Alimentation et incidence du diabète de type 2

Mis en ligne le 07/04/2011

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La nutrition est l’un des facteurs de risque modifiables du diabète de type 2. L’approche initiale par groupes d’aliments montre un lien confirmé par de nombreuses études entre des apports importants en graisses, en acides gras saturés, en viandes transformées, ou en viandes rouges et le risque de diabète. Les aliments protecteurs sont les produits laitiers pauvres en graisses, les aliments riches en fibres, comme les céréales complètes. L’impact positif d’une consommation importante de fruits et de légumes n’est pas confirmé. Pour les boissons, le café, le thé et la bière sont plutôt protecteurs. Cependant, les données épidémiologiques plus récentes privilégient l’approche par profil de nutrition, en utilisant deux approches (construction d’un index a priori ou approche exploratrice). Les résultats font ressortir l’effet protecteur du régime dit méditerranéen, et un effet délétère du régime western. L’impact de la nutrition est souvent relayé par la prise de poids, mais une modification des apports en micronutriments, en vitamines, joue également un rôle au niveau des cellules bêta, tel que la protection contre le stress oxydatif. Les fibres agissent même en amont sur la satiété, via l’augmentation de la cholécystokinine. Le biais de cette approche est l’observation : même si les facteurs confondants (les antécédents de diabète, le poids, l’indice de masse corporelle, l’activité physique) sont pris en compte, les études ne permettent pas d’appréhender tous les aspects du mode de vie. Ainsi, les études d’intervention, de modification nutritionnelle sont utiles pour consolider les données et favoriser tel ou tel profil alimentaire. Plus récemment, des études se sont intéressées à la prédisposition génétique à l’alimentation.
centre(s) d’intérêt
Cardiologie
Mots-clés