Dossier

Traitements hypolipémiants et prévention cardiovasculaire chez les sujets diabétiques : actualités et perspectives

Mis en ligne le 12/05/2018

Auteurs : R. Valéro, S. Béliard

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  • La maladie cardiovasculaire athéromateuse est la première cause de mortalité dans le diabète.
  • Le traitement des dyslipidémies, et notamment l'excès de LDL-cholestérol (LDL-C), permet la prévention primaire et secondaire des événements cardiovasculaires.
  • Un consensus français et de nouvelles recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) ont fixé le cadre de la prise en charge des dyslipidémies.
  • Les statines représentent le traitement de première intention de l'hyper-LDL cholestérolémie.
  • L'association statine-fénofibrate peut être utilisée chez les patients à risque cardiovasculaire élevé.
  • Les inhibiteurs de PCSK9 (Proprotein Convertase Subtilisin Kexin type 9) sont une nouvelle classe thérapeutique très efficace dans la baisse du LDL-C.

La maladie cardiovasculaire athéromateuse constitue la principale cause de mortalité chez les patients diabétiques. La prise en charge synergique des facteurs de risque cardiovasculaire est indispensable pour prévenir les événements cardio­vasculaires ainsi que leurs récidives. Parmi ces facteurs de risque, on retrouve les dyslipidémies et en particulier le lien entre le taux de LDL (Low-Density Lipoprotein)-cholestérol (LDL-C) et la maladie cardiovasculaire athéromateuse (1). De nouvelles recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) et un consensus français récent ont fixé le cadre de la prise en charge des dyslipidémies (2, 3). De nouvelles thérapies sont disponibles.

Objectifs lipidiques des nouvelles recommandations françaises

Les dernières recommandations françaises de la HAS de février 2017, qui se sont largement appuyées sur le consensus français (Société française d'endocrinologie [SFE], Société francophone du diabète [SFD] et Nouvelle Société francophone d'athérosclérose [NFSA]) de 2016, ont classé les patients diabétiques selon 3 niveaux de risque cardiovasculaire. En effet, l'évaluation du risque cardiovasculaire à l'aide de l'outil SCORE (Systematic Coronary Risk Estimation) ne s'adapte pas aux patients diabétiques qui sont souvent considérés à risque cardiovasculaire élevé ou très élevé. Outre l'âge et la coexistence d'autres facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle [HTA], tabagisme, antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire précoce, taux de HDL [High-Density Lipoprotein]-cholestérol [HDL-C] abaissé), les patients diabétiques de type 1 ou 2 sont à risque :

  • modéré : si âge < 40 ans sans facteur de risque cardiovasculaire ni atteinte d'organe cible ;
  • élevé : si âge < 40 ans avec au moins un facteur de risque cardiovasculaire ou une atteinte d'organe cible ; ou si âge ≥ 40 ans sans facteur de risque cardio­vasculaire ni atteinte d'organe cible ;
  • très élevé : si âge ≥ 40 ans avec au moins un facteur de risque cardiovasculaire ou une atteinte d'organe cible ; ou chez les patients en prévention secondaire.

L'objectif en termes de LDL-C est une valeur inférieure à 1,3 g/l si le niveau de risque cardiovasculaire est modéré ; inférieure à 1 g/l si le risque est élevé ; inférieure à 0,7 g/l ou une réduction d'au moins 50 % si l'objectif cible ne peut être atteint dans le risque très élevé.

