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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 3 - Mars 2014

La Lettre du Cancérologue

Mars 2014
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ÉDITORIAL

Faut-il encore une fois réformer les études médicales ?

Depuis plus de 20 ans, on déplore l’inadéquation des études médicales à leur objectif : former d’abord et avant tout les praticiens du pays. On souhaite des praticiens formés à la résolution de problèmes toujours singuliers, souvent complexes, et, pour ce faire, sachant chercher et traiter les informations nécessaires, des professionnels habitués à travailler en équipe et à fonctionner en réseaux (formels ou informels), et donc aptes à piloter leurs patients dans le système de santé. On veut des médecins au fait des données de l’“evidence-based medicine”, sachant les adapter à la singularité de chaque patient, des médecins jaloux de leur indépendance à l’égard de l’industrie et des financeurs, pouvant justifier leurs actes et leurs prescriptions. Des professionnels pratiquant l’autoévaluation, analysant les échecs rencontrés et les erreurs commises, toujours avides d’apprendre, convaincus que, “en médecine, ce qui est difficile, ce sont les 80 premières années, après ça va tout seul”, des médecins développant une médecine centrée sur le patient grâce à une approche globale et à une relation empathique. Enfin, des médecins soucieux de la collectivité et des deniers publics, développant la prévention et pratiquant le “juste soin au juste coût”, bref des médecins formés à la pratique de la santé publique. Amen !
A. Grimaldi

RÉTROSPECTIVE & PERSPECTIVE DANS LES CANCERS UROLOGIQUES

Cancers de la prostate

» L’année 2013 a vu une révolution des pratiques, avec la mise à disposition de l’acétate d’abiratérone avant le docétaxel, du cabazitaxel, du MDV3100 après docétaxel et, prochainement, celle du radium 223. Va maintenant se poser le problème des séquences thérapeutiques qui devront tenir compte des résistances croisées entre les nouvelles hormonothérapies. Concernant les associations de radio hormono thérapie dans les formes à mauvais pronostic, le dogme des 3 ans d’hormonothérapie est remis en question dans une étude randomisée canadienne comparant cette durée à 18 mois.
P. Beuzeboc

Cancers du rein

» Dans les cancers du rein, l’année 2013 a été marquée par les AMM du pazopanib en 1re ligne et de l’axitinib en 2e ligne. En revanche, en 1re ligne, il faut relever les résultats décevants des études randomisées évaluant le tivozanib, l’axitinib et temsirolimus-bévacizumab.
P. Beuzeboc

Cancers urothéliaux

» Dans les cancers de la vessie localisés, l’actualisation de la méta-analyse des essais adjuvants confirme le bénéfice en SG. Une méta-analyse confirme l’importance pronostique de l’obtention d’une RC histologique par une CT néo-adjuvante.
P. Beuzeboc

Cancers du testicule

» Dans les cancers du testicule, il faut privilégier la surveillance pour le stade I. Dans les formes à mauvais pronostic, l’essai randomisé GETUG 13, en montrant un bénéfice en SSP, positionne son schéma dose-dense comme le prochain standard thérapeutique.
P. Beuzeboc

MISE AU POINT

Stratégie de maintenance dans les cancers bronchopulmonaires avancés : un nouveau standard en première ligne ?

» La stratégie de maintenance consiste, à l’issue de la chimiothérapie de première ligne, à poursuivre jusqu’à progression de la maladie un traitement adapté, soit utilisé lors de l’induction (“continuation”), soit distinct du traitement d’induction (“substitution”). Elle est fondée sur : la courte durée du contrôle de la maladie après une première ligne de chimiothérapie, la proportion significative de patients n’accédant jamais à un traitement de seconde ligne lors de la progression de la maladie, le faible niveau d’activité des traitements disponibles en seconde ligne.
» Le pémétrexed améliore la survie des patients atteints de cancers non épidermoïdes, en maintenance de continuation ou de substitution. L’erlotinib prolonge significativement la survie des patients stabilisés à l’issue de la chimiothérapie d’induction.
» La décision d’adopter une stratégie de maintenance dépend de multiples facteurs.
» La stratégie de maintenance ne réduit pas de manière significative l’accès à la seconde ligne, ni ne semble diminuer l’efficacité des traitements de seconde ligne ; la maintenance de substitution réduit cependant les options disponibles en seconde ligne.
M. Pérol, V. Avrillon, O. Bylicki

CONGRÈS - RÉUNION

Retour sur le “best of” francophone de la World Conference on Lung Cancer
Paris, 6 décembre 2013

Le “best of” francophone de la World Conference on Lung Cancer (WCLC) 2013, qui a eu lieu le 6 décembre dernier à Paris sous la présidence du Dr T. le Chevalier et du Pr P. Dartevelle, a été l’occasion de présenter les dernières avancées en oncologie thoracique à partir de 15 présentations sélectionnées lors de la WCLC 2013.
M.C. Pailler

SOINS ONCOLOGIQUES DE SUPPORT

Prise en charge de la toxicité des thérapies ciblées sur les muqueuses buccales et gastro-intestinales dans le traitement du cancer du sein - Le cas particulier des stomatites sous inhibiteur de mTOR

Parmi les effets indésirables des traitements anticancéreux, les lésions des muqueuses buccales et gastro-intestinales font partie des plus constants et des plus limitants. Même s’ils ne savent pas totalement les contrôler, les oncologues sont donc familiarisés avec ces toxicités lorsqu’elles sont provoquées par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie. Les biothérapies ou thérapies ciblées, qui font maintenant partie des standards de traitement, ont initialement été considérées comme beaucoup mieux tolérées que les cytotoxiques. Depuis, on a appris à reconnaître leurs effets indésirables et constaté que certaines thérapies ciblées s’accompagnent d’une atteinte très fréquente des muqueuses. Cependant, celle-ci diffère de l’atteinte radio- et/ou chimio-induite et le clinicien s’interroge souvent devant ces lésions : de quoi s’agit-il exactement ? Comment en apprécier la sévérité ? Comment les prévenir et les traiter ? Dans cet article, nous allons tenter de faire le point sur ces questions, en illustrant notre propos avec le cas du cancer du sein, et plus spécifiquement celui des mucites provoquées par les inhibiteurs de mTOR dans cette indication.
R.J. Bensadoun, D. Collangettes, J.C. Fricain



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