Pneumologie

Mis en ligne le 01/05/2000

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PSDP :QUELLE ANTIBIOTHÉRAPIE... NE PAS PRESCRIRE ? La surprescription d’antibiotiques (ß-lactaines) – souvent à faibles doses – dans des pathologies non infectieuses (asthme), non invasives (angine, otite externe, bronchite) ou virales, a considérablement accru au cours de ces dernières années le pourcentage de souches de pneumocoques de sensibilité diminuée à la pénicilline (PSDP). Face à ces germes qui représentent plus de 45 % des souches en France, les pénicillines demeurent pour autant – sous réserve d’en augmenter la posologie (3 g/24 h) – les “molécules de référence”. L’utilisation d’un inhibiteur de ß-lactamases (acide clavulanique ou sulbactam) n’offre ici, compte tenu du mécanisme de résistance des pneumocoques à la pénicilline (modification des protéines cibles), aucun intérêt. En cas de suspicion de pneumopathie à pneumocoques, les macrolides et les céphalosporines orales de troisième génération n’ont également pas leur place. F. Paganin. Pneumocoque de sensibilité diminuée à la pénicilline. La Lettre du Pneumologue 1999 ; 1 (II) : 9-15. EMBOLIE PULMONAIRE :PLACE DES THROMBOLYTIQUES Le traitement de base des embolies pulmonaires repose encore à l’heure actuelle sur l’administration d’héparine standard par voie i.v. (en attendant les HBPM !) puis d’antivitamines K. Jusqu’à présent, aucune étude randomisée ou méta-analyse n’a pu montrer que l’administration de thrombolytiques est en mesure d’améliorer – comparativement au seul traitement anticoagulant – le pronostic des embolies pulmonaires. En revanche, ces derniers augmentent de façon significative le risque de survenue d’une hémorragie sévère ! Aussi, il est actuellement recommandé de réserver l’utilisation des thrombolytiques aux patients présentant une embolie pulmonaire grave caractérisée par une instabilité hémodynamique, un état de choc ou un collapsus. L’extension de leurs indications à l’embolie pulmonaire cliniquement bien tolérée mais entraînant une dilatation et une dyskinésie du ventricule droit demeure pour sa part très controversée. F. Parent. Embolie pulmonaire : stratégies diagnostiques et thérapeutiques. La Lettre du Pneumologue 1999 ; 1 (II) : 33-6. Quelques brèves...
  • Asthme et infections respiratoires De récents travaux montrent qu’en modifiant le statut immunologique des enfants, certaines infections respiratoires, notamment celles survenant au cours des premières années de la vie, pourraient prévenir la survenue d ’un asthme. F. Neukirch. Épidémiologie des allergies respiratoires : de John Bostock à ISSAC. La Lettre du Pneumologue 1999 ; 1 (II) : 3-4.
  • 160 000 morts par an ! Tel est le nombre de Français qui, d’ici 2025, mourront chaque année du tabagisme. Parmi eux,50 000 femmes, soit dix fois plus qu’actuellement. Sans commentaire... F. Bonnaud. Pollution, tabagisme et grand public. La Lettre du Pneumologue 1999 ; 2 (II) : 51-2.
  • Exposition passive à l ’amiante : quel risque ? À l’heure actuelle, rien ne permet d’affirmer qu’un faible niveau d’exposition à l’amiante (occupants passifs de locaux floqués) accroît le risque de développer un mésothéliome pleural ou un cancer bronchopulmonaire. Ce risque est plausible... Mais non formellement démontré ! J. Ameille. Risques liés à l’amiante dans les bâtiments floqués. La Lettre du Pneumologue 1999 ; 2 (II) : 53-6.
  • Grossesse et ronflement Près d’une femme enceinte sur quatre ronfle à la fin de sa grossesse. Ce chiffre pourrait amener à sourire s’il n’avait été récemment démontré* que le ronflement est un facteur de risque d’hypertension et de retard de croissance in utero ! *K.A.Franklin et coll.Snoring is associated with pregnancy-induced hypertension and intrauterine growth retardation.Am J Respir Crit Care Med 1999 ;159 :A526. Brèves nouvelles de l’ATS. La Lettre du Pneumologue 1999 ; 3 (II) : 128.
  • BPCO : un problème de santé publique En France, près de deux millions de patients (pour la plupart tabagiques) souffrent de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cette affection est responsable chaque année de 25 000 décès et contraint environ 40 000 malades à l’oxygénothérapie à domicile. Aussi, chez le gros fumeur, la mesure du “souffle”est-elle tout aussi essentielle... que celle des chiffres tensionnels ! A. Chambellan. BPCO et attitudes pratiques. La Lettre du Pneumologue 1999 ; supplément au n° 4 (II).
centre(s) d’intérêt
Médecine générale