Mise au point

Prise en charge de la maladie hémorroïdaire en 2016

Mis en ligne le 20/04/2016

Auteurs :

Lire l'article complet (pdf / 200,06 Ko)
  • La régularisation du transit est le seul traitement médical validé à long terme.
  • La photocoagulation infrarouge, la ligature élastique et les injections sclérosantes sont les principales techniques instrumentales utilisées dans la maladie hémorroïdaire interne.
  • Le traitement chirurgical doit être proposé après échec du traitement médical ± instrumental.
  • L'hémorroïdectomie pédiculaire est recommandée quel que soit le grade de la maladie hémorroïdaire. L'hémorroïdopexie agrafée circulaire et la DGHAL sont recommandées en cas de maladie hémorroïdaire de grade 2 ou 3.

La pathologie hémorroïdaire est fréquente dans la population générale, même si les chiffres d'incidence et de prévalence varient beaucoup dans la littérature selon que l'on considère les symptômes, les constatations anatomiques ou le recours aux soins, et selon que les études sont faites par enquête postale, en médecine générale ou dans un centre expert. L'étude classique de J.F. Johanson (1) estimait à 4,4 % la prévalence de cette pathologie aux États-Unis en 1990. L'absence de parallélisme entre anomalies anatomiques et symptomatologie est bien illustrée par une étude autrichienne (2). Si 39 % des patients bénéficiant d'une coloscopie de routine présentaient une hypertrophie des plexus hémorroïdaires, moins de la moitié présentaient des symptômes. S'il est clair que les sujets asymptomatiques ne doivent pas être traités, la prise en charge des patients présentant des symptômes considérés comme étant a priori en rapport avec leurs hémorroïdes varie beaucoup. Cette diversité de la prise en charge a amené de nombreuses sociétés savantes à émettre des recommandations, et, en France, la Société Nationale Française de Coloproctologie (SNFCP) a publié des recommandations pour la pratique clinique en 2001 (3), qui ont été mises à jour en 2013 (4). Depuis de nouvelles données sont apparues, notamment sur l'approche chirurgicale mini-invasive, et cet article a pour but de présenter de façon concise les principes actuels de prise en charge de la maladie hémorroïdaire.

auteurs
Dr Camille ZALLOT

Médecin, Gastro-entérologie et hépatologie, CHRU de Nancy, Vandoeuvre-lès-Nancy, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Marc-André BIGARD

Médecin, Gastro-entérologie et hépatologie, Université de Lorraine, Nancy, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Gastroentérologie,
Hépatologie
Mots-clés