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>> Accueil >> Publications >> La Lettre du Pneumologue >> N° 6 - Décembre 2014

La Lettre du Pneumologue

Décembre 2014
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AVANT-PROPOS

La Lettre consacrée revue la plus lue par les pneumologues !

Du 6 mars au 13 juin 2014, vous avez été plus de 2 000 spécialistes à répondre à l’enquête de l’institut Ipsos. Vos préférences de lecture ainsi que votre attachement à notre publication ont été minutieusement examinés.
Les résultats de cette nouvelle enquête réalisée à l’initiative du CESSIM* montrent que La Lettre est la revue spécialisée la plus consultée par les pneumologues. Nous sommes très fiers et honorés de cette première place.
* Centre d’études sur les supports de l’information médicale.
C. Damour-Terrasson

ÉDITORIAUX

Disease, illness, sickness : 3 sens pour “maladie” ?

Son discours sur l’universalité de la langue française, couronné par le prix de l’Académie de Berlin*, valut à Rivarol (1753-1801) sa renommée. Il y affirmait notamment que, si la langue française dispose de la clarté par excellence, l’anglais est obscur, a une syntaxe bizarre et des formes serviles…
Force est pourtant de constater que, là où la langue française ne dispose que du terme “maladie”, l’anglais a 3 termes distincts : disease, illness, sickness, à vrai dire indispensables.
Indispensables parce que, au-delà des mots, ils décrivent des dimensions et des concepts de la “maladie” qui appartiennent respectivement au médecin, au malade, et à la société dans laquelle vit ce dernier.
J.F. Cordier

Bronchiolite aiguë du nourrisson : cherche traitement désespérément !

La bronchiolite aiguë du nourrisson est une infection virale épidémique qui atteint 30 % des enfants de moins de 2 ans, avec un pic entre le quatrième et le sixième mois de vie, soit 60 000 nourrissons chaque année en France. Bien que d’autres virus respiratoires puissent être responsables d’un tableau similaire, la grande majorité des bronchiolites aiguës sont dues au virus respiratoire syncytial (VRS).
À l’arrivée de l’hiver, et alors que surviennent les premières bronchiolites, j’ai l’habitude de faire un petit laïus aux internes. Les termes employés ont peu changé depuis 10 ans et sont à quelques mots près ceux-ci : “Vous allez devoir faire face à une situation pour le moins délicate. Vous allez voir des parents extrêmement inquiets pour leur enfant et qui ont attendu parfois plusieurs heures. À ces parents angoissés, vous allez expliquer que (dans la grande majorité des cas) l’état de leur enfant ne requiert aucun examen ni aucun traitement outre les traitements symptomatiques classiques qu’ils connaissent habituellement parfaitement. Il vous faudra donc une bonne dose d’explications et des qualités de persuasion (parfois difficiles à trouver après plusieurs heures de garde) pour faire accepter cette situation à des parents épuisés et anxieux.”
R. Epaud

DOSSIER ASTHME

Les éosinophiles dans l’asthme : une cible thérapeutique ?

» L’éosinophile sanguin joue un rôle majeur dans la cascade inflammatoire de la maladie asthmatique.
» L’asthme éosinophilique est identifié par l’analyse de l’expectoration induite ou suspectée sur la base de la présence de marqueurs de substitution (élévation du monoxyde d’azote exhalé, des éosinophiles sanguins, du taux d’immunoglobulines E ou de périostine).
» La présence concomitante d’une inflammation éosinophilique locale et systémique est un marqueur de sévérité de la maladie asthmatique.
» Le contrôle de l’asthme éosinophilique est amélioré par l’administration de corticostéroïdes inhalés et, en cas d’éosinophilie systémique et d’asthme sévère, par l’administration de corticostéroïdes systémiques ou d’anti-interleukine 5.
F. Schleich, R. Louis

Intérêt des immunoglobulines E sputaires : un biomarqueur de l’asthme indépendant de l’atopie ?

