Dossier

Métastases cérébrales des cancers du rein

Mis en ligne le 16/06/2017

Auteurs : E. de Guillebon, A. Pinton, J.E. Bibault, C. Thibault, E. Boissier, S. Oudard, Y.A. Vano

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Du fait de la multiplication des options thérapeutiques disponibles dans le carcinome rénal à cellules claires, on assiste à une évolution de son histoire naturelle, avec l'apparition de métastases cérébrales. Peu de données sont disponibles sur l'efficacité des traitements focaux. La résection chirurgicale doit être envisagée en cas de lésion unique et de maladie systémique contrôlée chez un patient en bon état général. Les métastases cérébrales de cancer du rein sont considérées comme radiorésistantes, mais leur prise en charge a bénéficié des progrès récents de la radiothérapie, et cette option doit être envisagée, soit sous forme d'irradiation encéphalique in toto, soit sous forme de radiothérapie stéréotaxique, mais avec une grande prudence en cas de traitement antiangiogénique associé. Concernant les traitements systémiques, les données d'efficacité sont limitées avec le sunitinib, mais celles de tolérance rassurantes. Il n'y a pas de données sous cabozantinib ou axitinib, et, si la tolérance des anti-mTOR semble bonne, leur efficacité dans ce contexte n'est pas démontrée. Enfin, si les données de tolérance ne suggèrent pas de toxicité particulière des immunothérapies en cas de métastases cérébrales, les données d'efficacité sont trop préliminaires pour conclure à ce stade.

Le cancer du rein est en France le septième cancer en termes d'incidence, juste derrière celui de la vessie, et le onzième en termes de mortalité. Chaque année, environ 11 000 cas sont diagnostiqués et 4 200 personnes en meurent (selon les statistiques de Globocan 2012). Le cancer du rein ne représente pas une maladie unique, mais de nombreuses entités distinctes tant sur le plan histologique que pronostique. Néanmoins, il existe une histologie majoritaire : le cancer du rein à cellules claires (ccRCC), qui représente les trois quarts des cancers du rein. Environ 10 % des patients nouvellement diagnostiqués le sont à un stade d'emblée métastatique, et 30 % des formes localisées évolueront vers un stade métastatique.

Liens d'interêts

E. de Guillebon déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

Y.A. Vano déclare avoir des liens d’intérêts avec Bristol- Myers Squibb, Pfizer, Novartis, Ipsen, Sanofi , Astellas, Roche et Janssen (honoraires pour expertise [boards]).

Les autres auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.

auteurs
Dr Eléonore DE GUILLEBON

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Jean-Emmanuel BIBAULT

Médecin, Radiothérapie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Constance THIBAULT

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Emilie BOISSIER

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Stéphane OUDARD

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Yann-Alexandre VANO

Médecin, Oncologie, Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Neurologie,
Oncologie urologie,
Urologie
thématique(s)
Rein
Mots-clés