Dossier

Lymphomes

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Auteurs : Dr Lucie Oberic

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L'ASH 2020 a été marqué non seulement par son format virtuel inédit, mais aussi par la multiplicité des communications sur les cellules CAR T et les anticorps bispécifiques, laissant entrevoir un possible avenir sans chimiothérapie dans les lymphomes diffus à grandes cellules B (LDGCB), les lymphomes folliculaires et les lymphomes à cellules du manteau. Dans les LDGCB, les cellules CAR T veulent se placer en rattrapage des mauvais répondeurs à une première ligne de traitement (étude ZUMA 12) et confirment leur efficacité dans les rechutes (suivi à plus long terme des études JULIET et ZUMA 1). Les anticorps bispécifiques sont étudiés dès la première ligne chez les sujets âgés sans chimiothérapie (mosunétuzumab) et, en rechute, les études se multiplient alors que les associations de thérapies orales tentent de tirer leur épingle du jeu (étude VIPOR). En pratique clinique, la rechute méningée semble difficile à prévenir par les moyens couramment utilisés, comme en témoignent les 2 études rétrospectives présentées en session orale. L'ibrutinib confirme son efficacité dans les lymphomes indolents, comme le montre l'actualisation à 5 ans de l'étude iNNOVATE dans la maladie de Waldenström, et le RCD est challengé sans succès par l'association avec le bortézomib en première ligne (étude ECWM1). Les lymphomes T restent le parent pauvre de notre spécialité, car, malgré une connaissance croissante de la biologie, le traitement le plus utilisé en première ligne reste le CHOP, et l'ajout de romidepsine n'améliore pas les résultats (étude Ro-CHOP). L'immunothérapie poursuit par ailleurs son chemin dans le lymphome de Hodgkin, avec les très bons résultats de l'association anti-PD-1 + GVD en traitement de première rechute où l'on se permet de rêver à se passer de l'autogreffe, et son efficacité en première ligne chez les sujets âgés de plus de 60 ans, avec un bon profil de tolérance. Chez les sujets jeunes, les résultats finaux de l'étude AHL2011 confirment la stratégie de traitement adaptée à la réponse évaluée par la TEP, avec un impact moindre sur la fertilité, qui ne fait pas oublier la chimiothérapie dans cette maladie.


FIGURES

Liens d'interêts

Le Dr Lucie Oberic déclare avoir des liens d'intérêts avec Roche, Takeda et Janssen.

auteur
Dr Lucie OBÉRIC
Dr Lucie OBÉRIC

Médecin
Hématologie
CHU TOULOUSE HOPITAL PURPAN, Toulouse
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Hématologie,
Oncologie hématologie
thématique(s)
Lymphomes non hodgkiniens