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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Pneumologue >> N° 3 - Juin 2015

La Lettre du Pneumologue

Juin 2015
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AVANT-PROPOS

Grand Prix HTAP de La Lettre du Pneumologue : une initiative à partager !

Avec le soutien fort du professeur Marc Humbert ainsi que l’adhésion unanime du comité de rédaction, j’ai imaginé un Grand Prix qui récompensera les lauréats des 3 meilleurs cas cliniques dans le domaine de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), qui nous auront été adressés pour le 30 septembre 2015.
Nous serons heureux de recueillir les articles présentant un intérêt nouveau dans la recherche clinique dans ce domaine très actif en pneumologie, en association étroite avec d’autres disciplines, au premier rang desquelles la cardiologie, la médecine interne, la dermatologie, la rhumatologie, la pédiatrie, la génétique médicale, la radiologie interventionnelle, la réanimation, et bien sûr la chirurgie thoracique et vasculaire. Vous l’avez compris, nous souhaitons accueillir les contributions de tous les nouveaux entrants dans la spécialité, et créer une émulation au sein de la communauté des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge de l’HTAP, quels que soient leur âge et leur parcours.
Notre objectif ? Valoriser la force des écrits scientifiques en langue française et fédérer les professionnels de santé concernés par la recherche en pneumologie, préoccupation au coeur de la publication qui vous donne rendez-vous fidèlement tous les 2 mois.
Nous vous invitons soit à participer vous-même à ce Prix scientifique, soit à communiquer autour de vous parmi vos proches confrères et étudiants.
C. Damour-Terrasson

ÉDITORIAL

Quelle place pour les statines dans les pneumonies graves ?

L'incidence des pneumonies communautaires se situe entre 3 et 40 cas pour 1 000 habitants par an, avec une mortalité d’environ 10 %. Bien qu’il y ait eu des progrès dans la prise en charge symptomatique et antimicrobienne, le pronostic s’est peu modifié au cours des dernières années. L’incidence des pneumonies nosocomiales en réanimation (principalement acquises sous ventilation mécanique) est très diversement appréciée, se situant, en fonction des critères de diagnostic, de la population intéressée et de la stratégie de prévention, entre 10 et 30 %. L’impact sur la mortalité est très difficile à apprécier eu égard aux nombreux facteurs de confusion rendant l’analyse difficile.
L. Papazian, S. Hraiech

MISES AU POINT

Le syndrome emphysème-fibrose

»» Le syndrome emphysème-fibrose est défini par l’association de lésions d’emphysème prédominant dans les sommets et de fibrose localisée préférentiellement dans les bases.
»» Sur le plan fonctionnel, les débits et volumes sont quasi normaux, contrastant avec une altération nette de la diffusion du monoxyde de carbone et une limitation importante de la capacité à l’exercice avec désaturation et hypoxémie.
»» Le diagnostic repose sur le scanner thoracique.
»» Le pronostic est mauvais, en particulier à cause de la survenue fréquente d’une hypertension pulmonaire précapillaire, le plus souvent sévère, et de la fréquence élevée du cancer bronchopulmonaire, dont la prise en charge est limitée par l’insuffisance respiratoire.
K. Ahmad, J.F. Cordier, V. Cottin

Le syndrome obésité-hypoventilation

L’obésité peut avoir un profond retentissement sur le système respiratoire. L’hypoventilation du sujet obèse est multifactorielle et relève en particulier des altérations de la mécanique et du contrôle ventilatoires. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) habituellement présent chez ces patients peut y participer. La prévalence de cette hypoventilation est fréquemment sous-estimée. Elle est en général détectée dans 2 situations : lors d’une exacerbation et lorsque, en cas de suspicion de SAOS, le patient est adressé pour la réalisation d’une polysomnographie. La gestion ventilatoire de ces patients (pression positive continue ou ventilation non invasive) dépend de la situation clinique sous-jacente et des résultats de la polysomnographie. Une prise en charge ventilatoire appropriée de ces patients réduit leur morbimortalité. Ainsi, le maintien d’une assistance respiratoire à long terme chez la grande majorité de ces patients est indispensable afin d’assurer une stabilité clinique et gazométrique.
C. Rabec, M. Georges

