Dossier

Tumeurs trophoblastiques

Mis en ligne le 17/12/2018

Mis à jour le 21/12/2018

Auteurs : A. L’Herminé-Coulomb

  • Les tumeurs trophoblastiques sont rares alors que les lésions trophoblastiques précancéreuses sont fréquentes. La cellule trophoblastique, cellules semi-allogénique, pour moitié d'origine paternelle, est une cellule extra-embryonnaire nécessaire au développement de l'embryon. Le choriocarcinome, tumeur trophoblastique la plus primitive et la plus agressive, a pour origine le trophoblaste des villosités. Son caractère semi-allogénique, contrairement au choriocarcinome non gestationnel, en fait une tumeur immunogène et chimiosensible. La tumeur trophoblastique du site placentaire, mimant le trophoblaste du site d'implantation et la tumeur trophoblastique épithélioïde, mimant le trophoblaste des membranes, sont beaucoup plus rares, d'évolution plus lente et chimiorésistantes. La môle hydatiforme complète, d'origine androgénique, est à l'origine d'une hyperplasie trophoblastique prénéoplasique. La prise en charge active des patientes avec une môle hydatiforme complète permet de prévenir le développement des tumeurs trophoblastiques. Les patientes doivent être prises en charge dans des centres experts en lien avec l'International Society for the Study of trophoblastic diseases, pour progresser dans leur prise en charge, surtout dans les formes métastatiques et chimiorésistantes.
Liens d'interêts

A. L’Herminé-Coulomb déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteur
Pr Aurore L'HERMINÉ-COULOMB

Médecin
Anatomie et cytologie pathologiques
Hôpital Armand-Trousseau, AP-HP, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Onco-théranostic,
Gynécologie et obstétrique,
Oncologie gynécologie
Mots-clés