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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Pharmacologue >> N° 5 - Mai 2001

La Lettre du Pharmacologue

Mai 2001
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EDITORIAL

La réforme des enseignements de la deuxième partie du DCEM aboutira-t-elle à une véritable réforme pédagogique en médecine ?

La réforme des enseignements de la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales (DCEM 2, 3, 4), initiée par Jean Rey et mise en forme par la Commission nationale de pédagogie sous l’impulsion du doyen Denis Vital-Durand, est l’occasion de réaliser une vraie réforme pédagogique en médecine. Qu’est-ce qu’une réforme pédagogique ? C’est définir pour l’enseignement-formation un objectif final et des objectifs intermédiaires (sur 10 ans !), mettre en œuvre des moyens pédagogiques modernes adaptés à ces objectifs, et enfin se doter d’outils de contrôle des connaissances en adéquation avec ces objectifs et ces moyens. Où en sommes-nous en mai 2001 ?

PHARMACOLOGIE

Les récepteurs sigma : de leur découverte à la mise en évidence de leur implication dans l’appareil cardiovasculaire

RÉSUMÉ. Les récepteurs sigma constituent des entités protéiques dont les modalités de fonctionnement commencent à être comprises. Ils sont ciblés par de nombreux ligands dont certains, comme l’halopéridol, sont des psychotropes, mais aussi par des substances connues comme antiarythmiques cardiaques : l’amiodarone ou le clofilium. Ils sont impliqués dans diverses fonctions cardiovasculaires telles que la contractilité et le rythme cardiaque, ainsi que dans la régulation de la vasomotricité artérielle (coronaire et systémique). Nous tentons dans cette brève revue de faire le point sur quelques-uns des aspects concernant les ligands, les sites de liaison, les voies de couplage et les fonctions cardiovasculaires de ces récepteurs énigmatiques. Mots-clés : Récepteurs sigma - Contractilité cardiaque - Troubles du rythme - Vasomotricité - Protéines G - Canaux potassiques.

PHARMACO-ÉPIDÉMIOLOGIE

Pharmacodépendance et mésusage des psychotropes : résultats d’une enquête réalisée auprès de 49 pharmaciens d’officine en Loire-Atlantique

Résumé. Les données provenant des travaux réalisés chez l’animal et des essais cliniques chez l’homme sont insuffisantes pour évaluer le potentiel de pharmacodépendance des médicaments. À ces résultats fondamentaux doivent être ajoutées des données provenant d’études d’utilisation des médicaments en “conditions réelles” par les patients, concernés ou non par les indications AMM de ceux-ci. Nous avons donc mené une étude épidémiologique prospective pour évaluer les mésusages liés à une pharmacodépendance aux médicaments psychotropes en recueillant, auprès d’un réseau de pharmaciens d’officine en Loire-Atlantique, des renseignements sur les ordonnances “hors résumé des caractéristiques du produit” et/ou falsifiées. L’objectif était double : lister et décrire les médicaments détournés de leur usage, et évaluer la falsification des ordonnances (mode, profil du destinataire). Mots-clés : Mésusage - Ordonnances falsifiées - Pharmacies sentinelles - Pharmacodépendance - Médicaments psychotropes.

PHARMACOCINÉTIQUE

La pharmacocinétique clinique des psoralènes utilisés en photochimiothérapie corporelle

Résumé. La photochimiothérapie corporelle reste le traitement de référence de dermatoses étendues telles que le psoriasis. Elle associe la prise d’un psoralène à une irradiation corporelle par rayons UV-A. Nous préconisons un monitorage de la photochimiothérapie, afin de déterminer la Cmax du psoralène ainsi que son Tmax. Cela permet de faire coïncider l’irradiation corporelle avec le Tmax, d’obtenir une Cmax optimale de 100-150 ng.mL-1, et de diminuer ainsi au maximum la dose de rayons UV-A à délivrer. Cela permet d’économiser le capital UV-A de chaque patient pour la photochimiothérapie, dont on sait maintenant que le risque carcinogène est réel au-delà d’une dose délivrée cumulée de 1 500 J.cm-2. Cet article a pour but de rappeler les connaissances actuelles sur la variabilité interindividuelle de la pharmacocinétique des psoralènes justifiant ce monitorage. Mots-clés : Psoralènes - Photochimiothérapie - Monitorage.

MÉTHODOLOGIE DES ESSAIS THÉRAPEUTIQUES

Le plan factoriel

Le plan factoriel est un plan d’expérience (design) qui permet de répondre, dans l’idéal, à deux questions différentes dans le même essai. Il procure un gain de temps et une “économie en patients”. Pour remplir correctement son but, il est nécessaire que les traitements n’interagissent pas au plan statistique. Autrement, le plan factoriel perd sa puissance et se retrouve dans l’impossibilité de répondre à aucune des deux questions (1). Principe général Le plan factoriel consiste en l’utilisation des mêmes patients pour effectuer simultanément deux comparaisons. La première est celle du traitement A à son placebo, et la seconde celle du traitement B à son placebo. Les patients de l’essai seront randomisés une première fois entre A et son placebo, puis une seconde fois, sans tenir compte de la nature du premier traitement reçu, entre B et son placebo. Ces deux randomisations simultanées créent en fait quatre groupes de patients, qui recevront :

  • le traitement A et le traitement B ;
  • le traitement A et le placebo du traitement B ;
  • le placebo du traitement A et le traitement B ;
  • le placebo de A et le placebo de B.
En pratique, la randomisation des patients se fait directement entre ces quatre groupes, afin d’assurer l’équilibre des effectifs. Au total, la moitié des patients reçoit le traitement A et l’autre moitié le placebo de A. De même, la moitié des patients reçoit le traitement B et l’autre moitié le placebo de B.

NOUVEAUX MÉDICAMENTS ANALYSÉS PAR LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

Nouvelle forme galénique - Nouveaux principes actifs

Cette rubrique est réalisée à partir des avis de la Commission de la Transparence, obtenus après inscription des médicaments au Journal Officiel. Les textes des avis sont susceptibles d’être modifiés avant leur publication dans le Bulletin Officiel Solidarité-Santé. Seuls les médicaments constituant une nouveauté sont présentés ; les compléments de gamme, médicaments essentiellement similaires et réinscriptions ne sont pas inclus. Seules certaines nouvelles formes galéniques, nouvelles indications et nouvelles associations de principes actifs sont retenues ; les vaccins et les médicaments à visée diagnostique ne sont pas décrits. Les fiches reprennent les sections “Originalité” et “Indications thérapeutiques” des avis. La place dans la thérapeutique est décrite en priorité par l’”Amélioration du Service Médical Rendu” (ASMR), à défaut par le “Service Médical Rendu” (SMR) ou au besoin par la “Stratégie thérapeutique”. Les niveaux d’ASMR sont les suivants : I. Progrès thérapeutique majeur. II. Amélioration importante en termes d’efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables. III. Amélioration modeste en termes d’efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables. IV. Amélioration en termes d’acceptabilité, de commodité d’emploi, d’observance ; complément de gamme justifié. V. Absence d’amélioration. VI. Avis défavorable. Les fiches mentionnent également s’il s’agit d’une inscription sur la liste des médicaments agréés aux collectivités et/ou sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux (Sécurité sociale). Le classement des médicaments en catégories est ajouté par l’auteur, indépendamment de l’avis de la Commission de la Transparence.



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