Métabolisme - Nutrition

Mis en ligne le 01/06/2001

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Statine + fibrate : pourquoi ? quand ? comment ? Pourquoi ? Tout simplement en raison de la bonne complémentarité d’action de ces deux familles d’hypolipémiants (cf. tableau). Quand ? L’association statine-fibrate peut être proposée chez les patients à haut risque cardiovasculaire (prévention secondaire, diabète de type 2) présentant une hyperlipidémie mixte sévère non normalisée par une monothérapie par statine ou fibrate. Comment ? L’administration d’une telle combinaison impose quelques précautions et, notamment, une bonne coopération du malade (qui doit être prêt à signaler tout “problème musculaire”) et une surveillance attentive des transaminases, des CPK et de la créatininémie, même si le risque de toxicité hépatique ou musculaire n’est pas forcément plus élevé qu’avec de fortes doses de statines. Il est, en outre, généralement recommandé de ne pas recourir à une telle association chez le sujet âgé et/ou insuffisant rénal... et d’éviter le gemfibrozil. M. Farnier. Quelle place pour une association statine-fibrate dans le traitement des dyslipidémies ? Le courrier de l’ARCOL et de la Société Française d’Athérosclérose 2000 ; 3 (2) : 138-9. Syndrome lipodystrophique Les patients infectés par le VIH développent aujourd’hui de plus en plus fréquemment une nouvelle pathologie baptisée “syndrome lipodystrophique”. Celle-ci se caractérise sur le plan clinique, par une atteinte (hypertrophie et/ou atrophie) du tissu adipeux et ; sur le plan métabolique, par diverses anomalies : hypertriglycéridémie (parfois menaçante) et/ou hypercholestérolémie, intolérance au glucose, etc. Les mécanismes physiopathologiques responsables de la survenue de ce syndrome (mis initialement sur le compte des inhibiteurs de protéase) restent à déterminer ; il en est de même de sa prise en charge. Même si, à ce jour, aucune étude n’a mis en évidence une augmentation significative de la morbidité cardiovasculaire des patients infectés par le VIH, on est en droit d’être inquiet pour les années à venir ! D. Jaquet, C. Lévy-Marchal. Lipodystrophies et complications métaboliques associées à l’infection par le VIH. Métabolismes - Hormones - Nutrition 2000 ; 4 (IV) : 157-62.
centre(s) d’intérêt
Médecine générale