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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Pneumologue >> N° 1 - Février 2014

La Lettre du Pneumologue

Février 2014
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ÉDITORIAL

J’ai vingt ans, en 2014, avec vous !

Le 20 décembre 1993, je prenais mes fonctions chez Edimark et Médica-Press en tant que directeur général. J’étais impliquée depuis dix ans dans la santé, et les deux sociétés publiaient déjà des revues de spécialistes. Très vite, les deux entités ont été réunies pour former un jeune groupe dont j’étais la Présidente.
Le 20 décembre 2013, vingt ans après, grâce à votre indéfectible confiance, je suis très heureuse qu’Edimark Santé, éditeur de presse, d’ouvrages et de multimédia, compte parmi les tout premiers acteurs dans le paysage de la presse médicale francophone !
Dès 1994, La Lettre du Cancérologue s’inspirait de Current Opinion et devenait une publication de synthèse scientifique de haut niveau dotée d’une organisation éditoriale exigeante et structurée. Ainsi a été façonné notre premier modèle et fondée notre philosophie “rigueur et innovation”.
C. Damour-Terrasson

TRIBUNE

L’acceptation de la maladie

La maladie chronique est le grand défi de notre système de santé, l’obligeant à revoir son organisation et menaçant son financement solidaire. Mais c’est aussi, les gestionnaires l’oublient trop souvent, un défi pour les patients comme pour les médecins. L’annonce du diagnostic d’une maladie chronique − ce ne sera jamais plus comme avant et c’est pour toujours − évoque inexorablement le terme de la vie. C’est pourquoi le travail d’acceptation de la maladie a été assimilé à un travail de deuil soumis à ses lois. “Tout nouveau deuil ravive tous les deuils antérieurs et tout deuil non fait interdit tout nouveau deuil.” Chacun de nous serait donc ainsi doté d’une plus ou moins grande “aptitude au deuil” (lorsque je vis M. S., diabétique mal équilibré, pour la première fois, il me dit d’un ton ferme : “Pouvez-vous, s’il vous plaît, docteur, ne pas me dire que je n’accepte pas ma maladie”, et 15 minutes plus tard, il m’apprenait qu’il avait un fils unique et qu’un jour il l’avait trouvé pendu).
A. Grimaldi

MISES AU POINT

Traitement prolongé par les macrolides dans les bronchopathies chroniques

»» L’efficacité du traitement par macrolides prolongé a été bien démontrée dans la panbronchiolite diffuse et la mucoviscidose. Les études récentes indiquent qu’un traitement prolongé par l’azithromycine permet une réduction des exacerbations chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive ou de dilatations des bronches non mucoviscidosiques ayant des exacerbations fréquentes malgré un traitement conventionnel. À ce jour, peu de données concernent l’asthme sévère. L’utilisation des macrolides dans les bronchopathies chroniques se fait en dehors de leur autorisation de mise sur le marché.
»» Les interrogations actuelles portent sur la toxicité cardiovasculaire des macrolides et sur l’émergence de bactéries résistantes.
»» Les études restent insuffisantes pour établir la posologie optimale ainsi que la durée des traitements par azithromycine.
J. Frija-Masson, P.R. Burgel

GOLD, 2 ans après

»» Les recommandations GOLD 2011 ont profondément modifié la façon de classer les patients atteints de BPCO, prenant en compte de manière formalisée les symptômes et les exacerbations en sus du VEMS.
»» La nouvelle classification s’est accompagnée d’un élargissement notable des indications de certains traitements (associations fixes, corticothérapie inhalée hors associations fixes, triple thérapie).
»» De nombreuses analyses de données provenant de diverses cohortes permettent d’identifier des différences parfois marquées entre les nouvelles catégories en termes de caractéristiques transversales et en termes de risque futur, sans établir la supériorité de la nouvelle classification GOLD sur d’autres modes d’évaluation.
»» La stabilité dans le temps des catégories GOLD 2011 chez un patient donné est imparfaite.
»» La pertinence de la nouvelle classification en tant que guide de décision thérapeutique reste à établir.
N. Roche, B. Housset

La ventilation non invasive en postopératoire

»» La chirurgie et l’anesthésie générale peuvent être à l’origine de complications pulmonaires responsables d’une détresse respiratoire aiguë en postopératoire. La ventilation non invasive (VNI) fait partie des techniques disponibles permettant de diminuer le travail respiratoire et d’améliorer les échanges gazeux. En postopératoire, elle permet de prévenir les détresses respiratoires aiguës (“VNI prophylactique”) ou de les traiter lorsqu’elles surviennent (“VNI curative”).
»» Une insuffisance respiratoire aiguë en postopératoire peut être le symptôme d’une complication chirurgicale.
»» La VNI appliquée après certaines chirurgies ou sur des terrains fragiles améliorerait les échanges gazeux, pourrait prévenir les détresses respiratoires aiguës après une extubation et éviter d’éventuelles réintubations. Un échec de la VNI ne doit pas retarder une éventuelle réintubation.
G. Bouvier, A. Kouatchet, S. Jaffré, A. Magnan

ONCO-PNEUMOLOGIE

Stratégie de maintenance dans les cancers bronchopulmonaires avancés : un nouveau standard en première ligne ?

»» La stratégie de maintenance consiste, à l’issue de la chimiothérapie de première ligne, à poursuivre jusqu’à progression de la maladie un traitement adapté, soit utilisé lors de l’induction (“continuation”), soit distinct du traitement d’induction (“substitution”). Elle est fondée sur : la courte durée du contrôle de la maladie après une première ligne de chimiothérapie, la proportion significative de patients n’accédant jamais à un traitement de seconde ligne lors de la progression de la maladie, le faible niveau d’activité des traitements disponibles en seconde ligne.
»» Le pémétrexed améliore la survie des patients atteints de cancers non épidermoïdes, en maintenance de continuation ou de substitution. L’erlotinib prolonge significativement la survie des patients stabilisés à l’issue de la chimiothérapie d’induction.
»» La décision d’adopter une stratégie de maintenance dépend de multiples facteurs.
M. Pérol, V. Avrillon, O. Bylicki



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