Étude

Utilisateurs de la cigarette électronique dans la cohorte CONSTANCES : un mode de vie orienté vers la prévention de santé

Mis en ligne le 31/12/2019

Auteurs : F.X. Berlemont, D. Cozzolino

Lire l'article complet (pdf / 158,89 Ko)

Plusieurs études ont été publiées sur le sujet de la cigarette électronique et concluent sur la nécessité de poursuivre la recherche. Notre étude comparant les modes de vie de vapoteurs exclusifs et de consommateurs mixtes à une population de fumeurs ne montrent pas de lien entre l'utilisation de ce dispositif et prendre des mesures de prévention individuelle de santé portant sur d'autres sujets que le tabac. La cigarette électronique entretient l'addiction à la nicotine et devrait donc, en toute logique, être apparentée aux produits du tabac et soumise à la même réglementation et taxation.

La cigarette électronique connaît une diffusion croissante depuis son apparition en France à la fin des années 2000. En 2016, la prévalence de l'utilisation régulière était de 3,3 % et celle du vapotage quotidien était de 2,5 % [1].

En France, la cigarette électronique a le statut de produit de consommation courante. Avec l'évolution des connaissances, la cigarette électronique pourrait entrer dans le cadre des traitements nicotiniques de substitution (TNS).

La nocivité de la cigarette électronique est rapportée par les consommateurs : déshydratation buccale, céphalées, gingivites, toux, insomnies et accidents liés au dispositif. La combustion des liquides entraîne la libération de substances toxiques considérées comme cancérogènes ou entraînant des pathologies cardiovasculaires ou respiratoires chroniques [2]. L'entourage est exposé à la nicotine lorsque la cigarette électronique est utilisée dans un environnement clos [3].

Les aspects positifs sont également rapportés par les utilisateurs : amélioration de la condition physique, de l'odorat et capacité gustative, de la capacité respiratoire et de l'endurance [4]. La cigarette électronique est moins coûteuse, plus hygiénique et considérée comme moins dangereuse pour l'entourage.

L'effet le plus recherché par les fumeurs qui décident d'utiliser la cigarette électronique est de diminuer leur consommation de tabac. Plusieurs études prospectives montrent que le dispositif permet une baisse significative de la consommation de tabac voire une abstinence [5-7]. Cependant, la cigarette électronique semble plus être un sub­stitutif au tabac qu'un réel moyen de sevrage à la nicotine [6]. Certaines études ont montré un bénéfice sur la pression artérielle et vis-à-vis de pathologies respiratoires chroniques et aiguës [8, 9]. Mais ces améliorations sont corrélées à la baisse ou l'arrêt de la consommation de tabac.

Hormis l'arrêt du tabagisme, il existe d'autres mesures de prévention de santé qui ont montré leur efficacité en prévention primaire : une activité physique régulière, une alimentation saine et équilibrée, une bonne qualité de sommeil, l'éviction des boissons alcoolisées et du cannabis, le dépistage des cancers du col de l'utérus et du sein.

Notre étude va chercher un lien entre utiliser la cigarette électronique et améliorer son hygiène de vie.

Méthode

Les données utilisées pour cette étude descriptive transversale sont issues de CONSTANCES : cohorte épidémiologique en population générale constituée de 200 000 adultes âgés de 18 à 69 ans à l'inclusion [10].

Les critères d'inclusion sont de participer à la cohorte et avoir répondu à l'inclusion à la partie “consommation de tabac et de cigarette électronique”. Les critères d'exclusion sont de ne pas répondre aux critères d'inclusion ou d'avoir émis un avis de déconsentement.

Trois populations ont été créées : une population de vapoteurs exclusifs et une population de consommateurs mixtes sont comparées à une population de fumeurs exclusifs (population de référence).

Les variables expliquées sont un indicateur d'activité physique hors travail, les habitudes alimentaires, la qualité de sommeil, le dépistage du VIH et l'utilisation de préservatif, la consommation d'alcool et de cannabis et la réalisation de frottis cervico-utérin et de mammographie. Chacune des variables a été dichotomisée selon les modalités suivantes : être dans une démarche de prévention de santé et ne pas être dans une démarche de ­prévention de santé.

