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Cancer du rein à cellules claires : pourquoi les inhibiteurs de checkpoints sont-ils efficaces ? La biologie

Mis en ligne le 17/12/2015

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  • Un rationnel fort existe en faveur d'une efficacité des inhibiteurs de checkpoints dans le cancer du rein, particulièrement les anti-PD-1/anti-PD-L1.
  • En dépit d'une charge mutationnelle faible, le cancer du rein à cellules claires (ccRCC) génère beaucoup de néoantigènes.
  • À l'inverse de nombreuses tumeurs, les CMH de classes I et II sont conservés dans les ccRCC, prérequis nécessaire à une bonne présentation antigénique.
  • Les ccRCC ont classiquement une forte infiltration en lymphocytes T CD8+, ceux-ci étant de mauvais pronostic car ils ont un phénotype immunosupprimé (ils expriment des marqueurs d'inhibition : PD-1, LAG-3). Ce phénotype peut être secondaire à un dysfonctionnement dans la présentation antigénique, possible conséquence de la rareté de lieux spécifiques de cette présentation, les structures lymphoïdes tertiaires.
  • Les cellules tumorales de ccRCC expriment dans presque 30 % des cas PD-L1, qui, en se liant à son récepteur PD-1, inhibe la réponse T antitumorale.
  • Il y a une forte interaction entre néoangiogenèse et immunité antitumorale : l'hypoxie via le VEGF, acteur majeur de la progression tumorale dans le ccRCC, est responsable de l'augmentation du pool de cellules immunosuppressives (Treg et MDSC).
auteurs
Dr Yann-Alexandre VANO

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Stéphane OUDARD

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Oncologie urologie,
Urologie
thématique(s)
Rein
Mots-clés