L’épreuve d’effort pour les pneumologues

»» L’exploration fonctionnelle à l'exercice (EFX) sert à : quantifier le handicap fonctionnel et sa sévérité, rechercher les facteurs limitant l’exercice et évaluer les mécanismes responsables de la dyspnée d’effort.
»» L’EFX peut aider à orienter le choix d’une thérapeutique et évaluer son efficacité ; à assurer le suivi d’une pathologie chronique et en prédire l’évolution, péjorative ou non, voire la mortalité ; à évaluer un sujet dans le cadre d’un bilan préopératoire et, ainsi, anticiper la phase postopératoire (complications, durée d’hospitalisation, etc.), et, enfin, à définir un réentraînement à l’effort personnalisé.
»» Aujourd’hui, l’EFX est devenue un examen incontournable. Mais sa valeur scientifique dans le diagnostic des différentes pathologies cardiorespiratoires et son intérêt dans le dépistage précoce d’une pathologie chronique restent mal connus. Une meilleure connaissance de la physiopathologie et l’utilisation en routine de l’EFX devraient nous permettre de mieux en appréhender l’intérêt.
P. Laveneziana, B.P. Dubé, G. Garcia

L’exploration fonctionnelle respiratoire du jeune enfant

» L’exploration fonctionnelle respiratoire est possible chez l’enfant d’âge préscolaire capable d’une coopération minimale.
» La mesure de la résistance (pléthysmographie, interruption du débit, oscillation forcée) et la réalisation d’une boucle débit-volume lors d’une expiration forcée maximale peuvent être effectuées en cabinet médical, mais nécessitent un personnel spécifiquement formé, car elles doivent satisfaire aux critères de validation spécifiques pour cette tranche d’âge. Les mesures de la capacité résiduelle fonctionnelle par la dilution à l’hélium et de l’index de clairance pulmonaire sont simples mais longues à réaliser, nécessitent un matériel peu disponible et la manipulation de gaz traceurs.
» La pertinence des différentes techniques dépend des habitudes de chacun, et de la pathologie à explorer.
N. Beydon, S. Matecki

GRAND PRIX FPI

Apport diagnostique de la cryobiopsie pulmonaire transbronchique dans la fibrose pulmonaire idiopathique

Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 74 ans présentant une dyspnée d’effort évoluant depuis 4 mois associée à une toux. Il est traité par amlodipine pour une hypertension artérielle systémique. Son tabagisme, évalué à 5 paquets-année, est sevré depuis 1995. Il n’y a pas d’exposition professionnelle ou environnementale notable.
Le patient, en bon état général et eupnéique au repos, présente des crépitants “Velcro” des bases à l’auscultation et un hippocratisme digital. Il n’y a pas d’atteinte extrarespiratoire. Les explorations fonctionnelles respiratoires mettent en évidence un trouble ventilatoire restrictif sévère.
M. Romagnoli, C. Boissin, J. Charriot, A. Bourdin

ONCO-PNEUMOLOGIE

Prise en charge du patient âgé

»» Les patients âgés de plus de 70 ans représentent en France plus du tiers des patients ayant un cancer du poumon.
»» Il a longtemps régné un certain nihilisme vis-à-vis du cancer du poumon, et a fortiori envers les personnes âgées qui en étaient atteintes. Les études récentes montrent que ce nihilisme n’a plus lieu d’être.
»» Moyennant une adaptation du traitement et une surveillance étroite de la toxicité, la chimiothérapie mérite d’être introduite en tout cas dans les formes métastatiques et sans doute aussi dans les formes plus précoces.
»» Les thérapies ciblées bénéficient aux personnes âgées ayant un cancer bronchique avec mutation.
E. Quoix



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