Dossier

L’épopée darwinienne des syndromes myélodysplasiques

Mis en ligne le 28/11/2013

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» Au cours des dernières années, des altérations géniques récurrentes ont été décrites dans la plupart des cancers, participant à leur apparition, à leur expansion ou à leur persistance. Parmi les hémopathies malignes, les syndromes myélodysplasiques représentent un modèle de leucémogenèse très instructif. Au cours d’une phase préclinique silencieuse s’opère une sélection de mutations initiatrices, suivie de l’accumulation de mutations qui contribuent aux divers phénotypes de la phase clinique précoce. La transformation en leucémie aiguë myéloïde est caractérisée par l’acquisition d’un nombre accru de mutations. Le séquençage massif en profondeur du génome entier identifie entre 200 et 800 variations de séquences par tumeur. La plupart d’entre elles sont des mutations dites passenger, c’est-à-dire non récurrentes et, semble-t-il, sans lien avec le phénotype. Les mutations considérées comme responsables de la sélection positive du clone sont les mutations dites driver, qui influent, pour certaines, sur le pronostic, voire sur la réponse au traitement, et doivent faire partie d’un ensemble de gènes à étudier au diagnostic pour affiner le projet thérapeutique.
centre(s) d’intérêt
Oncologie générale
Mots-clés