Traitements hypolipémiants

Statines

De nombreuses études ont montré le bénéfice cardiovasculaire du traitement par statine chez les patients diabétiques en prévention primaire et secondaire. Une méta-analyse a notamment regroupé les données de 18 686 patients diabétiques issus de 14 essais cliniques randomisés. Après un suivi moyen de 4,3 ans, il a été montré pour chaque baisse de 1 mmol/l de LDL-C, une réduction significative de 9 % de la mortalité totale qui est comparable à la réduction de 13 % des patients non diabétiques. Cette diminution de la mortalité totale est due à une baisse significative de la mortalité vasculaire de 13 %. Par rapport aux sujets non diabétiques, les résultats de cette étude rapportent également une baisse significative et non différente : des événements coronariens majeurs (22 %), des revascularisations coronariennes (25 %), des accidents vasculaires cérébraux (AVC) [21 %] et des événements vasculaires majeurs (21 %). L'efficacité des statines a pu être montrée en prévention primaire et secondaire mais aussi dans tous les sous-groupes étudiés, notamment chez les patients diabétiques de type 1 et 2 et ceux à risque cardio­vasculaire plus faible (4). Une récente méta-analyse a confirmé l'intérêt du traitement par statine en prévention primaire (5). Toutes ces données permettent de retenir le choix des statines en première intention pour la baisse du LDL-C et la prévention cardiovasculaire (figure).

Ézétimibe

L'étude IMPROVE-IT, associant l'ézétimibe versus placebo à la simvastatine 40 mg chez des patients venant de faire un syndrome coronarien aigu, a montré, chez les 27 % de patients diabétiques inclus dans l'étude avec un suivi médian de 6 ans, une baisse significative de 14 % du critère primaire composite (décès cardiovasculaire, événements coronariens majeurs ou AVC non fatal) dans le groupe simvastine-ézétimibe. Cette différence n'est pas retrouvée dans le groupe de sujets non diabétiques (6). La prescription d'ézétimibe doit être envisagée en association si la dose optimale de statines ne permet pas d'atteindre l'objectif de LDL-C (figure). En cas d'intolérance aux statines, il est recommandé d'utiliser l'ézétimibe voire la colestyramine (2, 3).

Acide nicotinique

L'étude AIM-HIGH, associant la niacine versus placebo à la simvastatine 40 ou 80 mg ± ézétimibe chez 3 414 patients en prévention secondaire (dont plus d'un tiers de patients diabétiques), a été arrêtée après un suivi moyen de 3 ans pour inefficacité de la niacine sur les critères primaires et secondaires malgré une augmentation du HDL-C et une baisse du LDL-C et des triglycérides (7). Une méta-analyse confirme l'absence de réduction de la mortalité cardiovasculaire sous niacine même s'il existe une réduction significative des infarctus du myocarde (IDM) et des revascularisations coronariennes (8). Ce traitement n'est plus commercialisé en France.

Inhibiteurs de la CETP

Une méta-analyse sur les inhibiteurs de la CETP (Cholesteryl Ester Transfer Protein), dont l'effet principal est l'augmentation du HDL-C, n'a montré aucun bénéfice de ces traitements comparativement au placebo sur la morbi-mortalité cardiovasculaire (8). L'étude de phase III ILLUMINATE (torcétrapib versus placebo en association à l'atorvastatine) chez 15 067 sujets, dont 45 % de patients diabétiques, a mis en évidence une augmentation significative du risque d'événements cardiovasculaires et de mortalité toute cause dans le groupe torcétrapib malgré une augmentation de 72 % du HDL-C et une baisse de 25 % du LDL-C. Ces effets délétères du torcétrapib pourraient être expliqués par des effets hors cible de la molécule comme une élévation du sodium, des bicarbonates et de l'aldostérone sériques avec une augmentation de la pression artérielle et une baisse du potassium (9). Cependant, une étude très récente (REVEAL : anacétrapib versus placebo en association à l'atorvastatine) chez 30 449 sujets en prévention secondaire dont 37 % de patients diabétiques a montré, sur un suivi médian de 4,1 ans, une baisse significative de 9 % du critère primaire (premier événement coronarien majeur) dans le groupe anacétrapib sans différence entre les sujets diabétiques et non diabétiques (10). Il n'est pas recommandé actuellement d'utiliser des médicaments pour augmenter le HDL-C en prévention cardiovasculaire dans le diabète (3).

