Dossier

Les complications cognitives du traumatisme crânien de l'adulte

Mis en ligne le 31/12/2020

Auteurs : C. Bousfiha, M. Villain, Q. Marcillière, F. Stefanescu, P. Couhé, E. Bayen

  • Du pronostic vital engagé à court terme jusqu'au handicap fonctionnel et social à long terme, le traumatisme crânien (TC) se décline en un tableau protéiforme de signes neurologiques pouvant toucher tous les champs du système nerveux : atteinte de la conscience, de la motricité, de la sensibilité, de la posture et de l'équilibre, des perceptions sensorielles, des axes neuroendocriniens et, surtout, des fonctions cognitivocomportementales. Cette dernière atteinte passe bien souvent inaperçue à l'examen clinique, mais représente paradoxalement la principale plainte des patients, constituant ainsi la partie immergée de l'iceberg. On parle d'ailleurs de ces troubles neuropsychologiques dans le TC comme du “handicap invisible”, car il est complexe à comprendre et à objectiver pour le patient comme pour ses proches, tout en étant responsable d'une partie de sa perte d'autonomie et en ayant des répercussions négatives majeures concernant sa réinsertion sociale et professionnelle. Le syndrome dysexécutif post-traumatique peut prendre tous les degrés de sévérité possibles, fluctue dans le temps et s'inscrit en parallèle d'une déficience plus globale comprenant notamment des troubles mnésiques et attentionnels, et un ralentissement psycho­moteur. Au quotidien, les difficultés induites par un TC ne sont pas l'objet d'une psychoéducation suffisante et restent donc souvent mal comprises par le patient, sa famille et ses amis, tout comme par ceux qui sont moins proches (ses collègues de travail, par exemple).
Liens d'interêts

C. Bousfiha, M. Villain, Q. Marcillière, F. Stefanescu, P. Couhé et E. Bayen déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec l’article.

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