Pour chacune des populations, une analyse univariée a été conduite afin d'extraire les variables ayant un lien significatif avec le statut tabagique (p < 0,2). Les variables ainsi sélectionnées ont été soumises à une analyse de corrélation avec la totalité des variables par un test de Pearson afin d'éliminer dans les modèles multivariés celles qui étaient liées entres elles.

Enfin, une analyse multivariée a été conduite pour chacune des variables précédemment sélectionnées. Les variables ayant un lien statistique avec la variable étudiée avec un p < 0,15 ont été intégrées dans chaque modèle multivarié.

Les tests statistiques ont été réalisés avec le site Internet pvalue.io.

Le critère de jugement principal est d'avoir une différence statistiquement significative en analyse multi­variée entre le nombre de mesures de prévention de santé prises par les vapoteurs et/ou les consommateurs mixtes et les fumeurs. Cette différence doit être en faveur des populations de consommateurs de cigarette électronique.

Résultats

La population étudiée comprend 83 605 sujets : 39 651 hommes (47,4 %) et 43 954 femmes (52,6 %). Les fumeurs actifs sont 13 215, soit une prévalence de 15,8 %. Les vapoteurs exclusifs sont 1 248, soit une prévalence de 1,5 %. Les consommateurs mixtes sont au nombre de 2 256, soit une prévalence de 2,7 %. La prévalence du tabagisme actif total est de 18,5 % et celle du vapotage est de 4,2 %.

Vapoteurs exclusifs versus fumeurs

L'analyse multivariée entre les populations de fumeurs et de vapoteurs exclusifs a permis d'extraire 9 variables où un lien avec le statut tabagique a été établi. Pour chaque variable, un odd-ratio < 1 montre une attitude de prévention de santé de la part des vapoteurs tandis qu'un odd-ratio > 1 montre une attitude de prévention de santé de la part des fumeurs.

Sur les habitudes alimentaires, les vapoteurs consomment plus de produits laitiers (OR = 0,87 ; IC95 = 0,77-0,99), moins de pâtisserie (OR = 0,85 ; IC95 = 0,73-0,99) tandis que les fumeurs consomment moins de plats cuisinés (OR = 1,24 ; IC95 = 1,05-1,46), moins de soda light/zéro (OR = 1,6 ; IC95 = 1,34-1,91) et moins de sel (OR = 1,24 ; IC95 = 1,08-1,41).

Concernant la qualité de sommeil, les fumeurs se réveillent moins fatigués (OR = 1,18 ; IC95 = 1,02-1,36).

Les vapoteurs rapportent plus de cas de sevrage en cannabis lors des 12 derniers mois (OR = 0,48 ; IC95 = 0,41-0,57) et lors des 30 derniers jours (OR = 0,37 ; IC95 = 0,30-0,47) et consomment moins d'alcool (OR = 0,79 ; IC95 = 0,70-0,90).

Il n'y a pas de lien statistique entre le statut tabagique et l'activité physique, le dépistage du VIH et l'utilisation de préservatif et les dépistages des cancers du sein et du col de l'utérus.

Ces résultats sont récapitulés dans le tableau I.

Il n'y a pas de différence statistique dans le nombre de mesures de prévention de santé entre les vapoteurs exclusifs et les fumeurs (p = 1).

Consommateurs mixtes versus fumeurs

L'analyse multivariée entre les populations de fumeurs et de consommateurs mixtes a permis ­d'extraire 17 variables où un lien avec le statut tabagique a été établi. De même que précédemment, un odd-ratio < 1 montre une attitude de prévention de santé des consommateurs mixtes tandis qu'un odd-ratio > 1 montre une attitude de prévention de santé des fumeurs.

Parmi les habitudes alimentaires, les consommateurs mixtes consomment moins de biscuits sucrés, chocolat, céréales, bonbons, etc. (OR = 0,86 ; IC95 = 0,78-0,96). Il s'agit de la seule variable alimentaire où ils ont une attitude de prévention de santé comparativement aux fumeurs. Les fumeurs consomment plus de produits laitiers (OR = 1,1 ; IC95 : 1-1,21 ; p = 0,048), de légumes (OR = 1,18 ; IC95 : 1,05-1,32), moins de plats cuisinés (OR = 1,18 ; IC95 : 1,04-1,34), de soda light/zéro (OR = 1,49 ; IC95 : 1,29-1,71), de boissons énergétiques (OR = 1,6 ; IC95 : 1,13-2,27), de sucre (OR = 1,15 ; IC95 : 1,03-1,29) et de sel (OR = 1,13 ; IC95 : 1,02-1,25).

