Dossier

Prise en charge de la rechute du lymphome de Hodgkin

Mis en ligne le 31/08/2019

Auteurs : B. Deau Fischer

  • Les patients atteints d'un LH (lymphome de Hodgkin) chez qui un traitement de 1re ligne a échoué (10 à 15 % des stades localisés et 20 à 30 % des stades avancés) peuvent être guéris par une chimiothérapie de rattrapage suivie d'une intensification thérapeutique et d'une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Cette stratégie thérapeutique est envisageable chez la majorité des patients, souvent jeunes au diagnostic d'un LH. Il n'y a pas de standard en rattrapage. Cependant, les patients obtenant une rémission complète avant la greffe ont le meilleur pronostic.
  • De nouvelles associations de traitements de rattrapage – incluant de nouvelles molécules – ont montré des résultats intéressants, mais pas dans des essais comparatifs. L'utilisation du brentuximab vedotin en entretien après une autogreffe a été évaluée dans un essai de phase III randomisé pour les patients à haut risque de rechute, et a permis une amélioration significative de la survie sans progression. L'allogreffe est une option curative en cas de rechute après une autogreffe. Cependant, le traitement par immunothérapie avec les anti-PD-1 remet en question le rôle et le timing de l'allogreffe. Les patients non éligibles à une intensification thérapeutique bénéficient aussi de l'efficacité du brentuximab vedotin et des anti-PD-1, qui permettent d'améliorer leur pronostic.
Liens d'interêts

B. Deau Fischer déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteur
Dr Bénédicte DEAU-FISCHER

Médecin
Hématologie
Hôpital Cochin, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Hématologie,
Oncologie hématologie
thématique(s)
Lymphome de Hodgkin
Mots-clés