Dossier

Leucémies aiguës lymphoblastiques du sujet âgé

Mis en ligne le 11/10/2016

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Le pronostic des “sujets âgés” ayant une LAL s'est discrètement amélioré grâce à des schémas thérapeutiques adaptés, qui ne peuvent être identiques à ceux d'inspiration pédiatrique utilisés chez les adultes jeunes, du fait d'une moins bonne tolérance. L'utilisation des inhibiteurs de tyrosine kinases permet d'obtenir des rémissions de bonne qualité sans toxicité excessive chez les nombreux patients présentant un chromosome Philadelphie. La place des thérapeutiques innovantes telles que l'allogreffe à conditionnement atténué et les anticorps monoclonaux ou bispécifiques reste à définir.

En hématologie, la définition d'un “sujet âgé” est remarquablement imprécise. Ainsi, les résultats préliminaires du GRAALL-2005 montrent que les décès en induction (12,5 versus 5 % ; p = 0,001) comme en rémission complète (RC) augmentent après 45 ans, et ce, que les patients soient allogreffés (18 versus 27 % ; p = 0,03) ou non (3 versus 19 % ; p = 0,0007). En revanche, l'âge ne réduit ni le pourcentage de patients corticosensibles ni le taux de RC moléculaire à la fin de l'induction, témoins de la sensibilité de la maladie. Le seuil protocolaire lui-même est relativement arbitraire pour cette variable continue, fixé néanmoins dans la plupart des protocoles à 60 ans.

Liens d'interêts

M. Hunault-Berger déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

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