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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Pneumologue >> N° 3 - Juin 2014

La Lettre du Pneumologue

Juin 2014
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ÉDITORIAL

L’ambition du Plan cancer : éviter toutes pertes de chance face à la maladie

Le Président de la République l’a rappelé lors de la présentation du nouveau Plan cancer, le 4 février dernier : bien que notre système de soins en cancérologie soit classé parmi les meilleurs au monde, bien que les avancées thérapeutiques aient permis d’améliorer la survie dans la majorité des pathologies, les cancers restent en France fortement marqués par les inégalités, en plus d’être tout à la fois la première cause de mortalité, de mortalité prématurée et de mortalité évitable. Dès lors, l’enjeu de ce Plan cancer est clair : il nous faut accroître notre avance et pour suivre une politique ambitieuse de développement des innovations biomédicales, tout en œuvrant à rendre notre système de santé plus équitable dans le domaine du cancer. C’est pourquoi, avec l’ensemble des parties prenantes sollicitées lors de son élaboration, nous avons voulu cibler, à travers ce Plan cancer, les pertes de chance face à la maladie.
A. Buzyn

MISES AU POINT

Rhinite et asthme

»» La rhinite chronique, qu’elle soit allergique ou non, est un facteur prédictif d’apparition d’un asthme. C’est aussi la comorbidité la plus fréquemment associée à la maladie asthmatique.
»» Chez l’asthmatique, sa présence majore le risque de mauvais contrôle de la maladie.
»» L’exploration du nez des asthmatiques doit être systématique, au minimum par l’interrogatoire.
»» Les traitements de la rhinite sont susceptibles d’améliorer le contrôle de l’asthme sans qu’il soit nécessaire de majorer le traitement spécifique de l’asthme.
C. Mailhol, A. Didier

Repérage des micronodules avant chirurgie thoracique

»» Le repérage pré- ou peropératoire peut être utile pour les nodules pulmonaires périphériques de petite taille et présumés non repérables en chirurgie, nécessitant une vérification histologique. La situation la plus courante est la découverte de un ou plusieurs nodules en verre dépoli persistants. La seconde correspond à celle de reliquats métastatiques de petite taille après chimiothérapie, notamment dans le cas des sarcomes.
»» La mise en place percutanée sous contrôle scanographique offre l’avantage d’identifier la topographie du nodule et ainsi de limiter l’étendue de l’exérèse. Elle permet également de cibler la zone pathologique pour l’anatomopathologiste ou le radiothérapeute.
»» L’échographie peropératoire est une alternative séduisante mais elle nécessite un équipement adapté, un entraînement et une certaine expertise.
S. Bommart, H. Kovacsik, A. Micheau, A. Bourdin

Complications respiratoires après chirurgie pulmonaire

»» Les complications respiratoires après chirurgie de résection pulmonaire sont fréquentes et graves.
»» Le risque de complications postopératoires peut être évalué par le Thoracoscore.
»» Les atélectasies et les pneumopathies infectieuses sont les complications les plus fréquentes et sont souvent compliquées d’une insuffisance respiratoire aiguë.
»» Une surveillance rapprochée et des mesures préventives rigoureuses doivent être systématiquement instaurées.
»» Une coopération pluriquotidienne entre chirurgien et pneumologue est essentielle.
A. Lefebvre, Y. Amar, C. Lorut, A. Rabbat

ONCO-PNEUMOLOGIE

Cancer bronchique : place des résections pulmonaires majeures à thorax fermé

Les résections pulmonaires majeures pour cancer bronchique non à petites cellules (CBNP C) de stade I doivent de préférence être réalisées par thoracoscopie. Pour les stades II et IIIA, elle reste la voie d’abord de référence. Les règles carcinologiques s’appliquant à cette technique doivent être les mêmes que celles admises pour la chirurgie conventionnelle à thorax ouvert. En l’absence d’études contrôlées, les études de cohortes montrent que la survie est équivalente ou légèrement meilleure après thoracoscopie, qui permet une réduction significative de la durée d’hospitalisation, des douleurs et de certaines complications postopératoires. Bien que leur incidence soit faible, des complications peropératoires spécifiques justifient une formation rigoureuse. La lobectomie reste l’intervention de référence des CBNPC, quel que soit le stade. En cas de contre-indication, une résection sous-lobaire (de préférence par thoracoscopie) peut être discutée, au même titre qu’une thérapeutique non chirurgicale.
D. Gossot, E. Brian, M. Grigoroiu

Renforcer la prévention du tabagisme dans les soins en cancérologie

»» Le tabac est la première cause de mortalité évitable en France, responsable de plus de 30 % des décès par cancer.
»» La consommation de tabac est associée, après un diagnostic de cancer, à une moins bonne réponse au traitement, à un risque accru de second cancer primitif, à une aggravation des effets indésirables des traitements et à une dégradation de la qualité de vie des patients.
»» Il est important de systématiser l'aide à l'arrêt du tabac dans le cadre de la prise en charge des patients atteints de cancer.
»» L’implication des professionnels de la cancérologie dans la prévention du tabagisme ne s’arrête pas aux interventions auprès de leurs patients. Ils ont la légitimité nécessaire, en raison du poids de ce facteur dans la mortalité due au cancer, pour être de véritables porte-parole de la lutte contre le tabac.
J. Gaillot de Saintignon, A. Deutsch



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