Editorial

Nouveautés au congrès de Chicago 2019

Mis en ligne le 30/06/2019

Auteurs : Pr Stéphane Oudard

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Cette année, le 55e Congrès américain en oncologie clinique ne nous pas apporté de grands événements en urologie, mais a conforté un certain nombre d'avancées dans les cancers du rein, de la prostate ou de la vessie.

Dans les tumeurs de la vessie, les inhibiteurs de checkpoint (ICP) sont désormais évalués à un stade plus précoce de la maladie, notamment dans les tumeurs de la vessie non infiltrantes à haut risque. Deux études utilisant des molécules anti-PD-1/PD-L1 ont montré des taux de réponse complète élevés. L'étude française ALBAN, menée chez des patients n'ayant jamais reçu de BCG, compare l'efficacité de l'atézolizumab associé au BCG à celle du BCG seul, avec comme objectif principal la survie sans récidive. L'étude vient de démarrer : à vos inclusions ! Les 4 essais associant chimiothérapie et ICP sont très attendus en phase métastatique (DANUBE, CheckMate 901, IMVigor 130 et KEYNOTE-361).
Les résultats des phases II ciblées chez les patients porteurs de métastases avec des molécules antinectine (enfortumab) ou anti-HER2 (HRC48-ADC) sont très prometteurs.

Dans les cancers de la prostate hormononaïfs métastatiques, les essais de phase III ENZAMET (enzalutamide) et TITAN (apalutamide) + suppression androgénique montrent que de nouveaux agents ciblant le récepteur des androgènes permettent d'améliorer la survie globale. Les combinaisons de chimiothérapies par docétaxel + enzalutamide (ENZAMET) ou enzalutamide + abiratérone (ALLIANCE) ne montrent pas d'avantage en termes de survie, mais une majoration de la toxicité.

Dans le cancer du rein métastatique, il semble que les patients ayant une composante sarcomatoïde aient une meilleure réponse aux ICP (nivolumab + ipilimumab) ou à l'association pembrolizumab + axitinib. Enfin, une meilleure définition des patients bénéficiant potentiellement d'une néphrectomie élargie a été montrée pour le groupe de patients intermédiaire selon la classification de l'IMDC. Si le patient n'a que 1 seul facteur de risque, la néphrectomie a un intérêt en termes de survie alors que s'il en a 2, la non-infériorité est confirmée pour le sunitinib seul.

Lisez vite ces synthèses en uro-oncologie du congrès de Chicago 2019 afin d'exceller lors de vos prochaines RCP d'onco-urologie.

Très bonne lecture !

Liens d'interêts

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auteur
Pr Stéphane OUDARD
Pr Stéphane OUDARD

Industrie Pharmaceutique
Hôpital européen Georges-Pompidou, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Oncologie urologie,
Urologie