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Biomarqueurs associés aux inhibiteurs de checkpoints

Mis en ligne le 24/02/2016

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Les inhibiteurs de checkpoints (CPI), à savoir les anticorps monoclonaux anti-CTLA-4 et anti-PD-1/PD-L1, ont montré une efficacité dans de multiples types de cancers. Cependant, seuls certains sous-groupes de patients semblent bénéficier de ces nouvelles thérapies. Par ailleurs, ces CPI peuvent entraîner des effets indésirables de type dysimmunitaire parfois graves. Des biomarqueurs permettant de prédire l'efficacité et la toxicité des CPI pourraient aider à mieux définir les patients à même de bénéficier de ces traitements coûteux et potentiellement toxiques. Dans cet article, nous faisons la revue des principaux biomarqueurs associés à l'efficacité (pharmacodynamique et clinique) et à la toxicité de ces CPI.

Les checkpoints inhibitors (CPI) représentent une nouvelle classe d'agents anticancéreux. Ces anticorps ciblent les cellules immunitaires normales afin de stimuler la réponse antitumorale. Ils agissent en bloquant les interactions entre des récepteurs inhibiteurs exprimés par les lymphocytes T et leurs ligands. Les 2 grandes classes de CPI les plus avancées dans leur développement clinique en oncologie sont les anticorps anti-cytotoxic T-lymphocyte-associated protein 4 (anti-CTLA-4) et anti- programmed death-1/programmed death ligand-1 (anti-PD-1/PD-L1). Trois de ces anticorps ont été approuvés en clinique à ce jour. Les CPI peuvent avoir une efficacité dans de nombreux types de cancers. Cependant, seuls certains sous-groupes de patients semblent répondre à ces thérapeutiques. Par ailleurs, les CPI peuvent induire des toxicités particulières de type auto-immun. Ces constatations soulèvent plusieurs questions. Quel est l'impact des CPI sur le système immunitaire ? Existe-t-il des marqueurs biologiques associés à leur efficacité ou à leur toxicité ? Après avoir brièvement rappelé les mécanismes d'action des CPI, nous présenterons les principaux biomarqueurs associés aux modifications pharmacodynamiques qu'entraînent ces traitements, à leur efficacité et leur toxicité.

auteurs
Dr Guillaume MANSON

Médecin, Hématologie, CHU Pontchaillou, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Roch HOUOT

Médecin, Hématologie, CHU, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Hématologie,
Onco-théranostic,
Oncologie générale,
Oncologie hématologie
Mots-clés