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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 11 - Décembre 2014

La Lettre du Cancérologue

Décembre 2014
SOMMAIRE ÉDITORIAL OURS ARCHIVES S'ABONNER  

AVANT-PROPOS

La Lettre du Cancérologue est toujours la publication préférée des oncologues !

Du 6 mars au 13 juin 2014, vous avez été plus de 2 000 spécialistes à répondre à l’enquête de l’institut Ipsos. Vos préférences de lecture ainsi que votre attachement à notre publication ont été minutieusement examinés.
Les résultats de cette nouvelle enquête réalisée à l’initiative du CESSIM* confirment cette année encore que La Lettre du Cancérologue est la revue spécialisée la plus consultée par les oncologues, loin devant tous les autres titres. Nous sommes très fiers et honorés de cette première place.
* Centre d’études sur les supports de l’information médicale.
C. Damour-Terrasson

ÉDITORIAL

ESMO 2014 : la médecine de précision à l’honneur

La médecine ciblée du cancer, ou médecine de précision, brille de tous ses feux à l’ESMO 2014.
S’il fallait s’en convaincre, il suffit de regarder les résultats de l’étude CLEOPATRA. Dans cette étude de phase III, les investigateurs ont évalué la sûreté et l’efficacité d’une combinaison de pertuzumab + trastuzumab + chimiothérapie chez 808 patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique HER2+ non antérieurement traitées. Ces nouveaux résultats présentés à Madrid sont en effet spectaculaires. Cette combinaison triple, comparée à la combinaison double trastuzumab + chimiothérapie, donne un gain de survie globale de près de 16 mois, avec une survie médiane de 56,5 versus 40,8 mois. Le Dr S. Swain souligne ainsi que “l’amélioration de la survie de près de 16 mois observée dans l’étude CLEOPATRA n’a jamais été obtenue précédemment dans les études portant sur le cancer du sein métastatique”. Ce bénéfice en survie globale est observé quels que soient les sous-groupes de patientes. Le gain de survie sans progression observé lors des résultats et des analyses précédentes est maintenu avec un follow-up de 50 mois. En ce qui concerne la tolérance, celle-ci est inchangée dans le bras comportant le pertuzumab ; en particulier, il n’existe aucun signe de toxicité cardiaque à long terme.
J.F. Morère

ACTUALITÉS AU 39E ESMO

Nouveautés en oncologie ORL

» Les inhibiteurs de l’EGFR de seconde génération n’ont pas fait la preuve d’une grande efficacité dans des populations non sélectionnées de patients ayant des carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures (VADS) en récidive après échec d’une première ligne à base de composé du platine.
» La quadruple association cisplatine + 5-FU + cétuximab + docétaxel n’est pas plus efficace que le schéma EXTREME (cisplatine, cétuximab, 5-FU) en première ligne métastatique, probablement en raison des doses de cisplatine et de docétaxel, qui n’ont pu être maintenues lors de son évaluation.
» L’immunothérapie avec ciblage de PD-1/PD-L1 par des anticorps apparaît comme une voie prometteuse dans les carcinomes épidermoïdes des VADS.
D. Loirat, C. Le Tourneau

Cancers du sein

La caractérisation biologique des métastases réalisée dans les programmes SAFIR et MOSCATO ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques, basées sur la médecine de précision. Pour les cancers du sein HER2+, en situation métastatique, l’actualisation de l’essai CLEOPATRA confirme l’apport majeur du double blocage trastuzumab + pertuzumab en première ligne thérapeutique, avec un bénéfice en SG de 16 mois, et définit ainsi un nouveau standard de traitement. En revanche, en adjuvant, dans l’essai ALTTO, il n’existe pas de bénéfice du lapatinib, et le traitement standard reste CT + trastuzumab pour une durée de 1 an. En situation métastatique, il existe de nouvelles données avec le bévacizumab : amélioration de la SSP et de la SG avec ajout de la capécitabine après une réponse au docétaxel + bévacizumab (étude IMELDA) ; amélioration de la SSP avec poursuite du bévacizumab après progression (étude TANIA). Cependant, la sélection des patientes pouvant bénéficier de ces approches reste la question majeure, avec notamment l’étude de biomarqueurs prédictifs.
V. Diéras, J.Y. Pierga