Les fumeurs ont une meilleure qualité de sommeil que les consommateurs mixtes. Ils ont moins de difficultés d'endormissement (OR = 1,2 ; IC95 : 1,07-1,34), se réveillent moins fatigué (OR = 1,3 ; IC95 : 1,17-1,45) et ont une durée moyenne de sommeil meilleure (OR = 1,21 ; IC95 : 1,09-1,35).

Les consommateurs mixtes font plus de dépistage du VIH (OR = 0,82 ; IC95 : 0,74-0,92).

Les consommateurs mixtes ont plus fait l'expérience du cannabis au cours de leur vie que les fumeurs (OR = 1,25 ; IC95 : 1,11-1,41) et ne présente pas plus de cas de sevrage lors des 12 derniers mois (p = 0,19) et lors des 30 derniers jours (p = 0,58).

L'entourage des consommateurs mixtes s'inquiète plus de leur consommation d'alcool (OR = 1,25 ; IC95 = 1,10-1,43).

Les femmes consommatrices mixtes ne s'impliquent pas plus dans le dépistage du cancer du sein (p = 0,12).

Il existe une différence statistiquement significative entre le nombre de mesures de prévention de santé prises par les consommateurs mixtes et les fumeurs (p = 0,011). Les fumeurs ont une meilleure hygiène de vie comparativement aux consommateurs mixtes (OR = 7,5 ; IC95 : 1,43-76,4).

Ces résultats sont récapitulés dans le tableau II.

Discussion

La prévalence du tabagisme actif et celle du vapotage sont respectivement de 18,5 % et 4,2 % dans notre population. Le baromètre santé 2016 évaluait ces chiffres à 34,5 % (28,7 % pour le tabagisme quotidien) et 3,3 % [1], cette différence peut être expliquée par un biais de sélection de notre population. Les participants sont tous affiliés à l'inclusion au régime général de la sécurité sociale et leur participation à la cohorte CONSTANCES suggère qu'ils sont sensibles aux problèmes de santé.

Nos résultats ne montrent pas de lien entre l'utilisation de la cigarette électronique et une meilleure hygiène de vie. Les vapoteurs n'ont pas de meilleures habitudes alimentaires, ne font pas plus d'activité physique hors travail et n'ont pas une meilleure qualité de sommeil. Les femmes ne s'impliquent pas plus dans le dépistage du cancer du sein et du cancer de col l'utérus.

Nous soulignons enfin une attitude positive envers les substances addictives (alcool et cannabis). Des études ont démontré une corrélation positive avec le tabagisme [11, 12]. La baisse de la consommation d'alcool et le sevrage en cannabis sont liés avec l'arrêt de la consommation de tabac grâce à la cigarette électronique (en dehors de certains mésusages).

Les forces de l'étude viennent du nombre important de participants sélectionnés sur un tirage au sort dans la population affiliée à la Sécurité sociale entre 18 et 69 ans. Leur appréciation vis-à-vis de la cigarette électronique n'intervient pas dans leur recrutement. Pour notre étude, 16 719 sujets ont été sélectionnés. Nous avons eu un taux inférieur à 5 % de données manquantes pour les variables étudiées. Les faiblesses prennent plusieurs aspects : étude descriptive transversale et biais de sélection (affiliation des participants au régime général de la Sécurité sociale âgés de 18 à 69 ans).

L'association entre vapotage et prévention individuelle de santé n'a été démontrée par aucune étude indépendante et sérieusement menée. Un mauvais état de santé est très rarement une motivation suffisante à l'arrêt du tabac hormis une exception : être hospitalisé pour un événement cardiaque majeur secondaire au tabagisme [13, 14]. En France, la baisse de consommation est fortement corrélée à la hausse des prix du tabac (figure 1). L'aspect financier dans le choix d'utiliser la cigarette électronique revêt une part de plus en plus importante.

