Dossier

Oligométastases osseuses dans le cancer de la prostate : de la clinique au traitement, vers un nouveau paradigme ?

Mis en ligne le 06/10/2015

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  •  Les métastases osseuses du cancer de la prostate p osent la question d’une maladie unique évoluant dans le temps d’une forme oligométastatique à une forme plus diffuse, ou, au contraire, de 2 formes phénotypiquement et génotypiquement différentes .
  •  Les traitements médicaux ont profondément modifié leur évolution spontanée, mais la question subsiste de l’existence d’une fraction de patients chez lesquels une SBRT pourrait retarder ou restreindre la mise en route des traitements entraînant une meilleure qualité de vie .

Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme, avec plus de 50 000 nouveaux cas chaque année en France. Pourtant, il ne représente que la troisième cause de décès par cancer, loin derrière les cancers du poumon et du côlon. La survie nette des patients diagnostiqués entre 1989 et 2004, tous stades confondus, a été de 96 % à 1 an, 84 % à 5 ans   et 70 % à 10 ans. Trente-cinq pour cent des patients souffrant d’un cancer de la prostate présentent des métastases, dont 90 % au niveau de l’os, soit plus du tiers des hommes ayant un cancer de la prostate. Aujourd’hui, on individualise de plus en plus souvent un sous-groupe de patients “oligométastatiques” ( 5 sites). Ces patients sont généralement toujours actifs, en bon état général, présentent très peu de symptômes, ont une survie plus longue, et sont demandeurs de soins, mais à condition que ceux-ci n’altèrent pas leur qualité de vie. Le traitement de référence de la maladie métastatique osseuse est le traitement hormonal systémique. Bien que son efficacité soit démontrée, il n’est pas dépourvu d’effets indésirables altérant la qualité de vie, chez des sujets qui sont à l’origine très peu symptomatiques, d’autant plus qu’il doit être administré à vie. La grande question posée aujourd’hui, avec l’existence des nouveaux traitements locaux efficaces, est de savoir si l’on peut différer l’utilisation de ces traitements, ou du moins restreindre leur utilisation à des périodes courtes, et, par là même, améliorer la qualité de vie de ces sous-groupes de patients.

auteurs
Dr Safia HARBAOUI

Médecin, Oncologie, Centre de radiothérapie Hartmann, Levallois-Perret, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Françoise PÊNE

Médecin, Radiothérapie, Institut d'oncologie Hartmann, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Mme Mouna LABIDI

Interne, Centre Hartmann, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Alain TOLEDANO

Médecin, Radiothérapie, Hôpital américain de Paris, Neuilly-sur-Seine, France

Contributions et liens d’intérêts
M HANAH LAMALLEM

Médecin, Radiothérapie, CH HAUTES ENERGIES HARTMANN, NEUILLY-SUR-SEINE, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Oncologie urologie,
Urologie
thématique(s)
Prostate
Mots-clés