Dossier

Exposition aux perturbateurs endocriniens pendant la grossesse : quel devenir métabolique ?

Mis en ligne le 28/02/2020

Auteurs : N. Chevalier, C. Hinault

Les PEE sont des molécules naturelles ou chimiques capables d'interférer avec le système endocrinien, mais aussi de perturber les voies de signalisation des métabolismes glucidique et lipidique. Ils sont ubiquitaires dans notre environnement quotidien et impliqués dans de nombreuses pathologies parmi lesquelles des anomalies de l'axe reproducteur et les cancers hormonodépendants (sein, testicule, prostate, côlon). Chez l'homme, les accidents d'exposition ont montré un lien direct entre exposition à certains POP et survenue d'un syndrome métabolique ou d'un DT2 dans les années qui ont suivi des expositions aiguës. Ces données ont été confirmées à plus grande échelle, dans des études épidémiologiques longitudinales, qui ont mis en évidence des concentrations plus élevées de PEE chez les patients obèses et/­ou diabétiques de type 2, notamment de POP, qui doivent donc être considérés comme des facteurs de risque à part entière d'insulinorésistance. Leur rôle dans l'épidémie d'obésité et de DT2 ne semble plus faire de doute, et leur coût annuel a été estimé à plus de 20 milliards d'euros par l'UE avec une interrogation cruciale sur la période de vulnérabilité que représente la vie fœtale.

Liens d'interêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

auteur
Pr Nicolas CHEVALIER
Pr Nicolas CHEVALIER

Médecin
Endocrinologie et métabolismes
Hôpital de l’Archet, CHU, Nice
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Gynécologie et obstétrique
Mots-clés