L’atelier de FIRST : pour reprendre pied

Mis en ligne le 08/06/2012

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“Veulent pas se soigner, peuvent pas se plier à des efforts de prévention, savent pas travailler, tenir un appartement…” Antienne, s’il en fût, dès que les sujets dont on parle sont des usagers de drogues. Idée en partie reçue, pourtant : non seulement, les usagers de drogues voudraient bien accéder aux traitements et sont pratiquement tous, à un certain moment de leurs parcours, demandeurs de soins, mais encore, ils ont globalement prouvé qu’ils pouvaient adopter des comportements de prévention efficaces. Résultat désormais bien connu : de 1994 à aujourd’hui, grâce aux traitements de substitution aux opiacés (TSO) et aux actions de réduction des risques (RDR), les décès par surdoses et les contaminations par le sida ont proprement chuté. Bien sûr, il reste du “boulot” à faire dans ce sens, en particulier pour enrayer les épidémies d’hépatites, et agir pour diminuer les pratiques de consommation de drogues à risque. Et bien “du pain sur la planche” pour sortir cette “population” particulièrement fragile de la grande précarité et lui mettre le (bout du) pied à l’étrier. C’est à quoi s’attache, pas à pas, depuis 6 ans, “l’Atelier” de travail dit “bas seuil” de FIRST (Formation, interventions, recherche, sida, toxicomanie), à Villepinte, dans un pavillon mis à sa disposition depuis 3 ans par le centre hospitalier Robert-Ballanger. Avec bien plus de demandes de travail de la part des “toxicos” que d’offres, malheureusement… ils se bousculeraient plutôt pour en faire plus que moins !
centre(s) d’intérêt
Psychiatrie