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Cardiomyopathie obstructive et alcoolisation septale

Mis en ligne le 01/05/2001

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Référence : Nonsurgical septal reduction therapy for hypertrophic obstructive cardiomyopathy : one year follow-up. Lakkis NM, Nagueh SF, Dunn JK, Killip D, Spencer WH III o J Am Coll Cardiol 2000 ; 36 : 852-5. Le fond Cette étude texane rapporte le suivi à un an de 50 premiers patients traités par alcoolisation septale de novembre 1996 à août 1998 pour une myocardiopathie obstructive symptomatique réfractaire au traitement médical : 90 % d’entre eux étaient initialement en classe fonctionnelle III ou IV de la NYHA. Le repérage des artères septales irriguant la zone d’obstruction a été effectué par écho de contraste intracoronaire, puis 2 à 5 ml d’éthanol ont été injectés dans chacune des branches septales repérées. Deux décès sont survenus (dissection de l’artère interventriculaire antérieure [IVA] ; mort subite à 10 jours avec thrombose de la coronaire droite) ; un défibrillateur implantable a été posé 22 semaines après la procédure à la suite d’un arrêt cardiaque récupéré. Onze patients ont développé un bloc cardiaque complet les trois jours suivant la procédure, et huit sont restés pacemaker-dépendants à un an. L’apparition de blocs de branche est habituelle pour les autres patients, et cinq sujets ont eu des tachycardies ventriculaires non soutenues sur le monitoring ECG des premières 24 heures. Sept patients, dont 3 avec pacemaker, ont eu pendant le suivi, en raison de symptômes récurrents avec gradient intraventriculaire gauche, soit une nouvelle alcoolisation septale (six cas avec seconde procédure efficace), soit d’emblée une intervention de myomectomie (un cas). À un an, 4 patients sont en classe fonctionnelle NYHA II et 6 en classe NYHA I, les autres sujets étant asymptomatiques ; seuls 20 % des patients reçoivent un bêtabloquant ou un inhibiteur calcique. La durée de l’effort a augmenté de 136 secondes (p = 0,024). En échocardiographie doppler, le gradient intraventriculaire gauche à l’état basal est passé de 74 ± 23 mmHg à 6 ± 18 mmHg (p < 0,001), et l’épaisseur du septum a diminué de 21 mm à 15 mm (p = 0,001) ; la fraction d’éjection ventriculaire gauche est inchangée : 74 % contre 73 % initialement.
centre(s) d’intérêt
Cardiologie