Dossier

Les troubles cognitifs après une hémorragie sous-arachnoïdienne

Mis en ligne le 31/12/2020

Auteurs : I. Bonan, S. Butet, M. Cogné

  • La plupart des patients qui ont eu une hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) non compliquée ­d'ischémie secondaire ou d'hydrocéphalie récupèrent leur indépendance pour les activités de la vie quoti­dienne, alors que certains présentent, y compris plusieurs années après, des troubles neuropsychologiques, une fatigue et/ou des troubles du sommeil persistants.
  • À distance d'une HSA, deux tiers des patients à 6 mois et un tiers des patients à 12 mois se plaignent d'au moins une restriction de participation, en particulier pour l'entretien de leur domicile, leur travail et leurs sorties.
  • La dépression favorise la présence et le maintien de restrictions de participation, et elle doit donc être dépistée et prise en charge le plus tôt possible.
  • Les éléments les plus prédictifs de restriction de participation des patients HSA sont les plaintes subjectives rapportées par les patients, en particulier celles qui révèlent une atteinte dysexécutive.
  • Les patients post-HSA devraient être orientés plus systématiquement en consultation de MPR pour un bilan explorant les différents troubles dont l'atteinte cognitive.
Liens d'interêts

I. Bonan, S. Butet, M. Cogné n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.

auteurs
Pr Isabelle BONAN

Médecin, Médecine physique et réadaptation, CHU, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Mélanie COGNÉ

Médecin, Médecine physique et réadaptation, CHU de Rennes, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Médecine physique & réadaptation,
Neurologie
Mots-clés