Oméga-3 

Une méta-analyse d'essais contrôlés randomisés (plus de 30 000 sujets) rapporte un effet neutre des oméga-3 sur la mortalité et les événements cardio­vasculaires (11). Les oméga-3 à longue chaîne à forte dose sont actuellement indiqués dans l'hypertriglycéridémie ≥ 5 g/l résistant aux mesures hygiénodiététiques et à une dose optimale de fibrate (2, 3).

Fibrates

Une méta-analyse de 18 essais contrôlés randomisés (45 058 sujets) a montré pour le groupe de sujets sous fibrates, une réduction significative des événements cardiovasculaires majeurs (10 %) et des événements coronariens (13 %) mais sans réduction de la mortalité cardiovasculaire ou de la mortalité totale. Les analyses de sous-groupes n'ont pas mis en évidence de différence en fonction du caractère primaire ou secondaire de la prévention et de la présence ou non de diabète (12). L'étude FIELD, réalisée spécifiquement chez 9 795 patients diabétiques de type 2 (fénofibrate versus placebo sans statine à l'entrée dans l'étude), n'a pas montré de différence significative sur la réduction des événements coronariens mais une réduction significative de 24 % des infarctus non fatals et une tendance non significative à l'augmentation de la mortalité coronarienne. La totalité des événements cardiovasculaires et les revascularisations coronariennes sont significativement réduites. L'étude ACCORD, associant le fénofibrate versus placebo à la simvastatine chez 5 518  patients diabétiques de type 2, n'a pas montré de différence significative entre les 2 groupes concernant le critère primaire (événements cardiovasculaires majeurs fatals et non fatals) ou les critères secondaires. Les analyses de sous-groupes préspécifiés suggèrent un bénéfice possible chez les hommes et les sujets présentant une hypertriglycéridémie ≥ 2,04 g/l associée à une baisse du HDL-C ≤ 0,34 g/l (13). Une méta-analyse a confirmé l'intérêt des fibrates dans le sous-groupe de sujets présentant une dyslipidémie athérogène résiduelle (élévation des triglycérides, baisse du HDL-C mais aussi hyperlipidémie postprandiale et augmentation quantitative des LDL petites et denses) qui est fréquente chez les sujets diabétiques et/ou obèses, et/ou présentant un syndrome métabolique, avec une réduction significative de 35 % des critères définis pour chaque étude qui n'est pas retrouvée dans le groupe sans dyslipidémie athérogène (14).

Les fibrates sont ainsi indiqués en première intention après échec des mesures hygiénodiététiques dans les hypertriglycéridémies sévères (≥ 5 g/l) pour limiter le risque de pancréatite aiguë. Ils sont aussi préconisés, pour réduire le risque cardiovasculaire, en association à une statine (uniquement le fénofibrate) pour les patients à risque cardiovasculaire élevé ou très élevé qui ont un LDL-C à l'objectif mais une dyslipidémie athérogène persistante : triglycérides ≥ 2 g/l et HDL-C ≤ 0,4 g/l ou cholestérol non HDL non à l'objectif (2, 3) [figure].