La pharmacocinétique de la nicotine par vapotage est identique à la consommation de cigarette. De plus, les usagers vapotent dans des situations où les fumeurs s'abstiennent de fumer. Enfin, la nicotine est banalisée par les lobbies sur Internet. Ces différents points sont un frein à la motivation du vapoteur à se délivrer de son addiction et la cigarette électronique autoentretient la dépendance à la nicotine.

Il existe une association démontrée entre vapotage et d'autres addictions. La consommation de tabac est corrélée positivement avec la consommation d'alcool et de cannabis. L'arrêt du tabac entraîne donc une baisse de la consommation de l'alcool et plus de sevrage au cannabis, indépendamment de l'utilisation de la cigarette électronique. Cependant, des liquides contenant du cannabidiol ou du tétra­hydrocannabinol (THC) sont apparus. Il est donc difficile de conclure à une efficacité de la cigarette électronique dans le sevrage au cannabis. Enfin, certains vapoteurs signalent ajouter de la cocaïne ou des drogues de synthèse à leur liquide.

Les autorités de santé n'ont pas de discours consensuel sur le sujet, les médecins sont peu informés et les experts divisés. Cette situation profite aux industriels de la cigarette électronique et aux lobbies du tabac. Cela constitue un facteur d'éloignement du vapoteur vis-à-vis des professionnels de santé. Ils préfèrent se tourner vers les professionnels de la cigarette électronique qui, assurés et rassurant, prodiguent des conseils et avis “pseudo-médicaux”. Ce comportement s'intègre dans le “quantified self” où le vapoteurs est le propre acteur de son bien-être et de sa santé et évolue en dehors de toute prise en charge médicale [15].

Le Haut Conseil de santé publique a déjà invité à la réflexion sur la création d'une cigarette électronique médicalisée dans son avis du 22 février 2016 [16]. Si la prise en charge médicale de la cigarette électronique était décidée, les vapoteurs auraient la possibilité de revenir vers leur médecin traitant ou leur tabacologue pour l'information, la prescription du produit et la prévention du mésusage. Il serait alors possible d'informer sur les autres mesures d'hygiène de vie bénéfiques pour la santé.

La prescription de TNS était en augmentation de 28,5 % en 2017 par rapport à 2016 (figure 2) du fait de leur prise en charge par l'Assurance maladie tandis que le vapotage semble s'inscrire autour d'un noyau dur d'utilisateur selon le baromètre santé 2016 [1]. Les patients souhaitant se sevrer en nicotine continuent donc majoritairement à faire confiance à leur médecin.

Conclusion

Les études sur la cigarette électronique montrent majoritairement un effet sur la diminution de la consommation de tabac à 1 an (50 %). En février 2019, une étude multicentrique est publiée et donne des taux de sevrage pour les TNS étonnamment bas (9 % contre 20 % pour la cigarette électronique). Les participants ont été suivis le premier mois en consultation puis interrogés par téléphone. Cela est sans doute une explication au score médiocre des TNS. La cigarette électronique entretient la dépendance à la nicotine [17].

La motivation principale des vapoteurs est de se sevrer vis-à-vis des substances toxiques contenues dans la fumée du tabac. La toxicité moindre de la cigarette électronique, idée largement diffusée par les professionnels de la vape, les motive à l'usage de ce produit de consommation. La pharmacocinétique de la nicotine par vapotage étant équivalente à celle d'une cigarette, les vapoteurs entretiennent leur dépendance à la nicotine. Le vapotage ne s'inscrit pas dans un changement comportemental ni dans une démarche de sevrage à l'addiction du tabac que nous savons induire une dépendance comportementale et psychologique. Cette situation profite aux professionnels de la vape qui encadrent les actuels et futurs consommateurs.

Le tabagisme a connu un phénomène d'accrois­sement important dans le dernier tiers du XXe siècle avec la mondialisation et les images véhiculées par la télévision et le cinéma. Devant la rapidité de l'information véhiculée par Internet, le développement de la cigarette électronique peut devenir exponentiel.

Il est nécessaire de rapprocher les consommateurs avec le monde médical. Les organismes de santé publique doivent adopter une position claire et unanime sur le sujet et donner les résultats des recherches en cours. Une solution serait, peut-être, de créer un site d'information médicale sur Internet dédié aux patients et aux professionnels de santé.

