Mise au point

Héroïne médicalisée : l'expérience des programmes de substitution par l'héroïne à Amsterdam

Mis en ligne le 29/05/2016

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La dépendance à l'héroïne demeure en 2016 un problème de santé publique. Les estimations les plus récentes font état de 500 000 usagers-vie entière d'héroïne en France, dont 200 000 usagers problématiques. Ceux-ci se caractérisent par un fort pourcentage d'accès aux soins, puisque les estimations établies à partir des données de ventes rapportent que 50 000 personnes reçoivent des traitements de substitution par méthadone et 120 000 par buprénorphine haut dosage. Mais ce bon résultat en termes d'accès au traitement de substitution n'interdit pas de se poser des questions sur l'offre de soins en matière de dépendance aux opiacés. 

À l'heure où la France va mettre en place l'expérimentation d'un dispositif de réduction des risques sous la forme de salles de consommation à moindres risques − non sans débat −, il nous est apparu utile de rendre compte de l'expérience de programme de substitution par prescription d'héroïne médicalisée. Nous avons choisi de nous focaliser sur le programme des centres municipaux de traitement de la dépendance aux opiacés de la ville d'Amsterdam, aux Pays-Bas, qui a instauré un tel programme en 1998, et dispose donc d'un recul de 15 ans. Cette équipe a également publié plusieurs articles scientifiques rendant compte de son expérience.

auteur
Dr Florence VORSPAN

Médecin
Psychiatrie
Hôpital Fernand Widal, AP-HP, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Addictologie
thématique(s)
Toxicomanie
Mots-clés