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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 7 - Juillet 2014

La Lettre du Cancérologue

Juillet 2014
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ÉDITORIAL

Anniversaire : double shot

Le Congrès américain en oncologie clinique célèbre cette année sa fondation, en 1964.
Ce fut l’occasion de se pencher sur les 50 ans de progrès en cancérologie.
Parmi les réussites les plus marquantes, on peut citer :
➤ la guérison de la maladie de Hodgkin par chimiothérapie ;
➤ la guérison du cancer du testicule ;
➤ la première thérapie ciblée enregistrée par la Food and Drugs Administration, le rituximab ;
➤ l’impact de l’imatinib dans la leucémie myéloïde chronique ;
➤ un premier vaccin approuvé pour le cancer du col de l’utérus ;
➤ mais aussi la saga du blocage du récepteur HER2, allant jusqu’au concept des médicaments immunoconjugués ;
➤ enfin, le démembrement moléculaire des cancers offrant de nouvelles cibles thérapeutiques.
Pr Jean-François Morère

TRIBUNE

ASCO® 2014 : valeur et coût en exergue

La Société américaine d’oncologie clinique a choisi pour thème de sa 50e session annuelle “Science et Société”. Les organisateurs, au cours de 3 sessions spécifiques, ont souligné qu’il faut aujourd’hui examiner la “valeur” que ces traitements offrent à la société dans son ensemble. Et d’ajouter : il faut aussi considérer la qualité de vie que ces médicaments procurent et quelle charge financière ils représentent, avant de conclure que ces questions devraient être intégrées dans toutes les discussions que nous avons à propos de chaque nouveau traitement présenté.
Les oncologues doivent à la fois faire profiter chaque patient de toutes les ressources susceptibles de lui bénéficier, et défendre les intérêts de la société, ce qui revient à ne pas induire de dépenses inappropriées.
J.J. Zambrowski

DOSSIER : COMPTE-RENDU ET ANALYSE DU CONGRÈS DE CHICAGO 2014

Cancers du sein

ALTTO, qui porte sur plus de 8 000 patientes HER2+, montre l’absence de supériorité d’une double thérapie ciblée anti-HER2, lapatinib + trastuzumab, par rapport à la référence, CT + trastuzumab. L’association agoniste de la LH-RH + inhibiteur de l’aromatase serait supérieure à agoniste + tamoxifène en adjuvant chez les femmes non ménopausées, mais on ne dispose ni de la preuve que la castration soit supérieure au tamoxifène seul, ni, surtout, de données de survie à long terme. Un nouvel essai portant sur près de 5 000 patientes confirme l’absence d’effet du bévacizumab en adjuvant. L’utilisation d’un agoniste de la LH-RH avec la CT adjuvante permettrait de réduire les risques de ménopause précoce chez les patientes ayant des tumeurs RH−. AROBASE a montré l’intérêt d’une HT d’entretien après une CT de 1re ligne. AVATAXHER étaye la possibilité d’un traitement de rattrapage lorsqu’une mauvaise réponse à la CT néo-adjuvante est prédite par le PET scan. L’intérêt du carboplatine dans les tumeurs TN en néo-adjuvant est peut-être limité aux patientes ayant des facteurs héréditaires de prédisposition.
J.Y. Pierga, V. Diéras, O. Trédan

Cancers gynécologiques

Les principales avancées thérapeutiques concernent les cancers de l’ovaire. Après de longues années de traitements appliqués de manière uniforme, l’identification de groupes de tumeurs en fonction de leurs anomalies oncogéniques permet d’envisager enfin une médecine plus personnalisée. Le Congrès américain en oncologie clinique de 2014 est emblématique de cette évolution, faisant état :
– d’un essai clinique associant antiangiogénique et inhibiteur de PARP, d’une efficacité impressionnante ;
– des promesses de l’immunothérapie (anticorps anti-PD-1) ;
– de l’identification de sous-groupes moléculaires de pronostic différent ;
– de l’intérêt du profil moléculaire dans les cancers ovariens de type 1. Voilà de quoi occuper les prochaines années : espérons que ces essais thérapeutiques innovants confirmeront les progrès attendus.
T. de la Motte Rouge, M. Rodrigues, O. Tredan