Inhibiteurs de PCSK9

Intérêts thérapeutiques

Parmi les sujets à risque cardiovasculaire élevé ou très élevé, dont l'immense majorité des patients diabétiques, une majorité sont au-dessus des objectifs de LDL-C (soit < 1 g/l pour le risque élevé et < 0,7 g/l pour le risque très élevé) [15]. Les raisons de cet échec sont multiples : inertie et mauvaise observance thérapeutiques dans un contexte périodique de révisionnisme en lipidologie niant l'évidence scientifique du rôle athérogène de l'excès de LDL-C ; patients mauvais répondeurs aux traitements ; effets secondaires des hypolipidémiants ; taux de LDL-C de base très élevé (comme dans l'hypercholestérolémie familiale génétique). Pour certaines de ces raisons, le développement de nouvelles thérapies hypocholestérolémiantes s'est fortement accéléré ces dernières années et ce sont 2 anticorps monoclonaux anti-PCSK9 qui sont les plus avancés : l'alirocumab et l'évolocumab. Après avoir été approuvés par les agences du médicament américaine (Food and Drug Administration [FDA]) et européenne (Agence européenne des médicaments [AEM]) en 2015, ils sont maintenant disponibles dans de nombreux pays notamment européens. Ils représentent une classe thérapeutique prometteuse, très efficace dans la baisse du LDL-C avec un bon profil de sécurité et de tolérance selon les données actuelles. Au-delà de cette baisse très importante du LDL-C, les anticorps anti-PCSK9 ont un effet d'élévation du HDL-C (entre +6 à 7 %), de baisse de la lipoprotéine (a) [Lp(a)] autour de 25 % (16), ainsi qu'une baisse des triglycérides variable selon les études. L'essai ODYSSEY DM-INSULIN a montré une efficacité comparable à 6 mois de l'alirocumab en ajout de statine comparativement au placebo chez les patients diabétiques de type 1 et 2 sous insuline sur la baisse du LDL-C (-48 % et -49 % respectivement versus placebo), du non-HDL-C, de l'apolipoprotéine B et de la Lp(a) et sans effet sur l'équilibre glycémique (17).

En France, les inhibiteurs de PCSK9 ne disposent pas encore de l'autorisation de mise sur le marché (AMM), leur coût étant un frein actuel à leur remboursement par la Sécurité sociale.

Efficacité sur la plaque d'athérome

L'étude GLAGOV randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a montré chez 968 patients sous statine présentant au moins une plaque coronarienne ≥ 20 % lors d'une coronarographie et une plaque ≤ 50 % pour le suivi par échographie vasculaire intraluminale, une baisse significative du volume de la plaque de 0,95 % dans le groupe évolocumab contre une augmentation de 0,05 % dans le groupe placebo, et une régression de plaque significativement plus fréquente dans le groupe évolocumab par rapport au placebo (64,3 % versus 48,9 % des patients) [18].

Efficacité cardiovasculaire

Des données sur l'effet cardiovasculaire des inhibiteurs de PCSK9 sont maintenant disponibles. Les études OSLER-1 et OSLER-2, ouvertes randomisées contrôlées, ayant inclus 4 465 patients, ont montré, dans une analyse préspécifiée exploratoire, une réduction significative des événements cardiovasculaires de 53 % à 1 an dans le groupe évolocumab plus traitement standard versus traitement standard (19).

L'étude ODYSSEY LONG TERM, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a montré dans une analyse post-hoc chez des patients à haut risque cardiovasculaire sous traitement hypolipémiant, une réduction significative de 48 % des événements cardiovasculaires majeurs sur un suivi de 80 semaines dans le groupe alirocumab par rapport au placebo (20).

Deux méta-analyses évaluant l'utilisation d'inhibiteurs de PCSK9 (alirocumab et évolocumab) ont été réalisées à partir de certaines études de phases II et III randomisées, contrôlées. La première, incluant 10 159 patients, montre une baisse significative de la mortalité totale (55 %), des IDM (51 %) et non significative de la mortalité cardiovasculaire (50 % ; p = 0,084) et des angors instables (39 % ; p = 0,676) [16]. La deuxième, qui a inclus 13 083 patients, met en évidence une baisse significative de la mortalité totale (57 %), non significative de la mortalité cardiovasculaire (p = 0,1) et des événements cardiovasculaires majeurs (p = 0,07) dans le groupe inhibiteurs de PCSK9 (21). Les limites de ces études proviennent principalement du faible nombre d'événements cardiovasculaires et de décès.

