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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 9 - Octobre 2014

La Lettre du Cancérologue

Octobre 2014
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ÉDITORIAL

Mise à jour sur les carcinomes du col utérin

Avec 530 000 cas par an, le cancer du col de l’utérus est le quatrième cancer le plus fréquent au monde chez la femme, mais également la quatrième cause la plus fréquente de décès par cancer. Même si son incidence est en baisse régulière depuis quelques décennies en France, cette tumeur touche toujours environ 3 000 femmes et entraîne quelque 1 000 décès par an. Le cancer du col de l’utérus affecte des femmes jeunes, âgées de moins de 50 ans dans la moitié des cas, ce qui peut avoir des effets catastrophiques, avec un coût humain, social et économique très élevé. Les principales avancées dans son traitement ont concerné l’adjonction de la chimiothérapie concomitante à la radiothérapie, avec une amélioration de la survie globale à 5 ans de 6 %, mais aussi le développement des doublets à base de platine en phase avancée, qui ont permis d’atteindre les 12 mois de médiane de survie.
M.J. Rodrigues, P.H. Cottu

DOSSIER : ACTUALITÉS SUR LES CANCERS DU COL DE L’UTÉRUS

Vaccins anti-HPV dans le cancer du col : efficacité, couverture actuelle en France, effets indésirables

» Dans les pays où la couverture vaccinale est élevée, une baisse significative des lésions précancéreuses du col est d’ores et déjà démontrée dans la population vaccinée.
» En France, la couverture vaccinale est actuellement insuffisante pour espérer une efficacité significative.
» Il est trop tôt pour mesurer l’impact des récentes modifications des recommandations du Haut Conseil de la santé publique en faveur de la vaccination des jeunes filles âgées de 11 à 14 ans.
» Les autorités de santé internationales ont confirmé le bon profil de tolérance des vaccins anti-HPV (papillomavirus humain), et, en avril 2014, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a réaffirmé que l’ensemble des données de surveillance disponibles en France et dans le monde n’a pas mis en évidence d’éléments remettant en cause le bénéfice attendu au regard des risques de ces vaccins.
J.J. Baldauf, C.Y. Akladios, E. Baulon, V. Thoma

Biologie du cancer du col de l’utérus : de l’infection virale au développement du cancer

Le cancer du col utérin reste le deuxième cancer féminin en termes d’incidence dans le monde malgré les derniers progrès réalisés dans son diagnostic et sa prévention. La biologie du cancer du col de l’utérus est très complexe et implique 3 entités : le papillomavirus humain, l’hôte (la femme) et l’environnement tumoral.
L’intégration du virus dans le génome modifie l’expression de certains gènes et, par conséquent, la production des protéines.
Prédisposition génétique et réponse immunitaire jouent aussi un rôle important.
Un microenvironnement tumoral protégeant les cellules cancéreuses de la réponse immunitaire de l’hôte favorise la résistance au traitement et promeut les métastases.
L’analyse globale, complexe, de tous ces facteurs est nécessaire pour identifier des biomarqueurs prédictifs dans la cellule tumorale et son microenvironnement, afin de développer des thérapies ciblées plus efficaces.
K. Bagrintseva, M. Kamal, P. Beuzeboc, S. Scholl

Place de la chimiothérapie néo-adjuvante dans le traitement des carcinomes du col de l’utérus

» Le taux de survie nette globale des patientes atteintes d’un cancer du col est de 66 % à 5 ans, malgré des stratégies thérapeutiques lourdes et parfois morbides.
» Les objectifs thérapeutiques de la chimiothérapie néo-adjuvante sont la réduction de la morbidité liée aux traitements, la conservation fonctionnelle, la réduction du risque de récidive locale et de récidive à distance et l’amélioration de la survie.
» Les essais randomisés avant traitement chirurgical offrent des résultats hétérogènes en termes de survie, qui nécessitent la poursuite des investigations.
» Avant une radiothérapie externe, les avantages de la chimiothérapie néo-adjuvante sont très limités. Le risque principal est la réduction de la dose-intensité de la radiochimiothérapie concomitante, qui reste le standard pour les cancers avancés.
G. Miailhe, A. de la Rochefordière, T. de la Motte-Rouge, C. Malhaire, X. Sastre, P.H. Cottu, R. Rouzier, M.J. Rodrigues

Place des antiangiogéniques dans le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus à un stade avancé reste de très mauvais pronostic, et les différentes avancées réalisées dans le domaine de la chimiothérapie ces 10 dernières années ne se sont pas traduites par un bénéfice en survie globale. L’étude de phase III GOG240 a démontré que l’adjonction du bévacizumab augmente de façon significative la survie globale de ces patientes, qui passe de 13,3 à 17 mois. C’est la première étude portant sur une thérapeutique ciblée qui augmente la survie globale, et cela aura des conséquences directes sur la prise en charge de nos patientes.
A.C. Hardy-Bessard, F. Joly

Actualités et innovations dans la radiothérapie du cancer du col de l’utérus

» La prise en charge des cancers du col de l’utérus localement avancés repose sur une radiochimiothérapie concomitante suivie d’une curiethérapie utérovaginale.
» Le curage lomboaortique de stadification permet d’identifier les patientes faussement négatives au PET scan au niveau lomboaortique afin de leur proposer une extension des champs d’irradiation à ce niveau.
» La curiethérapie adaptative et guidée par l’imagerie 3D augmente considérablement les taux de contrôle locaux tout en diminuant les risques de complications tardives.
» La radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité s’impose progressivement comme technique de référence, malgré le manque de données.
R. Mazeron, V. Martin, W. Benhabib-Boukhelif, C. Haie-Meder

FICHE REPÈRES BIOLOGIQUES

Impact du microenvironnement tumoral sur les traitements anticancéreux

• Caractéristiques du microenvironnement tumoral
- Stroma tumoral
- Fibroblastes associés aux cancers
- Infiltrat immun
• Mécanismes de résistance liée au microenvironnement tumoral
- Résistance liée au stroma tumoral
- Résistance liée aux fibroblastes associés aux cancers
- Impact de l’infi ltrat immun
O. Trédan

SOINS ONCOLOGIQUES DE SUPPORT

4e édition des TransAtlantiques en Oncologie
Un congrès sur la gestion des toxicités, sous l’égide de l’AFSOS

- Les TransAtlantiques en Oncologie en sont à leur 4e édition. Que pouvez-vous dire des éditions précédentes ?
L’édition 2013, qui a rassemblé près de 300 participants, avait un programme toujours dense, avec des sessions sur les toxicités des thérapies ciblées, les pathologies ostéoarticulaires, la gestion des thromboses veineuses profondes, les nouveaux traitements de support ou encore les organisations innovantes en Europe et aux États-Unis.
Nous constatons que cette approche technique de la gestion du patient attire de plus en plus de participants... et d’orateurs, puisque, cette année encore, les sujets seront exposés et débattus au meilleur niveau international.
Interview du Dr Florian Scotté, coordinateur des TAO



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