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Transition épidémiologique : application à l'épidémiologie cardiovasculaire et à l'hypertension artérielle

Mis en ligne le 09/03/2016

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  • Au cours des dernières décennies, il y a eu des changements majeurs dans les causes de décès cardiovasculaire.
  • Les maladies cardiovasculaires terminales (fibrillation atriale, insuffisance rénale, démence et insuffisance cardiaque) sont actuellement beaucoup plus fréquentes que les maladies coronaires et les AVC.
  • L'hypertension est le facteur de risque cardiovasculaire commun à toutes ces maladies le plus répandu.
  • De nouvelles approches pour le traitement de l'hypertension sont susceptibles d'avoir un impact significatif pour retarder l'apparition de ces maladies dégénératives, et donc pour améliorer l'espérance de vie.

En 1971, Omran a formulé la théorie de la “transition épidémiologique” pour expliquer les changements dans le temps des causes de décès : tout en se développant et en se modernisant, les sociétés humaines connaissent un “changement dans les causes de mortalité et de maladie”. La théorie de la transition épidémiologique commence avec le postulat majeur que la mortalité est un facteur fondamental dans la dynamique des populations. La première étape a été l'âge de “la peste et de la famine”, pendant lequel la mortalité était élevée; l'espérance de vie était d'environ 20 à 30 ans et les causes de décès étaient la famine, les blessures ou les maladies infectieuses.

auteur
Pr Jacques BLACHER
Pr Jacques BLACHER

Médecin
Cardiologie et maladies vasculaires
Hôtel-Dieu, AP-HP, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Cardiologie
thématique(s)
HTA
Mots-clés