Les études randomisées, en double aveugle, contrôlées versus placebo de suivi de la morbi-mortalité cardiovasculaire doivent apporter les éléments de preuve d'un rôle des inhibiteurs de PCSK9 dans l'incidence des événements cardiovasculaires. Les résultats de l'étude ODYSSEY-OUTCOMES (alirocumab) devraient être présentés cette année. L'étude FOURIER qui vient d'être publiée montre, quant à elle, chez 27 564 patients en prévention secondaire avec un LDL-C ≥ 0,7 g/l ou un non-HDL-C ≥ 1 g/l sous statine ± ézétimibe, une réduction significative de 15 % des événements ­cardiovasculaires (associant : décès cardiovasculaires, IDM, AVC, angor instable avec hospitalisation, revascularisation coronaire) et de 20 % des événements cardiovasculaires majeurs (associant : décès cardiovasculaires, IDM, AVC) dans le groupe évolocumab versus placebo (22). L'analyse, préspécifiée en fonction du statut diabétique (11 031 patients soit 40 % de l'effectif) à l'entrée dans l'étude, a montré une réduction similaire des événements cardiovasculaires (17 % versus 13 %) dont les majeurs (18 % versus 22 %) entre les groupes de sujets diabétiques et non diabétiques sans effet sur l'équilibre glycémique ou l'apparition de nouveaux cas de diabète sous traitement et avec la même tolérance (23).

Indications

L'alirocumab et l'évolocumab sont indiqués en Europe (par l'AEM), chez l'adulte présentant une hyper­cholestérolémie primaire (hétérozygote familiale et non familiale) ou une dyslipidémie mixte, en complément d'un régime alimentaire :

  • en association avec une statine seule ou une statine avec d'autres thérapies hypolipémiantes chez les patients ne pouvant atteindre leur objectif de LDL-C, sous statine à dose maximale tolérée ;
  • seul ou en association avec d'autres thérapies hypolipémiantes chez les patients intolérants aux statines, ou chez ceux pour qui les statines sont contre-indiquées.

L'évolocumab est autorisé chez l'adulte et l'adolescent à partir de 12 ans présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote en association avec d'autres thérapies hypolipémiantes.

Le consensus français de 2016 et les recommandations de la HAS de 2017 n'ont pas intégré cette classe thérapeutique dans la stratégie de prise en charge des dyslipidémies dans l'attente des résultats des études de morbi-mortalité cardiovasculaire.

Au-delà des indications définies par les autorités de santé européenne (AEM) et américaine (FDA), et compte tenu du coût de ces nouveaux traitements et des contraintes budgétaires des divers systèmes de santé, plusieurs groupes d'experts ont essayé de définir des groupes de patients pouvant bénéficier du meilleur rapport coût/efficacité de ces traitements ­(tableau) [24-26].

Conclusion

La prise en charge des dyslipidémies constitue un des points-clés dans la stratégie de prévention primaire et secondaire de la maladie cardiovasculaire athéromateuse dans le diabète. Les nouvelles recommandations françaises ont fixé le cadre de cette prise en charge. La baisse du LDL-C jusqu'à l'objectif fixé selon le niveau de risque cardiovasculaire individualisé représente la priorité pour la majorité des patients. Les statines demeurent la pierre angulaire et le traitement de première intention de l'excès de LDL-C. L'association statine-fénofibrate doit être considérée en cas de persistance d'une dyslipidémie athérogène résiduelle. Une nouvelle classe thérapeutique, constituée par les inhibiteurs de PCSK9, très efficaces sur la baisse du LDL-C et très bien tolérés, est toujours en attente d'AMM en France.■


FIGURES

Références

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Liens d'interêts

Les auteurs déclarent avoir des liens d’intérêts avec les laboratoires Amgen, MSD et Sanofi.

auteurs
Pr René VALÉRO

Médecin, Endocrinologie et métabolismes, Hôpital de la Conception, AP-HM, Marseille, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Sophie BÉLIARD

Médecin, Endocrinologie et métabolismes, Hôpital de la Conception, AP-HM, Marseille, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Cardiologie,
Endocrinologie
thématique(s)
Cardiovasculaire,
Diabète
Mots-clés