limité. Ce traitement constitue une avancée dans la prise en charge de nombreuses tumeurs, notamment des métastases hépatiques.
Si la chirurgie reste le traitement local de référence, la radiothérapie stéréotaxique s’adresse en premier lieu aux patients non opérables et/ou aux métastases non résécables, mais ses indications s’élargissent. Les malades présentant une altération modérée de l’état général, une fonction hépatique préservée et des lésions tumorales limitées en nombre et en taille sont éligibles à cette approche. Les résultats obtenus en termes de contrôle local sont très prometteurs et comparables à ceux de la chirurgie. La place de cette technique par rapport aux autres traitements locaux reste à définir.
F. Mornex, J. Jacob

Chimiothérapie intra-artérielle hépatique : un apport important pour le traitement des métastases hépatiques des cancers colorectaux

La chimiothérapie intra-artérielle hépatique (CIAH) prend une place de plus en plus importante dans les stratégies thérapeutiques des patients ayant des métastases hépatiques non résécables limitées ou prédominantes au foie. L’utilisation de l’oxaliplatine et sa combinaison avec des polychimiothérapies systémiques ont permis de doubler les taux de réponse et d’augmenter les taux de résection secondaire et la survie des patients, et semblent également présenter un intérêt dans le traitement adjuvant des patients à haut risque de récidive hépatique. Parallèlement, le développement des techniques radiologiques de pose et de corrections secondaires a permis de diminuer les complications de la CIAH. Bien que très hétérogènes, ces données incitent à mener des essais prospectifs pour valider les meilleures stratégies.
S. Pernot, O. Pellerin, P. Rougier, J. Taieb

Cancer du pancréas métastatique : quelle première ligne en 2015 ?

L’incidence du cancer du pancréas a fortement augmenté en France à la fois par période et par cohorte de naissance. Les dernières données font état de 12 000 nouveaux cas en 2012. Près de 80 % des cas sont diagnostiqués à un stade métastatique ou localement évolué, et il n’y a pas eu d’amélioration récente.
Historiquement, la gemcitabine a montré son intérêt dans la prise en charge des adénocarcinomes pancréatiques métastatiques. Récemment, 2 études de phase III ont ouvert la voie à 2 autres schémas utilisables en première ligne métastatique. Un autre essai de phase II a apporté une alternative intéressante pour la première ligne. Le groupe PRODIGE a développé un essai stratégique de phase II-III (PRODIGE 35) pour déterminer la meilleure stratégie à mettre en oeuvre.
C. Lepage

Faut-il différencier les métastases synchrones des métastases métachrones ?

Sur un plan purement biologique, toutes les métastases sont synchrones, c’est notre difficulté à les détecter qui les rend métachrones. La question garde toutefois un intérêt majeur. Les métastases synchrones et métachrones sont diagnostiquées respectivement chez 14,5 à 24 % et 8,1 à 20 % des patients atteints de cancers colorectaux. Les différentes études publiées ne retrouvent pas de différence sur le plan biologique et de l’histoire naturelle. Les principales différences entre métastases synchrones et métachrones concernent leur traitement. Les études de population montrent que le taux de résection chirurgicale, la survie globale et la survie sans récidive sont plus importants dans le groupe des métastases métachrones. La place de la chimiothérapie péri-opératoire ou adjuvante doit également être discutée en fonction de la chronologie d’apparition des métastases. Ce paramètre devrait donc faire l’objet d’une stratification dans les études prospectives évaluant la prise en charge pluridisciplinaire des métastases résécables.
M. Rivoire

Quelle place pour les antiangiogéniques dans le cancer de l’estomac ?

Les antiangiogéniques ont démontré dans plusieurs études contrôlées leur intérêt dans les cancers gastriques ou de la jonction oesogastrique après échec d’une ou de plusieurs lignes de chimiothérapie. En revanche, en première ligne de chimiothérapie, les résultats sont pour l’instant négatifs et les études doivent être poursuivies. Une meilleure sélection des patients sur les critères histologiques et biologiques est indispensable.
E. François

Cancers de l’oesophage et de l’estomac : le top 5 des articles publiés en 2014

Nous présentons les 5 articles les plus marquants publiés au cours de l’année 2014 sur la thématique du cancer de l’oesophage et de l’estomac. Quatre de ces publications ont une implication immédiate dans notre pratique quotidienne (place de la radiochimiothérapie néo-adjuvante dans le traitement des cancers de l’oesophage de stades I et II, place du FOLFIRI et du ramucirumab dans le traitement du cancer gastrique) ; la cinquième rapporte des données sur une classe médicamenteuse prometteuse (inhibiteur de c-MET) dans le traitement du cancer gastrique.
J. Desramé

Top 5 des publications 2014 sur le CHC et le cancer des voies biliaires

»» Pas d’intérêt démontré des anti-EGFR dans le CHC et le cancer des voies biliaires.
»» Développement de nouvelles classifications pronostiques et thérapeutiques dans le CHC.
»» Découverte d’une anomalie moléculaire (transcrit de fusion DNAJB1-PRKACA) pouvant expliquer le développement de CHC fibrolamellaires.
»» Les anomalies moléculaires sont fréquentes dans les cancers biliaires.
A. Hollebecque

CAS CLINIQUE

Rémission complète d’un carcinome rénal métastatique à l’ère des thérapies ciblées : la place de la chirurgie

Les thérapies ciblées ont changé la prise en charge du carcinome rénal métastatique (mRCC). De rares cas de rémission complète (RC) ont été rapportés dans la littérature, incluant une stratégie combinant thérapies ciblées et chirurgie. L’indication de la chirurgie reste mal déterminée, même si elle est recommandée par les experts. Nous présentons un cas clinique de RC prolongée, avec une prise en charge multidisciplinaire incluant l’utilisation de thérapies ciblées et la réalisation de métastasectomies.
Un homme âgé de 55 ans, atteint d’un carcinome rénal à cellules claires, bénéficie en 1995 d’une néphrectomie élargie gauche. Le patient est suivi, sans signe de reprise évolutive, durant 11 ans. En avril 2006, une métastase pancréatique est mise en évidence. Le pronostic étant considéré comme bon selon la classification du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center (MSKCC), une pancréatectomie distale est réalisée, révélant une rechute tardive du carcinome rénal. En novembre 2006, des métastases pulmonaires apparaissent ; un traitement par immunothérapie (interleukine et interféron α) sous-cutanée est instauré, mais arrêté après 1 mois du fait d’effets indésirables (asthénie, fièvre et nausées).
A. Daste, B. Sionneau, E. Pons, A. Ravaud



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