Actualités en oncologie thoracique

» Chez les patients EGFR muté, la poursuite des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) de l’EGFR en association avec la chimiothérapie n’améliore pas la survie sans progression (SSP) par rapport à la chimiothérapie seule.
» Le crizotinib donne de meilleurs résultats de SSP en première ligne comparé à la chimiothérapie chez les patients avec réarrangement d’ALK.
» On note une amélioration de la SSP à long terme avec les inhibiteurs des ponts de blocage de l’immunité.
D. Moro-Sibilot, S. Couraud, N. Charbonnier, N. Girard

Cancers digestifs non colorectaux

» L’immunothérapie par le pembrolizumab, anticorps anti-PD-1, montre une activité intéressante dans les adénocarcinomes gastriques avancés PD-L1+, avec des taux de réponse d’environ 30 % (phase Ib).
» Le demcizumab, anticorps ciblant la voie Notch, montre des résultats préliminaires d’activité encourageants dans les cancers du pancréas avancés, avec 41 % de taux de réponse (phase Ib).
» Le ramucirumab et l’axitinib améliorent significativement la SSP, mais pas la SG, chez les patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire avancé après échec du sorafénib.
» Le ponatinib pourrait représenter une nouvelle option thérapeutique après échec des 3 ITK approuvés dans le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales avancées.
C. Neuzillet, S. Faivre

Cancers colorectaux

» La survie globale dépasse les 31 mois chez les patients atteints d’un cancer colorectal métastatique grâce aux thérapies ciblées.
» On voit apparaître de nouveaux médicaments à l’horizon : le régorafénib et le TAS-102.
» Les données sont concluantes en ce qui concerne les antiangiogéniques en traitement d’entretien.
C. Tournigand

Soins oncologiques de support

Le congrès de la Société européenne d’oncologie médicale prend un essor considérable depuis plusieurs années. Les soins oncologiques de support, qui suivent le même essor, profitent du succès de ce congrès et ont été largement représentés cette année à Madrid à travers des sessions orales, des poster discussions et des abstracts.
Les thérapeutiques antiémétiques restent en première ligne des communications actuelles, mais est apparue cette année l’évaluation comparée des toxicités par les praticiens et les patients eux-mêmes. Une communication importante a présenté les résultats d’un analogue de facteur de croissance dans la cachexie et la sarcopénie. Autant de nouveautés qui, complémentaires des importantes communications dans les pathologies telles que les cancers dermatologiques, mammaires ou bronchiques, font de ce congrès un rendez-vous annuel incontournable, y compris pour les soins de support.
F. Scotté, C. Gervais, P. Leroy, V. Launay-Vacher, J.B. Rey, M. Kfoury, C. Thibaut, E. Kempf, S. Oudard

CAS CLINIQUE

Survenue d’un carcinome épidermoïde du larynx sur rhinosclérome : existe-t-il une relation entre les deux ?

Le rhinosclérome a été décrit pour la première fois par F. von Hebra en 1870, mais ce n’est qu’en 1872 que E. Gerber a déterminé qu’il s’agissait d’une maladie inflammatoire chronique granulomateuse d’évolution progressive. C’est en 1876 que le premier cas de rhinosclérome laryngé a été décrit. Son incidence au niveau du larynx est variable selon les séries. Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 55 ans traité pour un rhinosclérome du larynx et qui a présenté, 9 mois après, un carcinome épidermoïde du larynx. Le mécanisme de cette transformation maligne sera discuté à l'aide de la littérature consacrée à ce sujet.
Un patient, âgé de 55 ans, diabétique et hypertendu, bien équilibré sous traitement médical et sans antécédents alcoolotabagiques, consulte en 2005 pour une dysphonie chronique isolée.
L’examen clinique retrouve une lésion suspecte de la corde vocale droite avec un aspect inflammatoire de la bande ventriculaire homolatérale, le reste de l’examen clinique est sans particularités, notamment les fosses nasales et les aires ganglionnaires.
B. Hemmaoui, K. Nadour, N. Errami, H. Temsamani, M. Zalagh, A. Jahidi, F. Benariba



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