Cancers bronchiques

L’étude de phase III REVEL a comparé, en seconde ligne thérapeutique, l’association ramucirumab + docétaxel au docétaxel seul. Cette étude montre une amélioration significative de la réponse et de la survie chez tous les patients ayant reçu du ramucirumab.
L’association erlotinib + bévacizumab améliore la survie sans progression par rapport à l’erlotinib seul dans le traitement de première ligne des cancers bronchiques non à petites cellules avec mutation de l’EGFR.
Le crizotinib améliore la survie par rapport à la chimiothérapie de première ligne chez les patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules avec réarrangement d’ALK.
D. Moro-Sibilot, P.J. Souquet, V. Westeel, N. Charbonnier, J. Cadranel

Cancers urologiques

Une nouvelle fois, l’urologie a été à l’honneur, avec, dans les cancers de la prostate, les résultats de l’essai CHAARTED rapportés en session plénière, ceux du GETUG 12 et de PREVAIL ainsi que l’étude observationnelle tirée de CaPSURE ne montrant pas de bénéfice d’une hormonothérapie immédiate versus différée dans les récidives biologiques. Une étude française a validé l’intérêt prédictif potentiel d’une signature génomique dans les tumeurs du rein à cellules claires opérées. Enfin, dans les cancers du rein et de la vessie métastatiques, les anticorps anti-PD-1 et anti-PD-L1 montrent des résultats préliminaires très encourageants.
P. Beuzeboc

Cancers digestifs

»» Cancer du rectum : la RCT préopératoire (50 Gy + capécitabine) sans oxaliplatine reste le standard ; FOLFOX adjuvant à proposer si yp stade III (voire yp stade II ?).
»» SG prolongées (~ 30 mois) et similaires avec les associations CT + bévacizumab ou CT + cétuximab en 1re ligne de traitement du CCRm KRAS sauvage (exon 2) : choix selon préférences du patient, notamment en termes de profil de tolérance.
»» FOLFOXIRI-bévacizumab : option intéressante pour les CCRm BRAF mutés compte tenu de leur pronostic défavorable.
»» Maintenance par fluoropyrimidine/bévacizumab : supérieure à une pause complète après CT d’induction avec fluoropyrimidine, oxaliplatine et bévacizumab.
»» Ramucirumab : 1er antiangiogénique efficace dans le cancer gastrique avancé après échec d’une 1re ligne par fluoropyrimidine et platine.
D. Malka

Soins oncologiques de support

De nombreuses études ont à nouveau été présentées au Congrès américain en oncologie clinique cette année. Une grande satisfaction a été de constater que beaucoup étaient intégrées aux sessions des disciplines (ORL, sénologie, etc.), ce qui montre l’implication de l’ensemble des équipes dans l’accompagnement des patients en complément du développement des thérapeutiques innovantes. Peu de grandes nouveautés, en dehors de la DHEA contre les sécheresses vaginales, mais beaucoup d’études de confirmation ont émaillé ce congrès. L’activité physique est de plus en plus incontournable dans le parcours de soins du patient atteint de cancer, et son impact, y compris en prévention primaire des cancers, se développe. Le travail sur les thérapeutiques antiémétiques continue d’avancer. On regrettera l’absence d’études sur la douleur et le peu d’études sur les toxicités hématologiques, qui est peut-être le signe d’un changement des thérapeutiques antinéoplasiques.
F. Scotté, P. Leroy, C. Gervais, M. Kfoury, C. Thibault, C. Hervé, S. Oudard

Cancérologie cutanée

Lors du Congrès américain en oncologie clinique de 2014, de nouvelles avancées thérapeutiques significatives ont été présentées. Dans le domaine de l’immunothérapie, l’actualité a essentiellement porté sur les anti-PD-1. L’intérêt de l’association ipilimumab + nivolumab a été confirmé. La combinaison dabrafénib + tramétinib s’est avérée supérieure, en termes de survie sans progression, au dabrafénib seul. Malgré une toxicité importante, l’essai évaluant l’intérêt de l’ipilimumab en situation adjuvante après curage ganglionnaire s’est avéré positif.
L. Mortier



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