» L’asthme non allergique concerne environ 30 % des patients, son incidence tendant à augmenter avec l’âge après 45 ans.
» De par son étiopathogénie incertaine, sa fréquente association avec la polypose nasosinusienne et son évolution plus sévère, ce phénotype représente un challenge physiopathologique et thérapeutique.
» Les recherches récentes suggèrent que les immunoglobulines E, anticorps clé dans l’asthme allergique, jouent également un rôle, strictement local, dans ce phénotype d’asthme.
J. Mouthuy, C. Pilette

Éducation thérapeutique et asthme

» Les principes clés de l’éducation thérapeutique dans l’asthme sont un partenariat patient-soignant, un processus continu d’apprentissage, un partage des représentations de santé et la mise en évidence des obstacles à l’observance.
» Les thèmes des échanges sont le diagnostic de l’asthme, les effets indésirables potentiels des médicaments, la manipulation des dispositifs d’inhalation, la détection des prodromes d’une exacerbation et leur prise en charge, le suivi du contrôle de l’asthme et le recours approprié au système de soins selon le degré d’urgence.
» Cette démarche est enrichie par l’élaboration d’un plan d’action personnalisé écrit et des points d’étape réguliers permettant un renforcement des compétences acquises.
C. Leroyer, C. Haxaire, L. Mercadié, J. Foucaud, F. Couturaud

Asthme et environnement professionnel

» L’asthme est actuellement la première maladie respiratoire professionnelle, et la proportion d’asthme de l’adulte attribuable aux expositions professionnelles se situe autour de 15 %.
» Il est important d’identifier les métiers et les facteurs professionnels potentiellement à risque, notamment chez les patients ayant un asthme sévère ou mal contrôlé de l’adulte.
» L’exposition aux produits de nettoyage et de désinfection, en particulier chez les personnels hospitaliers, est un important facteur de risque de l’asthme de l’adulte.
» L’asthme au travail est une pathologie évitable : une éviction précoce et totale des facteurs en cause est préconisée afin de limiter la pérennisation de la maladie.
N. Le Moual, V. Siroux

ONCO-PNEUMOLOGIE

La réhabilitation respiratoire et le cancer bronchopulmonaire

Le cancer bronchopulmonaire primitif est la première cause de mortalité due au cancer dans le monde. La réhabilitation respiratoire est une prise en charge globale du patient associant le réentraînement à l’effort et la reprise d’activités physiques, l’éducation thérapeutique et l’accompagnement psychosocial. Son efficacité est largement démontrée chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), mais également dans d’autres maladies respiratoires chroniques. Bien qu’elle soit souvent réalisée en pratique quotidienne, peu d’études en ont évalué les résultats chez les patients atteints d’un cancer bronchopulmonaire (et les conséquences pour leur entourage), qui ont pourtant de nombreuses raisons d’en bénéficier : choc, peur, anxiété, dépression à l’annonce de la maladie, pendant et après les traitements, fatigue et démotivation, BPCO et comorbidités associées, déconditionnement, problèmes nutritionnels, de sevrage tabagique, d’image et d’estime de soi, etc.
J.M. Grosbois, C. Olivier, F. Bart, A. Scherpereel

TRIBUNE

Réforme du troisième cycle : un enjeu pour l’avenir de la pneumologie !

Le troisième cycle des études médicales, destiné à la spécialisation après les 2 premiers cycles, s’est progressivement complexifié au point d’être difficilement compréhensible. D’autre part, les critiques ne manquent pas, allant du manque de lisibilité à l’absence d’évaluation des compétences, en passant par la disparité entre les diplômes d’études spécialisées (DES) et les régions en termes d’encadrement, de progression pédagogique et d’accompagnement de l’interne au cours de ce cycle.
La Commission nationale de l’internat et du post-internat (CNIPI), créée en 2009, a formulé ses premières propositions de réforme en 2011. Celles-ci ont été reprises conjointement avec la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) pour aboutir à un document qui fait aujourd’hui l’objet de discussions entre les ministères d’une part, les représentants de nos disciplines et spécialités d’autre part (Conseil national des universités [CNU] et collèges d’enseignants), et les représentants des internes. Précisons que toute proposition devra tenir compte d’une enveloppe budgétaire contrainte et de la volonté des autorités de ne pas allonger la durée de l’internat.
P. Delaval, L. Thiberville, B. Housset, J.F. Muir



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