IDENTIFIEZ-VOUS Mot de passe oublié Problème de connexion ? Inscrivez-vous
Accueil Ajouter aux favoris
Edimark
moteur de recherche PanierMon panier : 0 article

>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Cancérologue >> N° 2 - Mars/Avril 2000

La Lettre du Cancérologue

Mars/Avril 2000
SOMMAIRE ÉDITORIAL OURS ARCHIVES S'ABONNER  

EDITORIAL

Targeting and tailoring

Quel traitement et quelle dose administrer à votre nouveau patient lors de la prochaine consultation ? Il s’agit tout d’abord de savoir de quel type de tumeur ce patient souffre, et quels sont les traitements antérieurement reçus, pour choisir le traitement qui aura statistiquement le plus de chances d’être efficace. Le second aspect du problème est de savoir quels sont les paramètres cliniques et biologiques qui permettent d’optimiser la dose et le schéma d’administration. Nous assurons ainsi le meilleur rapport bénéfice/risque en fonction de nos connaissances actuelles dans la spécialité. Mais peut-on être vraiment sûr que ce patient va bénéficier à faible risque de cette proposition thérapeutique, qui est choisie parce qu’elle convient au plus grand nombre ?

MISE AU POINT

Chimiothérapie adjuvante des cancers du sein : vers une approche séquentielle

De nombreux cancers du sein, apparemment localisés et ayant reçu un traitement locorégional optimal, récidivent à distance après plusieurs mois ou années et sont encore aujourd’hui responsables de décès. L’hypothèse admise est celle de l’évolution de micrométastases occultes disséminées dans l’organisme et déjà présentes au moment de la chirurgie initiale : leur destruction constitue l’enjeu des traitements adjuvants et néoadjuvants. Les traitements adjuvants ont été largement utilisés depuis les années 70 et, bien que le bénéfice absolu en termes de survie soit modeste (6 à 8 %), on leur attribue, conjointement au dépistage, une responsabilité dans la diminution du taux de mortalité par cancer du sein observée au cours des dernières décennies (1).

Intérêt de la chimiothérapie de maintenance chez les patientes en réponse objective dans le cancer du sein métastatique

Le cancer du sein métastatique, s’il ne peut être guéri définitivement, répond transitoirement, dans une grande majorité de cas, à une hormonothérapie et/ou à une chimiothérapie, ce qui améliore considérablement les symptômes. La survie des patientes est d’une grande variabilité et s’échelonne de quelques semaines, pour les formes très agressives, à de nombreuses années pour les formes lentement évolutives, souvent hormonosensibles. La médiane de survie, qui se situe entre un et deux ans, est modestement influencée par les traitements, qui restent palliatifs, et le respect de la qualité de vie des patientes est au premier plan des préoccupations. La tolérance des traitements doit être prise en compte par rapport à la gravité de l’état des malades. Pour ces raisons, il est recommandé d’utiliser préférentiellement l’hormonothérapie et de réserver la chimiothérapie, plus toxique, aux formes hormonorésistantes. En pratique, cependant, la totalité des cancers du sein métastatiques sera traitée par chimiothérapie : d’emblée lorsque les récepteurs hormonaux sont négatifs, et plus tardivement pour les formes hormonosensibles, au moment où la maladie échappe aux manipulations hormonales.

NOUVEAU CONCEPT

Évolution présente et future des critères de réponse aux traitements contre le cancer

Les critères de réponse objective ont été développés et largement diffusés par les équipes de recherche clinique à la fin des années 70 (1), lorsqu’il est apparu nécessaire de parler un langage commun pour analyser et rapporter les résultats des traitements anticancéreux.



LIENS UTILES CULTURE GENERALES INDEX BOUTIQUE CALENDRIER DES CONGRÈS