Dossier

Vers la criminalisation du commerce des organes associée à la lutte contre la pauvreté

Mis en ligne le 07/07/2014

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» L’inadéquation profonde entre le nombre des organes disponibles et celui des patients en attente d’une transplantation fait le lit d’un trafic d’organes qui se développe mondialement. La communauté internationale s’était pourtant opposée officiellement en 2008 à toute forme de commerce des organes par la déclaration d’Istanbul, qui proposait des pistes destinées à favoriser le développement de la transplantation. Cinq ans après la publication de ce texte, le trafic persiste, et le débat international sur le commerce des organes se réorganise autour de la possibilité d’un commerce régulé, comme alternative acceptable au trafic. En réalité, seule une mobilisation internationale massive combinant à la fois des actions concrètes en faveur du développement réel du don d’organes (provenant de donneurs décédés comme de donneurs vivants) et de la prévention des maladies chroniques, et des actions de lutte contre la pauvreté, couplée à un instrument international juridiquement contraignant, prévoyant des mesures préventives et répressives fortes contre toute forme de commerce des organes en vue de transplantations, permettrait d’espérer pouvoir s’opposer à des pratiques incompatibles avec le respect des droits de l’homme, au premier rang desquels figure la dignité humaine.
auteurs
Pr Marie-France MAMZER-BRUNEEL

Médecin, Néphrologie, Hôpital Necker enfants malades, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Mme Aminata TOURÉ

Laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale du Pr C. Hervé, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Transplantation
Mots-clés