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Quelle place pour les antiangiogéniques dans le cancer de l'estomac ? - Actualités aux 26es FFCD

Mis en ligne le 15/11/2015

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Les antiangiogéniques ont démontré dans plusieurs études contrôlées leur intérêt dans les cancers gastriques ou de la jonction oesogastrique après échec d'une ou de plusieurs lignes de chimiothérapie. En revanche, en première ligne de chimiothérapie, les résultats sont pour l'instant négatifs et les études doivent être poursuivies. Une meilleure sélection des patients sur les critères histologiques et biologiques est indispensable.

Malgré de multiples efforts déployés au cours de ces 25 dernières années, les différents protocoles de chimiothérapie utilisés ne permettent pas d'obtenir des médianes de survie supérieures à 1 an. Différentes thérapies ciblées ont été testées pour tenter d'améliorer les résultats obtenus. Là encore, les résultats sont décevants : inefficacité des anticorps anti-EGFR, des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) HER2, des inhibiteurs de mTOR, des anti-MET. Seul le trastuzumab a pu démontrer son intérêt en présence d'une forte expression de HER2 dans les cancers gastriques évolués. Les antiangiogéniques ont également été testés dans les adénocarcinomes gastriques et de la jonction oesogastrique. La justification de leur utilisation dans les cancers gastriques est fondée sur leur ubiquité thérapeutique (côlon, sein, poumons, etc.), mais aussi parce qu'il a été montré que les tumeurs gastriques sécrètent des VEGF, que cette sécrétion est associée à un mauvais pronostic et dans des modèles précliniques que le blocage des VEGF a une action thérapeutique.

auteur
Dr Éric FRANÇOIS
Dr Éric FRANÇOIS

Médecin
Oncologie
Centre Antoine Lacassagne, Nice
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Gastroentérologie,
Hépatologie,
Oncologie digestif
Mots-clés