Il est surprenant que la cigarette électronique, de part son mode d'administration de nicotine contenue dans les e-liquides, garde le statut de produit de consommation courante en France. Ce produit ne subit ni les taxes imposées sur les produits du tabac ni les contrôles et les règles de mise sur le marché d'un médicament. Sa fabrication et sa commercialisation dépendent uniquement des industriels liés aux lobbies du tabac. Concernant sa prescription dans le sevrage tabagique et nicotinique, le débat actuel serait enrichi par des études recherchant une équivalence du taux de sevrage en nicotine à 1 an en utilisant ce produit versus TNS. En attendant ces résultats, les e-liquides contenant de la nicotine devraient être apparentés aux produits du tabac et, ainsi, être soumis à la même réglementation et taxation.■


FIGURES

Références

1. Pasquereau A et al. Tabac et e-cigarette en France: niveaux d’usage d’après les premiers résultats du Baromètre santé 2016. Bull Épidémiologique Hebd BEH. 2017;214‑22.

2. Chen J et al. A Comparative Health Risk Assessment of Electronic Cigarettes and Conventional Cigarettes. Int J Environ Res Public Health 2017;14:382.

3. Czogala J et al. Secondhand Exposure to Vapors From Electronic Cigarettes. Nicotine Tob Res 2014;16:655‑62.

4. Farsalinos KE et al. Characteristics, perceived side effects and benefits of electronic cigarette use: a worldwide survey of more than 19000 consumers. Int J Environ Res Public Health. 2014;11:4356‑73.

5. Adriaens K et al. Effectiveness of the electronic cigarette: an eight-week flemish study with six-month follow-up on smoking reduction, craving and experienced benefits and complaints. Int J Environ Res Public Health 2014;11:11220‑48.

6. Manzoli L et al. Cohort study of electronic cigarette use: effectiveness and safety at 24 months. Tob Control 2017;26:284‑92.

7. Polosa R et al. Effect of an electronic nicotine delivery device (e-cigarette) on smoking reduction and cessation: a prospective 6-month pilot study. BMC Public Health 2011;11:786.

8. Polosa R et al. Blood pressure control in smokers with arterial hypertension who switched to electronic cigarettes. Int J Environ Res Public Health 2016;13:1123.

9. Campagna D et al. Respiratory infections and pneumonia: potential benefits of switching from smoking to vaping. Pneumonia [Internet]. déc 2016 [cité 13 févr 2018];8(1). Disponible sur: http://pneumonia.biomedcentral.com/articles/10.1186/s41479-016-0001-2

10. CONSTANCES team, Zins M, Goldberg M. The French CONSTANCES population-based cohort: design, inclusion and follow-up. Eur J Epidemiol 2015;30:1317‑28.

11. Friedman GD et al. Alcohol drinking and cigarette smoking: an exploration of the association in middle-aged men and women. Drug Alcohol Depend 1991;27:283‑90.

12. Amos A et al. ’You can’t go without a fag...you need it for your hash’--a qualitative exploration of smoking, cannabis and young people. Addict Abingdon Engl 2004;99:77‑81.

13. Holm M et al. Predictors of smoking cessation: a longitudinal study in a large cohort of smokers. Respir Med 2017;132:164‑9.

14. Pokhrel P, Herzog TA. Reasons for quitting cigarette smoking and electronic cigarette use for cessation help. Psychol Addict Behav 2015;29:114‑21.

15. Fontaine A, Artigas F. Étude qualitative auprès des utilisateurs de cigarette électronique : pratiques, usages, représentations. Santé Publique. 2017;29:793.

16. HCSP. Bénéfices-risques de la cigarette électronique pour la population générale [Internet]. Paris: Haut Conseil de la Santé Publique; 2016 févr [cité 2 janv 2018]. Disponible sur: https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=541

17. Hajek P et al. A randomized trial of e-cigarettes versus nicotine-replacement therapy. N Engl J Med 2019;380:629‑37.

Liens d'interêts

F.X. Berlemont et D. Cozzolino déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

auteur
Dr François-Xavier BERLEMONT

Médecin
université de Versailles, Saint- Quentin-en-Yvelines.
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Addictologie,
Psychiatrie
thématique(s)
Tabagisme
Mots-clés