Dossier

Médicaments anticancéreux et hémodialyse

Mis en ligne le 29/10/2016

Auteurs :

Lire l'article complet (pdf / 617,88 Ko)

L'augmentation croissante de l'incidence des cancers en dialyse est bien connue. Les oncologues, les néphrologues et les pharmaciens sont de plus en plus souvent confrontés à la problématique de l'utilisation des médicaments anticancéreux chez les hémodialysés, qui représentent 1 million de patients à travers le monde et environ 36 000 en France. Les hémodialysés n'ont plus de fonction rénale fonctionnelle, ce qui les expose à un risque d'effets indésirables en cas de non-adaptation posologique. De plus, la possible dialysance des médicaments doit être prise en compte afin de planifier au mieux leur administration par rapport aux séances de dialyse et d'éviter que la dialyse épure les molécules trop tôt, entraînant une perte d'efficacité. L'hémodialyse ne constitue pas une contre-indication absolue et automatique aux traitements anticancéreux. Mais un grand nombre de médicaments anticancéreux nécessitent une adaptation posologique ou une chronoposologie spécifique par rapport aux séances d'hémodialyse, en tenant compte de leur dialysance. Il est alors nécessaire de trouver une source d'information fiable sur le sujet : ainsi, le SiteGPR (sitegpr.com) propose gratuitement des adaptations posologiques chez le patient insuffisant rénal chronique pour toutes les classes thérapeutiques, dont les anticancéreux.

Plus de 1 million de personnes dans le monde bénéficient de dialyses à long terme. Le nombre de patients sous dialyse augmente d'au moins 5 % par an dans les pays occidentaux en raison du vieillissement de la population et de l'augmentation de la prévalence du diabète de type 2, une pathologie souvent associée à la détérioration de la fonction rénale. De plus, des évolutions substantielles de la dialyse ont conduit à une amélioration la survie de ces patients. Malgré des résultats contradictoires entre différentes études dans les années 1990, il est actuellement reconnu que l'incidence de certains cancers est plus élevée chez les patients hémodialysés.

Liens d'interêts

N. Janus déclare avoir des liens d’intérêts avec Roche, Vifor, Pfizer, Fresenius Medical Care,Leo Pharma, Teva, Gilead, Daiichi Sankyo, Ipsen.

V. Launay-Vacher déclare avoir des liens d’intérêts avec Roche, Vifor Pharma, Gilead, Sanofi, Pfizer, Daiichi Sankyo, Teva, Ipsen, HAS, InCA, ANSM.

auteurs
Dr Nicolas JANUS

Pharmacien, Groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Vincent LAUNAY-VACHER

Pharmacien, CHU Pitié-Salpêtrière, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Oncologie générale,
Pharmacologie
Mots-clés