Congrès/Réunion

Vers de nouvelles stratégies

Mis en ligne le 01/01/2000

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PENDANT CES TROIS JOURS, UN CERTAIN NOMBRE D’OUTILS D’AIDE À L’OBSERVANCE NOUS ONT ÉTÉ PRÉSENTÉS, QU’EN AVEZ-VOUS RETENU ? On retient essentiellement trois types d’aide à l’observance :
  • La répartition journalière imagée.
  • Les ordonnances personnalisées, qu’elles soient “classiques”, sur papier, ou établies à partir d’un cédérom de prescription des antirétroviraux (ce dernier outil a été très remarqué).
  • Enfin, les consultations d’aide à l’observance, qu’elles soient assurées par le pharmacien, les infirmières, les psychologues ou des équipes pluridisciplinaires ou, enfin, des consultations de counselling, de nombreux points communs étant relevés entre ces différents types de consultation.
Ces moyens mis à la disposition du patient se ressemblent et ont été personnalisés en fonction de chaque équipe, de l’histoire de leur mise en place et des moyens disponibles, telle équipe disposant d'un cédérom, telle autre d’un psychologue responsabilisé dans cette fonction ou, enfin, des consultations pluridisciplinaires organisées sur le site. COMMENT VOUS, INFIRMIÈRES, VOUS SENTEZ-VOUS IMPLIQUÉES DANS L’AIDE À L’OBSERVANCE ? Des mots nous viennent à l’esprit : “interface”, “rôle pivot”, “porte-parole” ; ce qui signifie qu’il faut être disponible pour être à l'écoute, entendre ce que dit le patient, et expliquer. L'infirmière a bien souvent une position centrale entre le malade, le médecin, le pharmacien, la famille, la diététicienne, etc. Notre rôle est complémentaire de celui du médecin pour :
  • le soutien au quotidien,
  • permettre au patient d'accepter sa maladie,
  • favoriser la dynamique du projet de vie.
Ce n’est que lorsque ces premières étapes sont franchies que l’on peut songer à aider le patient à mieux gérer son traitement ; deux points nous paraissent essentiels :
  • la prise en compte des effets secondaires,
  • et depuis peu, les posologies simplifiées lorsque cela est possible.
Cela revient à reconnaître notre rôle éducatif qui, ne l’oublions pas, fait partie du rôle propre de l’infirmière. AU RETOUR DE CE 1er CONGRÈS SUR L’OBSERVANCE, QUELS POINTS POSITIFS OU NÉGATIFS VOUS SEMBLENT À RETENIR PARTICULIÈREMENT ? Dans les points positifs, c’est l’implication et la remise en question de chaque catégorie professionnelle : il s’agit bien d’une prise en charge pluridisciplinaire, ce qui n’est pas ici un vain mot. Ce congrès a permis des échanges fructueux entre différentes équipes, différentes catégories socio-professionnelles. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il y a toujours pour chaque patient une histoire individuelle, sans oublier que chaque soignant a aussi sa propre histoire, l’affaire est donc complexe !… En point négatif, nous regrettons que la vision du patient n'ait pas été plus approfondie par des témoignages. EN CONCLUSION, QUE DIRIEZ-VOUS ? Une phrase semble particulièrement appropriée : “L’observance passe par la reconnaissance”.
centre(s) d’intérêt
Médecine générale