Dossier

Épidémiologie et histoire naturelle des rejets humoraux en transplantation rénale
(présenté au Club de la transplantation - 31 janvier-1er février 2013)

Mis en ligne le 08/04/2014

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» Le rejet causé par les anticorps (Ac) est devenu la première cause de perte du greffon en transplantation rénale. Ces dernières années ont permis de mieux comprendre l’effet délétère des Ac spécifiques du donneur (DSA), qu’ils soient présents avant la transplantation ou qu’ils n’apparaissent qu’après. Il a été montré que le rejet causé par les Ac était en fait un continuum depuis le rejet aigu entraînant une insuffisance rénale aiguë jusqu’au rejet chronique, en passant par une longue phase de rejet infraclinique dépisté par les biopsies systématiques. Des progrès dans la classification des lésions ont permis de définir de nouvelles entités : rejet C4d négatif, rejet humoral avec lésions vasculaires, rejet infraclinique, DSA non anti-HLA, etc. En parallèle, certaines caractéristiques des DSA, comme la propriété de fixer le C1q, ont été associées à un moins bon pronostic de la transplantation, définissant ainsi un sous-groupe à très haut risque de perte du greffon. Ces progrès vont se traduire, d’une part, par une adaptation de la classification de Banff et, d’autre part, par de nouvelles approches thérapeutiques plus ciblées, en tout cas pour les patients les plus à risque.
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